• Montane Trailblazer 44 L

     

    Montane Trailblazer 44 L

    Montane Trailblazer 44 L Utilisation

    Un nouveau sac pour cette nouvelle année (déjà bien entamée !) ... Pas encore eu le temps de l'essayer, en espérant l'utiliser cet été ... 

    • Année : 2020
    • Secteur d'activité : randonnée en montagne toutes saisons.
    • Poids du sac : 6 kg à 7 kg max.

    • Matières : Tissu RAPTOR Cross Lite 70 Denier & RAPTOR Resistance 210 Denier
    • Portage : cadre central en aluminium pré-courbé. "Harnais Montane® COVALENT personnalisable et moulant conçu pour un ajustement supérieur".
    • Compartiment : grand compartiment unique avec fermeture par enroulement avec système de déverrouillage rapide [Cord Lord] compatible avec les gants; une poche pour le système d'hydratation, une poche de sécurité interne pour : porte-feuille/clés ou autres petites objets de valeur.
    • Dos/ceinture : dos réglable : 45 à 53 cm. Panneau en mailles ouvertes.
    • Les accessoires : système d'hydratation, grande poche frontale en mesh élastique, grande poche frontale avec fermeture à glissière, poches latérales en mesh extensibles, poches ceintures en mesh avec fermeture à glissière de sécurité ; fixation pour bâtons de marche ; sangles de compression en "Z" [permet de stabiliser le sac pendant la marche] ; doubles sangles de poitrine réglable en hauteur ; poches sur les bretelles avec fermeture à glissière en tissu mesh micro aéré ...
    • Couleur : charbon (existe aussi en bleu)
    • Genre : Mixte
    • Poids : 980 gr Montane Trailblazer 44 L
    • Volume : 44 litres 
    • Origine : Northumberland - UK
    • Garantie : à vie
    • Prix : entre 95 € et 120 €. [Prix variable d'un site à un autre] 

     

    Montane Trailblazer 44 L


    Montane Trailblazer 44 L Quelques liens


     


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  • Tutoriel : créer un fichier GPX Mytrails / TwoNav

    Par "Sieur 2.0"

    Tutoriel : créer un fichier GPX Mytrails / TwoNav



     

     


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  • A spasso tra le grandi montagne dell'Argentera, tra laghi alpini, rifugi, sentieri...

    Val  Gesso - Valle Gesso - Vallée de Gesso

    En quête de la Saxifrage à fleurs nombreuses - Saxifraga florulenta

    [Espèce endémique des Alpes maritimes franco-italiennes]

     

     


    Me voici de « retour » dans les Alpes du Sud (après une courte exploration de la Vanoise et des Alpes Turinoise lors de l'été 2018) pour une belle itinérance de 7 jours à travers le très beau Parco delle Alpi Marittime, entre Mercantour et « Argentera ». [Secteur pour partie parcouru en 2013 et en 2016, en ce qui me concerne] Quelques sommets étaient prévus sur cette boucle : la Cime de l'Agnellière 2700 m, la Punta Fenestrelle 2701 m, la Cima del Baus 3067 m ; ainsi que quelques beaux cols : Passo del Brocan 2892 m, Passo del Prefouns 2615 m. Le programme sur le papier était plus que sympathique ! Hors, c'est comme tout, entre la réalité et le topo, il y a toujours – ou presque – un MAIS ! La météo aura joué avec nos « nerfs » : pluie, orage, grêle, vent, soleil capricieux, nuages biens noirs – voir un peu flippant Parco delle Alpi Marittime … (2019) par moment – Tous ces « ingrédients » auront fini par nous dérouter de notre itinéraire initial ; mais pas à nous faire renoncer !

     

    Boucle de 7 jours, inspirée de la carte et de deux précédents "séjours" dans le secteur. Départ & arrivée du Boréon [Mercantour]. Itinéraire réalisé dans la partie centrale du Parc Marittime-Mercantour. 

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J1 : Vallée du Boréon – Val du Haut Boréon. Du Parking au Refuge :  D+ 520 m/2 h/3 km

     

    Départ matinal de la maison, direction les Alpes Maritimes, Saint Martin Vésubie ou plus exactement Le Boréon. Une première étape volontairement courte, pour pouvoir « monter » au Refuge de Cougourde 2122 m. On aurait aimé un soleil un peu plus radieux, mais il n'en fût rien ou presque. La tendance du jour - et d'ailleurs de la semaine - était plus au "gris" voir au "gris de rage". Avec en prime, ce samedi 6 juillet, une vigilance orange aux orages. Un « spectacle son et lumière » prévu pour l'après midi.

    Après deux petites heures d'efforts, le Refuge. Le coin est toujours aussi bucolique, et "peuplé" de moustiques !

    Demain les choses "presque sérieuses" commencent. Une belle étape est prévue au menu de cette belle itinérance en Val Gesso.

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    De la Vésubie au Val Gesso ...

     

    "Le Colle di Fenestra, un col chargé d'histoire : I Sentieri della Libertà, “Vie del Sale”, i pellegrini"

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J2 : Refuge de Cougourde 2122 m – Refuge Soria Ellena 1820 m Piano del Praiet. Val du Haut Boréon - Pas des Ladres 2448 m – Col de Fenestre ou Colle di Finestra 2474 m - vallon di Finestra. D + 660 m/-750 m/8 km / 4 h 30.

     

    Levé plutôt matinal pour cette première étape. Une météo « clémente » étant prévue pour cette première journée, la Cime de l'Agnellière 2700 m est au menu du jour, afin de prolonger un peu le plaisir, mais aussi pour aller admirer le panorama ; la vue peu porter loin depuis ce sommet. Au petit matin, après une nuit plutôt calme, me voici debout en quête d'un peu de fraîcheur. Le refuge est quasi calme, seul un groupe de « grimpeurs » est debout en train de prendre le petit déjeuner. Aujourd'hui pour eux, ce sera une grande voie sur le secteur de Caïres de Cougourde 2921 m. Je mets le nez dehors histoire "d'humer" les premières « heures des vacances ». Je tic un peu en voyant la noirceur du ciel dans le lointain. J'échange quelques mots avec un grimpeur sur la météo annoncée la veille par le gardien. Il me dit d'un air aussi dubitatif que le mien, qu'il est prévu que le soleil brille aujourd'hui. A voir ce que nous avons sous les yeux, nous avons comme un très gros doute Parco delle Alpi Marittime … (2019)  Mon acolyte, fait son apparition. Nous échangeons quelques mots sur "l'humeur météo" du jour, et filons petit déjeuner.

     

    Le PDJ terminé, nous nous afférons aux derniers préparatifs de nos sacs. Un lacet, puis deux, nous voilà « lancées » sur le GR52, en direction, dans un premier temps du Lac du Trécolpas 2150 m, puis du Pas des Ladres perché à 2448 m ; ensuite, il faut filer à flanc, et poursuivre après une courte descente vers le Col de Fenestre ou en italien Colle di Finestra 2474 m. Une première étape pas très difficile mais très belle. Le nez en l'air, non pas a humer l'air – ça c'est déjà fait ! - mais à « loucher » sur le ciel, qui se fait de plus en plus menaçant, ce qui n'augure rien de bon. Dans le lointain, vers Saint Martin, des bruits suspects se font entendre. Le ciel est bien trop sombre au dessus de nos têtes pourvu que cela ne « pète » pas ! Au final, ça a fini par «péter», juste au moment où nous arrivons au Pas des Ladres. Nous étions déjà bien engagées quand la pluie a commencé à tomber. Au Pas, c'est l'orage qui nous a cueilli ; un spectacle son et lumière de « toutes beautés », avec en prime un peu de grêle – si non cela n'aurait pas été drôle ! - magnifique mais plutôt « flippant » Parco delle Alpi Marittime … (2019), le secteur est à découvert et totalement minéral. On ne s'attarde guère (tout du moins on essaie, ça "zip" un peu sous la godasse)  – j'ai en mémoire un vestige militaire qui se situe sous le Col de Fenestre – un abri qui serait le bienvenu, mais un abri encore bien lointain. On accélère autant que faire se peut . Le ciel s'acharne à nous mouiller ; nous n'avons pas eu le temps d'enfiler nos pantalons de pluie, nous sommes en short, et on se caille ! Nous arrivons hors d'haleine, au col, nous passons la frontière, et descendons avec prudence un névé qui « barre » la route, d’accès à la caserne, autant dire que ça zip sous la godasse : la neige est dure et glissante ! Le vent nous rabat la flotte dans le visage, nous sommes transit de froid. Nous nous mettons à l'abri, dans la caserne, où un chamois avait élu domicile. Un pantalon plus tard, nous fondons sur l'objectif du jour : le Refuge Soria Elena. Nous ne sentons plus nos mains, malgré les gants, le froid ne nous quitte pas. Nous descendons avec prudence sur le sentier rendu glissant par la pluie, passons un gros névé, puis, par je ne sais quel miracle, la pluie diminue, le ciel se déchire, et le soleil – enfin ! - nous éclaire – et accessoirement nous réchauffe - de ses rayons ! Nous finissons, notre descente sous un grand et beau ciel bleu. La transition est « brutale », mais le soleil, est le bienvenu. Au passage, dans la descente nous croiserons une harde de chamois placides, faisant "bronzette" au soleil.

     

    Soria est en vu, quelques lacets plus tard, nous arrivons au refuge, où la foule des grands jours semble s'être donnée rendez-vous. On s'installe, on déballe nos affaires trempées, et mettons le tout a sécher au soleil. Une après midi plutôt tranquille se profile à l'horizon. Une bonne pose n'est pas pour nous déplaire.

     

    Accueil 3 étoiles à "Soria" (comme dans les tous refuges des "Marittime") ... Nous sommes seules, personne ce soir au refuge, c'est plutôt calme. Ça tranche avec le brouhaha de la veille - ou un "Joyeux anniversaire" - avait rendu la salle à manger un poil bruyante ! Nous faisons "causette" avec l'aide gardien qui parle bien français. Après une soirée sympathique, le marchand de sable tape à la "porte", il est temps de se coucher.

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

     

     

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     Un balcon sur le Gelas et l'Argentera ...

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J3 : Refuge Soria Ellena 1820 m – Refuge Genova Figari 2015 m par le Vallon & le Col de Fenestrelle 2470 m (Balisage blanc et rouge de la GTA. Sentier M11) D + 680 m/ - 500 m/8 km / 4 h

     

    Au levé, je jette un œil sur le ciel, histoire de voir la tendance du jour : bleu ? Gris ? Pour aujourd'hui le bleu à l'air de dominer ; ça tombe bien on avait envie d'un peu de soleil ! Un départ un peu tardif pour cette deuxième journée, c'est une étape de transition : une montée, un col, une descente. La Punta Fenestrelle 2701 m sera peut-être au menu de cette journée ; nous aviserons le moment venu. On pourrait si on le voulait pousser un peu plus loin, vers un autre refuge, passer deux cols ou un col et un passo (ce qui revient à peu près à la même chose) mais on a décidé de faire ce « Giro » en mode « slowly ».

     

    Après les petits rituels du matin : l'ajustement du sac et des chaussures, « l’au revoir et le merci » aux gardiens du refuge ; nous nous mettons en route. 4 h max. Pour cette deuxième étape. Sous le col, nous « débusquerons » deux beaux chamois jouant avec le relief assez escarpé, par endroit, de la Punta Fenestrelle 2701 m. La montée se fait « douce » par de longs et réguliers lacets ; offrant de beaux points de vue sur le Col de Fenestre, et sur le Gélas entre autre. Le vent souffle par petite touche, nous offrant quelques instants de « fraîcheur » In Valle Gesso … (07-2019). Sur les hauteurs, des ruines se dessinent, ce sont les ruines du Gîte Fenestrelle, [bâti en 1888, elles sont dédiées au lieutenant Angelo Bertolotti. Et ont été utilisé jusqu'à la seconde guerre mondiale (source Roberto Pockaj)]. Le col de Fenestre, est juste au-dessus. Le vent nous saisi une fois celui-ci atteint ; veste et bonnet sont de sortis : ça caille Brrrrrrrr ... Décidément cette été 2019 est plutôt curieux. On se croirait en automne ! La Punta Fenestrelle (C'est au col que « la porte d'entrée » de cette cime, se fait. Elle est "signalée" par deux petits cairns, puis par une sente). [Cotation : EE (Escursionisti Esperti)]. Un temps envisagé, finalement, le vent, le froid et l'apparition de quelques nuages, auront eu raison de cette belle ascension. Nous dévalons le Vallon de Finestrelle, en « douceur », notre regard étant, entre autre, captivé par quelques bouquetins audacieux. Il se porte ensuite, sur la Serra dell'Argentera, et sur l’impressionnant Bacino del Chiotas. Un « océan » au milieu de pics, et de cimes ! Pour ma part, c'est dans « ce » sens que la vue est la plus belle (« Soria → Genova »). Quelques lacets plus loin, c'est sur les hauteurs que notre regard se perd, un chamois solitaire se joue du vide, poser sur un rocher. Nous poursuivons notre descente ; dans le lointain, nous pouvons apercevoir le menu du lendemain : le Passo del Brocan 2892 m, on peut y distinguer encore quelques beaux névés. Il nous faut fournir un certain effort pour en deviner le cheminement. Pour sûr cela va être une belle étape … Cela fait plusieurs fois que j'essaie de passer le « Brocan », en vain. À ce qu'il paraît, sur ce secteur, on peut trouver la Saxifrage à fleurs nombreuses - Saxifraga florulenta. Une petite beauté que j'aimerais bien mettre en « boîte » In Valle Gesso … (07-2019) !


    Nous faisons, une « petite » pause, histoire de nous restaurer, le déjeuner est loin, les estomacs ont faim, et réclament leur « pitance ». Nous nous poserons près du torrent, non loin du sentier. Nous en profiterons pour délasser nos pieds dans ses eaux froides. Après ce petit intermède "glacé", nous faisons un court détour vers le Barrage du Chiotas [barrage-voûte, haut de 130 mètres avec un couronnement qui mesure 230 mètres !]. Quelques belles fleurs feront les « frais » de mon Lumix : Campanules, Orchis tachetés, Joubarbes, Raiponces. Après ce bref petit détour, nous filons au Refuge Genova. Une architecture, un « poil » austère, mais pour sûr une bonne adresse : accueil, repas … Bref, que du bon !

     

    Après les petits rituels habituels du « soir » : lessive, douche ... [il n'est que 15 h !]  ; nous décidons d'aller faire un petit tour, vers le « Brocan », histoire de voir de quoi à l'air le sentier, mais aussi pour profiter d'une pause aux abords du très beau Lago Brocan 2004 m ; où nous aurons, ici aussi, l'occasion d'observer quelques chamois. De notre « poste d'observation », un bon gros rocher, nous apercevons sur les hauteurs, et sur le sentier du Brocan, de petites tâches multicolores qui « descendent », doucement mais sûrement. Ce sont trois marcheurs qui cheminent avec prudence vers le Refuge Genova. Nous profiterons de leur présence, le soir, au refuge, pour échanger avec eux sur l'état du sentier sur le versant « Remondino », le versant opposé Connaissant ce secteur, la neige peut poser quelques petits soucis, surtout entre le Lac Nasta et le Refuge Remondino, la descente n'y est pas aisée, et plutôt raide hors neige, alors avec celle-ci la difficulté augmente un poil [mais rien d'insurmontable, il suffit juste de savoir où l'on met les pieds – et parfois les mains !-]. Le versant « Remondino » est très minéral, et très beau. "Bilan, après échange" en franco-italien :

     

    In Valle Gesso … (07-2019)- "Ça passe mieux versant « Genova » ; sur l'autre versant, quelques plaques de neige font encore de la résistance ; pas ou peu de passage donc pas de traces évidentes ; le balisage se perd sous la neige. Le risque de passer au travers et entre les blocs, est présent [le "jeune homme est passé à travers la neige et ce jusque mi-cuisse !]. La descente sur le refuge est assez enneigée, pas besoin de crampons car la neige est « molle », mais la prudence reste de mise, le névé est plutôt long et assez exposé".


    Bien sage. Le menu du lendemain a l'air sportif ! Mais … Hé oui, il y au MAIS, la météo n'est pas au rendez-vous ! Une vigilance aux fortes pluies a été émise pour le milieu de la matinée. Le beau ne sera pas de la partie  ! Après une longue réflexion, nous décidons de renoncer au Passo du Brocan, et accessoirement à la Saxifrage à fleurs nombreuses. Nous optons pour le Refuge Morelli Buzzi en passant par le Colle del Chiapous 2526 m ; une étape assez courte - mais pas dénuée de "charme" - et qui devrait nous permettre de « passer » entre les gouttes. Départ prévu à 6 h, pour éviter la pluie qui devrait faire son apparition en milieu de matinée.


    Après un bon repas, et une belle soirée, Morphée fait son œuvreParco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    Bacino del Chiotas & Lac Brocan ...

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

     

     

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Les loups du Mercantour-Argentera

           Parco delle Alpi Marittime … (2019)

      

    Barrage du Chiotas

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J4 : Refuge Genova Figari 2015 m - Refuge Morelli Buzzi 2342 m. Vallon de la Rovina - Vallone del Chiapous - Colle del Chiapous 2526 m, le petit plus les Bouquetins – encore ! - du matin … Ici nous sommes sur la GTA et sur les sentiers M08 et M09. GTA pour Grande Traversata delle Alpi – une belle itinérance de plus 1000 km, "composée" de 120 étapes ; la GTA italienne ne correspond en rien à la "GTA" française ; le "fameux GR®5", lui part du lac Léman en Suisse, et se termine à Nice au bord de la Méditerranée. - D + 620 m / -275 m/3 h 30

     

    C'est aux premières lueurs du jour que nous quittons le refuge ; après un « solide » petit déjeuner. Le bonnet et la polaire sont de sortis ; il fait plutôt frais. Au dessus de nos tête quelques nuages, un bout de ciel bleu, et rien de plus ! Le Barrage du Chiotas est éclairé – surveillance « oblige » -, cet imposant ouvrage dans un cadre si sauvage donne à voir. C'est impressionnant, et si j'osais même, plutôt esthétique aux premières lueurs du jour. Les « occupants » du refuge se sont donnés le mot, tout le monde ou presque s'est levé aux aurores pour partir avant la pluie. Un déluge "qu'ils disent" ! Mais pour l'instant, tout est tranquille, même le ciel ! 

    Nous filons vers le barrage par la piste plutôt confortable : un œil sur le ciel, l'autre sur le Colle del Chiapous 2526 m – qui semble être à des « années lumières » - Une silhouette, non deux, se dessinent non loin de nous. Ce sont deux jeunes bouquetins – plutôt matinaux – qui défient les lois de la « gravité » aux abords du barrage. Une photo, puis deux, nous poursuivons – toujours sur la GTA – longeons puis passons sous puis dessus, le Barrage du Chiotas. Au sortir de celui-ci nous entamons la montée par de larges lacets en direction du col, au passage nous décocherons, encore, quelques beaux bouquetins. La première partie de la montée se fait sur un terrain herbeux plutôt agréable à marcher, puis c'est le « cailloux » qui prend toute « la place ». Un contraste assez saisissant entre le « vert intense » et le rouge de la roche du Vallon del Chiapous. Une petite pause pour admirer le paysage, quelques photos, et nous repartons, toujours en mode ascendant !

    Le col est vite atteint. Nous y faisons une courte pose, le temps ne se prêtant guère à la flânerie ; en contre bas, c'est le Refuge Morelli Buzzi et son toit rouge. Après quelques lacets, nous arrivons au refuge, où nous nous délestons de nos affaires, et filons en direction du Lago Della Rocca Barbis 2519 m, qui se situe juste au dessus ; la pluie n'est pas encore là, autant en profiter. Le secteur est tout aussi austère que le col : c'est minéral à souhait. Une photo et deux gouttes plus tard, nous voilà de retour au refuge, où la pluie nous cueille. Le gardien, quelque peu inquiet, attend son "ravito". La pluie tombe drue, et les 4 mules censées monter au refuge, ne pourront pas y parvenir car le sentier est glissant,  et  le vent qui souffle risque fort de déséquilibrer la charge et de les faire chuter. Après un long moment d'observation à la jumelle, le gardien décide de rejoindre la "caravane". Et c'est à dos "d'homme" qu'il récupérera une partie de son ravito. Le reste attendra que le calme soit revenu !

    Le temps passe ... l'heure du repas a "sonné". Nous passons une belle soirée. Demain, nous poursuivons notre "Giro". Le PDJ est prévu pour 7 h. En fonction de "Dame Météo", nous nous mettrons en route ou pas.

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) En complément, de cette courte étape, et par beau temps, on peut se frayer un "petit chemin" vers le sommet du coin : La Cima del Chiapous 2805 m [Cotation EE escursionisti esperti].

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    8 h du mat... le soleil quoique un poil timide semble, enfin vouloir se montrer !

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

     

     

     

     In Valle Gesso … (07-2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    6 h du mat. je me lève pour "humer" l'air vivifiant du matin, et surtout pour voir la "couleur du ciel". Je constate, par la porte vitrée du dortoir, qu'il pleut toujours, mais que le vent à fini par se calmer. Dehors les nuages jouent avec le relief, c'est beau. Je décide de faire une petite excursion photographique. Le Vallon de Laroussa est noyé dans un "océan de brume", le Colle del Chiapous lui est presque sous le soleil. Contraste plutôt étonnant, mais très photogénique. Nous petit déjeunons à  l'heure convenue, mais attendrons encore un peu avant de poursuivre notre route. Aujourd'hui, nous faisons étape au Refuge Valasco, en passant par Termi di Valdieri en "gros" : une bonne descente suivie d'une petite montée.

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

     

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J5 : Refuge Morelli Buzzi 2342 m - Refuge Valasco 1764 m. Vallone di Larroussa - Terme di Valdieri 1368 m - Valle di Valasco . D + 400 m/- 990 m  Nous sommes toujours sur la GTA ... Sentiers : N08, N43

     

    C'est aux alentours des 9 h que nous décollons. Nous avons attendu que la pluie cesse, et que la visibilité soit un "poil" meilleur. Dernière vérification des sacs ; préparation des pieds ; enfilage des godillots. Nous sommes fin prêtes pour notre "étape". Pour nous souhaiter bonne route, et nous remercier, le gardien Paolo, nous joue un petit air d'accordéon - un très bel instrument, réalisé par ses soins - ! Et souhaitons le meilleur à nos compagnons d'un jour pour la suite de leur périple.

    Dehors les nuages dansent dans le ciel ; recouvrant les parois de la "Stella". C'est toujours aussi beau ! Grandiose je dirais. Cela donne à cet endroit totalement minéral un air féerique. 

    Nous entamons avec prudence - car ça glisse un peu - la descente vers Termi. 1000 m de dénivellation négative dans les "nuages" ! Fantasmagorique, étrange. Quelques 2 h plus tard, nous voilà rendu, nous sommes arrivées à Termi di Valdieri. Maintenant, hé bien, il ne nous reste plus qu'à monter Parco delle Alpi Marittime … (2019). Mais avant, une petite pause s'impose, car oui,  le soleil est là. Les nuages nous ont enfin "lâchés", et la pluie aussi ! Parco delle Alpi Marittime … (2019)Nous profitons de ce moment de répit sous un beau soleil pour prendre un bon café et déguster quelques mets locaux. Le refuge Valasco n'est plus très loin ; il peut "attendre" encore un peu.

     

    Après ce petit intermède, nous nous remettons en route. Pour monter à "Valasco", c'est tout droit ou presque, il suffit pour cela d'emprunter l'ancienne piste militaire - fermée à la circulation - et se laisser "bercer" par la rivière "Cougne", qui dévale avec fracas, les pentes du Valle di Valasco. La montée est plutôt "bucolique" : mélèzes, feuillus, et autres fleurs - mais toujours pas de Saxifrage - bordent le chemin. Quelques étrangetés feront les frais de mon infatigable APN. Après ce petit interlude champêtre, nous voilà rendu. "Valasco" en impose toujours autant. En 2013, j'avais été surprise par l'étonnante architecture du bâtiment ; un pavillon de chasse aux allures de forteresse, à la couleur orangé. 6 ans, ont passé, et c'est toujours aussi beau et surprenant.

     

    Le ciel s'est assombri. Ma montre me signale - et me fatigue, aussi - à coup de grand "BIP" une alerte orage ! Parco delle Alpi Marittime … (2019). Le ciel est gris, voir très sombre par endroit, il est vrai qu'en levant les yeux au ciel, ou pourrait volontiers se dire que la pluie n'est pas très loin. Mais rien de tel.

     

    Après une belle soirée d'échanges en tous genres avec nos voisin de table, l'heure du marchand de sable a sonné. Demain c'est notre avant dernière journée en Argentera, une journée ou paraît-il le soleil est de "sorti". Notre "périple" en Val Gesso touche presque à sa fin.  

          

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) A noté qu'aux Thermes Royales de Valdieri ont peut, si l'on veut, prendre "un bain" dans la Piscine thermal d’eau sulfurée - 34 ° - (entre 12 et 18 € selon la formule ...) On aurait pu s'y attarder mais... il faisait un peu trop chaud ce jour là !

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)Parco delle Alpi Marittime … (2019)

    Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    "Grand beau", pour notre arrivée au Refuge E.Questa ! Parco delle Alpi Marittime … (2019)"

     

    Debout il est l'heure ! Aujourd'hui c'est notre avant dernier jour. Nous montons au Refuge E.Questa. L'option retenue : et non pas la "Directissime", mais l'option par les Lacs Valscura & Claus. La météo du jour : soleil et nuages, l'inverse fonctionne aussi. Pas de pluie au programme du jour.

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J6 : Du Refuge del Valasco 1763 m au Refuge E.Questa 2388 m par les lacs de Valscura 2274 m & Claus 2344 m. d+735 m. Une très belle étape. Sentier N23 et encore la marque rouge et blanche de la GTA !

     

    Je m'extirpe, en douceur, de mon lit douillé à la pointe du jour. Je quitte à pas feutrer le dortoir encore bien endormi. Dehors le grand beau n'est pas encore arrivée, quelques nuages bataillent avec le ciel - lui aussi - encore un peu endormi. Quelques clichés plus tard, je retrouve mon compagnon de route. Nous petit déjeunons ; & après le rituel du matin (chaussures, sac, eau...), nous quittons "Valasco".

    Le soleil est un peu timide ce matin encore - pourtant le beau était annoncé pour cette journée de jeudi - Qu'importe, nous poursuivons, toujours sur la piste militaire sous le couvert de mélèzes, de feuillus, et de belles plantes comme l'Orchis tacheté qui tapissent le bord du chemin. Nous cheminons le nez presque en l'air pour contempler Mère Nature. C'est toujours aussi beau ce secteur ! 

     

    La montée se fait progressive, et toujours sur la piste ; on pourrait penser que c'est confortable de marcher sur ce chemin, mais en fait pas tant que ça - ou presque - le cailloux y est bien présent et à parfois tendance à vous faire trébucher. Nous gagnons en altitude, quelques trouées dans la végétation nous permettent d'étendre la vue sur le Valle di Valasco pour parti prisonnier des nuages, le Mont Matto 3097 m, n'est pas en reste : il domine fièrement le dit Valle. Quelques lacets plus tard, c'est le Lac Valscura inférieur, qui se dévoile, sous nos yeux. Pour l'admirer dans son entièreté il faut fournir un petit effort, et poursuivre sur le sentier (accessoirement le sentier N22/GTA) qui mène au Refuge  E.Questa. Le ciel s'est assombri, n'augurant rien de bon. Mon alti. - tout comme la veille - "BIP" une alerte orageParco delle Alpi Marittime … (2019). Au vue de ce que nous avons à porter de vue et au-dessus de nos têtes, ce n'est pas pour tout de suite. Il est vrai que depuis que nous sommes parties, le temps est plutôt instable ; et joue avec nos "nerfs". Nous poursuivons vers le Lago del Claus, une autre petite merveille. Nous cheminons toujours sur la piste militaire - "piste" qui servait jadis au mules à relier les différentes casernes du secteur :  Caserma del Druos, Baraccamenti di Valscura ... Cette "piste" réserve son lot de "surprise", certains tronçons - fort bien entretenue - sont encore entièrement pavés. Le plus beau de ces tronçons (enfin pour moi) se trouve sur l'itinéraire qui mène au Refuge E.Questa (sentier N22). Le Lago del Claus, n'est plus très loin. Nous y faisons une petite pause histoire d'admirer le secteur qui ne manque de "charme" ; et voir aussi, si je ne trouve pas la Saxifrage à fleurs nombreuses - Saxifraga florulenta. Il y a de tout : Pensées, Gentianes, Scabieuses ... mais toujours pas de Saxifrage Parco delle Alpi Marittime … (2019) ! Ce ne sera pas aujourd'hui ... demain peut être. La pause terminée nous filons vers le Refuge, qui n'est plus très loin. Le ciel s'est nettement assombri, va-t-il pleuvoir Val  Gesso - Vallée de Gesso  … (07-2019)?

    Nous voilà rendu. Il est tôt, avec mon acolyte nous décidons d'aller faire un petit tour du côté du Pas des Portette 2600 m. Le temps étant un poil incertain, j'ai opté pour un "stop" au pied du Pas, par contre mon acolyte - plus enclin à la découverte, et ayant apparemment quelques fourmis dans les pattes a poursuivi vers le Passo delle Portette Sud (secteur plutôt pourri aux dires de mon compagnon de route). Je profite de cette pause, pour m'installer sur un bon gros rocher, pour observer quelques bouquetins audacieux d'un œil et de l'autre mon acolyte qui file vers le Pas, sur un sentier mal commode. Sur le chemin de retour - pavé par endroit, & un peu expo. à d'autres - je me suis mise en quête - toujours - de la Saxifrage... Et comme pour les jours précédents je n'ai rien vu, rien trouvé Val  Gesso - Vallée de Gesso  … (07-2019)

     

    1 h et des brouettes plus tard, nous voilà de nouveau au refuge. J'échange quelques mots avec Flavio, le gardien, et là au détour de la conversation, celui-ci me désigne "LE" spot à Saxifrage ! Il se demande même comment je suis passée devant sans les voir ! Pas faux, surtout que je suis passée devant, plus d'une fois, puisque j'en suis à mon troisième séjour dans le secteur ! Le spot en question n'est qu'à une 100 de mètres du refuge ; les fleurs ont colonisé un gros rocher - rouge ou presque -. C'est partie pour une séquence d'exploration et de photos ! Le spot est en vue (au bord du chemin !) Je cherche, je tourne, je vire, et Parco delle Alpi Marittime … (2019), trouvé ! Bon je suis un peu déçue, celle-ci n'est pas en fleur ! Mais quand même, après 6 jours de recherche je ne suis pas mécontente d'approcher cette "beauté" - enfin pas tout à fait, car il manque l'essentiel sur la rosace la "hampe florale" ! Parco delle Alpi Marittime … (2019)

     

    Après ce petit intermède, nous remontons, direction le refuge. Demain la journée va être très longue ; c'est la fin de notre tour dans le Parco delle Alpi Marittime. Nous avons modifié notre dernière étape ; à l'origine nous devions passer par le Pas di Prefouns 2615 m, mais n'ayant pas pu passer par le Passo di Brocan, et de fait par les Lacs de Fremamorta à cause de la météo, nous avons opté pour un retour par les Lacs de Fremamorta. Rester plus qu'à déterminer par quel col frontière nous devons passer pour retourner vers le Boréon. Celui de Fremamorta, ou par celui du Col des Cerises Parco delle Alpi Marittime … (2019). Nous échangeons sur le sujet avec Flavio, le gardien. Il semblerait que les deux se valent au niveau du temps horaire, pour le "Fremamorta" il y a moins de dénivelé positif ; le secteur du Lac Nègre est assez joli. Pour le "Cerise", il faut descendre pour ensuite mieux remonter, mais l'arrivée sur le Boréon est plus direct. Nous nous laissons le temps de la réflexion.

    19 h, c'est l'heure du souper ! Comme d'habitude, toujours aussi excellent, et servi avec soin. Notre tablée n'est pas en reste au niveau conversation : échanges sur nos tribulations alpestres en tous genres ; sur les destinations lointaines réalisé par certains... Bref, une belle soirée, une belle dernière soirée  !

     

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

     In Valle Gesso … (07-2019)

     

     

    Du Val Gesso au Boréon ... 

     

    Oui... mais par où ?? 

     

     

    5 h 30 ... Ce n'est pas l'heure du levé, mais le sommeil s'en est allé alors autant en profiter, pour aller voir l'humeur du ciel, et éventuellement faire quelques photos. Je "dégringole" l'échelle mal commode du dortoir (la chute est à proscrire ... car ça pourrait faire très mal In Valle Gesso … (07-2019)!), à pas feutrer, histoire de ne réveiller personne. Je récupère mon sac laissé volontairement dans le "réfectoire", et je file tout doucement à l’extérieur.  Quelques photos plus tard, c'est un va et vient incessant qui m'interpelle, il semblerait que les occupants du refuge se soit donné le mot ! Ça s'agite : les portes s'ouvrent se ferment, le tout avec un magnifique grincement ; quelques mots fusent un peu fortement, à tel point que "zou", c'est toute la "chambrée" - ou presque - qui dévalent l'échelle et se poste devant le refuge, face au soleil  ! Il faut dire que le spectacle est plutôt agréable a regarder.

    Toute cette agitation a fini par faire sortir mon "acolyte" de dessous sa couverture ... Nous finissons de regarder le levé du soleil ; faisons quelques clichés et filons petit déjeuner ; les sacs sont quasi prêt il ne reste plus qu'à faire le plein d'eau, et ensuite, en route ! Nous ne sommes pas encore totalement décidé sur l'itinéraire à suivre In Valle Gesso … (07-2019). L'humeur du ciel semble être au beau, mais pas au grand beau. Nous pouvons donc faire un peu de "rab" c'est déjà ça

     

      "I Sentieri della Libertà..."

     

    Parco delle Alpi Marittime … (2019) J7 : Du Refuge E.Questa 2388 m  au Boréon ... Option retenue : Col de Cerise - Colle di Ciriegia. "Bilan" : [+ 300 m - 170/+ 650 m -530 /- 1200 m = 1900 d- (cumulé) /+ 950 m (cumulé) / 7 h] Balisage orange versant italien dans le Vallone di Ciriegia.

    Quatre options s'offrent à nos godillots - pour certains bien usés ! 

    Par le Passo del Prefouns 2615 m, et sa sente de caillasses mal commode à remonter versant "Marittime", versant Mercantour c'est plus "roulant"Une version [presque] courte, assez esthétique et un peu sportive toujours versant "Marittime". En dénivelé positif ont obtient environ 450 m [ça donne envie]. A privilégier par grand beau ... [Cotation : EE escursionisti esperti]

     

    Par le Col de Frémamorte 2 615 m, c'est :  + 650 mètres / -1 460 mètres pour 19 km. C'est plutôt long, mais très joli ; pas de difficultés particulières hors mis la distance, et le "négatif". En plus de la petite visite aux nombreux lacs du coin - des deux côtés de la frontière -, c'est aussi un panorama assuré sur la Serra della Argentera. Sur cette "option" nous sommes sur la dixième étape de la GTM. GTM pour Grande Traversée du Mercantour

     

    Par le Col de CeriseColle di Ciriegia 2543 m, l’itinéraire emprunter est quasi le même que pour le Col et les Lacs Frémamorte. La différence se fait au niveau du dénivelé positif, mais aussi négatif. Par ce col l'arrivée au Boréon est plus "direct". Et au dire de certains, la descente y est plus "esthétique" que par le Col de Salèse. Dans un cas comme dans l'autre il faut compter environ 7 h.

     

    Et pour finir, le Colle du Ghilié 2639 m (Mercantour Est). Cette variante est assez longue, et est à privilégié par grand beau temps, plutôt réserver aux EE ou escursionisti esperti en italien dans le texte. L'itinéraire est le même que pour le Col de Cerise - Colle di Ciriegia 2543 m. Il faut quitter le Vallone di Ciriegia, & le sentier N15, à l’altitude 2452 m, bifurquer à main gauche, et emprunter le sentier N15 B (cairns &  sente visible depuis le Vallone di Ciriegia) qui rejoint le Vallone di Balma Ghiliè - sentier N 12 - et "filer" vers le Colle du Ghilié 2639 m (Mercantour Est). La descente se fait dans un premier temps dans la Combe Guilié, puis par le Vallon des Erps - secteur pour parti non balisé. On peut aller au Refuge de la Cougourde en passant par ce col et par les très beaux Lacs Bessons, ici pas de balisage, pas de sentier, seulement quelques cairns, un bon sens de l'orientation est recommandé. L'étape de fait est très longue, mais très belle. Le tout dans un univers très sauvage, peu fréquenté, sauf peut être par les bouquetins. Il faut compter environ 10 h, pour cette "configuration" - ça laisse rêveur !! - Quelques topos, en italien dans le texte, sur une partie de cette "balade", par là  et un autre par ici : Traversée Piano della Casa del Re – Colli del Mercantour, Ghiliè – Rifugio Remondino – Valle Gesso,  et puis sur le Sentiero N12 - Vallone Assedras (Bivio N11) - Colle Mercantour - Colle Ghiliè, ou bien encore par ici - avec photos, trace GPS et carte - : Serra del Mercantour - Vallone della Ghigliè et pour conclure : A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    7 h... Le top de départ est donné. Nous quittons le refuge et son agitation matinale. La Nebbia (brouillard) s'est invitée en ce tout début de matinée ; elle "avale" presque tout le fond de la vallée. Au-dessus de cette masse imposante de "ouate", c'est le soleil qui essaie de percer. C'est dans cette "nasse", sous le couvert de ce beau manteau "blanc" que nous débutons notre "retour". Les premiers pas commencent par une courte descente, et accessoirement par un bon chemin. Chemin qui croise et entre-croise divers  bifurcations : la première mène au Passo del Prefouns 2611 m ; la seconde fait la jonction avec le Val Morta et Termi Di Valdieri, et la troisième prend la "tangente" vers Val Morta et le Colletto di Valasco.

    Nous passons sous le Passo del Prefouns, avec son "impressionnant pierrier ; fichtre marcher là dedans avec un gros sac ça donne envie In Valle Gesso … (07-2019) ! Deux photos, puis nous filons. Nous sommes toujours sous les nuages. Nous croisons, la bifurcation qui "plonge" vers Termi di Valdieri, et le chemin qui monte vers le Colletto di Valasco. Le Val Morta nous offre sa piste ; faite de lacets réguliers. Nous filons en direction du Colletto di Valasco 2429 m. Le col se dévoile timidement, on le devine tout juste, encore deux lacets, et ce sera fait ! "Ayé" nous y sommes. Magique la vue sur Lago sottano di Fremamorta 2359 m où une nappe de brouillard - qui monte de la vallée - vient butée partiellement dessus. Le soleil aujourd'hui a décidé de briller - et de nous chauffer un peu le sommet du crâne ! (Enfin !) Pourvu que ça dur !

    Après quelques hésitations, nous nous sommes décidées, et avons opté pour le Col des Cerises ou Colle di Ciriegia 2543 m. Le ciel est bleu - ou presque, cela dépend où l'on se situe -. L'envie d'une arrivée "plus direct" sur le Boréon aura eu raison du Colle di Fremamorta 2616 m ! Nous quittons le sentier principal pour emprunter le chemin - tout en balcon - qui file vers Piano della Casa del Re, et accessoirement vers le très joli et petit - tout petit - Refuge Regina Elena. Je connais ce secteur pour l'avoir arpenter plus d'une fois ; et c'est toujours aussi beau ! Face à nous le Col des Cerises se dévoile - timidement- le menu de cette fin de matinée semble encore un peu loin. Nous quittons la "N16" et la direction de "Fremamorta", pour emprunter la "N26". On file à flan, en mode "descente". Quelques lacets plus loin, et plus bas, deux options - encore ! - s'offre à nous : N 26 A ou N 26. Connaissant le coin, je propose de poursuivre sur le chemin du haut, sur le "N26" - ça me changera un peu -. A noter que le N26A est coté : EE - Excursionniste Expert. Un court passage requiert un peu d'attention. Nous faisons une courte pause : rafraichissement, barre chocolatée  ... Une pause bienvenue avant la "rude" montée qui nous fait face ! Le Vallone di Ciriegia, de loin, à l'air fort "sympathique" à "grimper". Je sens que ça va être long ! Après cette courte pause "friandise" ; nous nous remettons en route, le chemin qui reste à parcourir est encore long, très long jusqu'au Boréon. Au regard de la carte, ça laisse rêveur !

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Nous voilà arrivée à la croisée des chemins (côte 1896 m), au milieu d'un troupeau de chèvres un peu surprise de trouver deux bipèdes à cette heure là ; je fais un brin la circulation, ses Dames sont un peu "effrayées", c'est en "douceur" et presque à peu feutrée que nous "pourfendons" le troupeau. Il faut bien que l'on passe ... En contre bas, le Rifugio Elena, et face à nous, dans les nuages - bien gris - le Vallone di Ciriegia et le Col. 650 m de montée, dans ce qu'il semblerait être de la "caillasse" ; on distingue tout juste le début d'un commencement de sentier en "zig zag" (au final le Vallone di Ciriegia c'est un immense "pierrier" presque bien "ordonné" dans lequel l'on trouve un sentier par ma foi bien tracé ; la perspective peut parfois jouer quelques tours).

     

    In Valle Gesso … (07-2019)In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Le Col de Cerise - Col de Ciriegia (jadis connu sous l'appellation de Arnova) passait l'une des routes du sel les plus importantes des Alpes du sud"

     

    In Valle Gesso … (07-2019)In Valle Gesso … (07-2019)In Valle Gesso … (07-2019)

    Comme le soleil brille encore, on passe en mode "short", ce sera plus agréable si l'on a un coup de "chaud" dans la montée. Après ce court  et dernier intermède, nous entamons la dernière montée de la journée : 650 m de positif, cela ne devrait pas trop durer. Au dessus de nos têtes une bataille a commencer entre le soleil et les nuages. Côté Mercantour, c'est plutôt sombre, versant italien, le match continue, le soleil domine encore mais très certainement pas pour longtemps.

     

    La montée se fait plutôt bien, les lacets sont réguliers avec quelques rares passages raides, et un  long passage en traversée qui longe la paroi, au pied de laquelle se trouve un abri militaire en ruine [vestiges de l'ancien refuge militaire Antonio Vivalda] ; en de rares endroits l'on retrouve des portions encore pavées. Le balisage orange joue un peu à cache cache sur les rochers. Nous passons quelques névés ; le col est en vue, on ne  peut pas se tromper la caserne construite pour sa "défense" est plus que visible ! Les nuages ont fini par gagné le match,  le soleil s'en est allé. Pourtant sur le bulletin météo il était dit : grand beau, bref no comment !!! Un lacet, puis deux, et quelques bouquetins, plus tard nous voilà au col. Un col chargé d'histoire, histoire bien triste et pas si lointaine. [In Valle Gesso … (07-2019) I Sentieri della Libertà]

     

    Un pas, et nous sommes en France, dans le Parc National du Mercantour. Notre tour, touche presque à sa fin ; nous tournons définitivement le dos au Val Gesso, au Piémont. Une belle sente nous tend ses "zigzag", le Vallon du Cavalet nous "attend". Mon alti. (encore lui !) se manifeste : alarme orage ! [Va falloir que je fasse quelque chose... à ce petit "bijou de technologie", il me fatigue a sonner toute les 5 mn In Valle Gesso … (07-2019) ]. Nous "dévalons" le sentier à grand pas. Le coin est tout aussi austère et minéral que sur l'autre versant. Les deux vallons se ressemblent beaucoup. L'envie de faire une bonne pause se fait sentir. On passe : Serre Des Bous où mon acolyte débusque un chamois solitaire ;  puis le Lac de Cerise qui forme une toute petite "tâche" bleue  au milieu de blocs presque rouges ; vient ensuite, les premiers mélèzes. Le sentier descend plus que franchement dans le Vallon du Cavalet. Vallon, où nous finirons pas nous poser, à l'ombre des mélèzes, tout près du torrent. Une pause salutaire, les pieds sont en surchauffes !

     

    In Valle Gesso … (07-2019)

     

    Le Boréon n'est plus très loin. Quelques lacets à parcourir, le tout sous le couvert d'une belle forêt de mélèzes - mais pas que -. et nous "déboulons" repues de "nature", et un brin fatiguée au Boréon.

    Notre périple se termine avec le retour du soleil.

    Un jet de chaussures plus tard, nous voilà sur la route de retour.

    Une fois de plus le Parco Naturale Alpi Marittime a su montrer plus que "généreux" : lacs, fleurs, chamois, bouquetins, accueil et repas des refuges ... Le petit "+" les rencontres, et nombreux échanges avec des passionnés de montagne.

    Quelle belle bambée ! 6 jours c'est un peu court ...

    A mon avis ... une quatrième visite ne serait pas à exclure !

     

    Vivement la saison 2020 !

     

     



     


    In Valle Gesso … (07-2019)  Difficultés

    Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 pour : Passo di Brocan, Passo del Prefouns 2611 m, Punta Fenestrelle 2701 m. Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable. [non réalisé pour "cause météorologique !]

      

    In Valle Gesso … (07-2019) Côté équipement

    Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge.

    Pour  2019, deux "petites nouveautés" :

    - Le "truc" qui "BIP" : la SUUNTO CORE - altimètre, baromètre, boussole, fonctions météo... 64 g 

    - Batterie externe 10 000 MaH - 2 ports USB, USB c ... 223 gr. A su se montrer efficace ... et utile !

     

     In Valle Gesso … (07-2019) Cartes

    • Fraternali editore, carta 1:25.000, n.15 Valle Gesso Parco Naturale delle Alpi Marittime.

    • Blu edizioni, carta 1:25.000, n.1 Parco Naturale Alpi Marittime.

    • IGN 1:25.000, 3741OT Vallée de la Vesubie / Pn du Mercantour

    • IGC n.113 : carte 1:25.000,  Parco Naturale Alpi Marittime, Entracque, Valdieri, Mercantour, Gelas.

     

     In Valle Gesso … (07-2019) Refuges 

    • Refuge Soria-Ellena 1840 m - Pian del Praiet San Giacomo Di Entraque, dans le valle Gesso, au Nord du parc.

    • Rifugio Morelli Buzzi - Vallone di Lourousa 2351 m

    • Rifugio Genova-Figari 2009 m - Vallone della Rovina, aux alentours du Lac Brocan

    • Refuge Valasco - Maison royale de chasse Reale Casa di Caccia 1764 m -

    • Refuge Emilio Questa 2388 m, "situé sur le rivage nord du Lac des Portette..."

     

    In Valle Gesso … (07-2019)Sites météo


     In Valle Gesso … (07-2019) Résumé du parcours ...

     


     

     

     


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  • Tour du Mourre de Chanier

    Au pays du Verdon

    6 jours (ou presque) …

     

    A la découverte ou plutôt à la re-découverte de ce joli coin de nature, qu’est le « Verdon ». Une petite boucle plutôt sportive de 6 jours, le tout en version automnale. Au menu de cette escapade dans les Alpes de Haute Provence : le rouge et le blanc du GR®4 Autour du Mourre de Chanier (10/19) pour les trois premières étapes ; deux sommets emblématiques : Le Mourre de Chanier 1930 m & le Chiran 1905 m, le mythique sentier Blanc-Martel ou encore le très joli sentier, tout en balcon du « Bastidon » ; pour compléter le tableau de cette « excursion », et pour parfaire le tout la découverte de : Rougon, du Plateau de Suech, de Colle Basse, de Blieux, de Châteauneuf les Moustiers …

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)

    Au fils du Verdon – Acte I -

     

    J1 : La Palud sur Verdon – Chalet Refuge de la Maline. GR4 / Sentier du Bastidon + 1200 m/17 km

     

    Départ matinal de Pourrières pour la Palud … Après deux bonnes heures de route, nous voilà rendues. Le Verdon nous cueille sous un beau et franc soleil, notre première journée commence plutôt bien. On avait demandé au « ciel » d’attendre un peu avant de se fâcher, et de nous laisser un peu de temps pour faire notre « balade au Pays du Verdon », et c’est à croire qu’il nous a entendues !

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer Autour du Mourre de Chanier (10/19) Nous aurions pu opter pour un « direct – tout droit » pour rejoindre le Chalet de la Maline, mais cela n’aurait pas été très « fun » ni très « drôle », les gambettes ayant quelques fourmis, il nous fallait « assouvir » leurs envies ! Nous avons débuté notre première étape par une montée en empruntant le GR®4 à la « Palud ». Une montée tout en douceur – ou presque – ! Une première partie, en monde ascension, à travers la très belle forêt domaniale des Gorges du Verdon. C’est l’automne, les arbres commencent tout juste leur « mue » passant du vert au jaune et pour certains même au rouge flamboyant. Magnifique aux dires de certaines ! C’est pas « faux », c’est assez esthétique et plutôt beau. Ce « GR®4» donne à voir, il sait se faire balcon ou se camoufler à travers Dame Forêt. Montée, replat, descente, montée … descente, puis montée bref, un beau « yo-yo » sur cette première partie. Quelques photos, et efforts plus tard nous voilà rendues au Plateau de Bardin, c’est ici que notre « exploration » de la forêt des Gorges du Verdon s’arrête Autour du Mourre de Chanier (10/19), nous entamons maintenant, une « folle » descente – un poil abrupte par endroit – sur le très beau sentier du Ravin du Brusc. Spectaculaire sentier, qui requiert toutefois de l’attention, certains passages sont plutôt raides, d’autres un « poil » exposés, avec en prime quelques secteurs bien glissants. Si l’on prend le temps d’une respiration, et que l’on lève les yeux quelques instants, les Gorges du Verdon s’offre au regard. Après cette dégringolade, nous poursuivons pour un court moment notre « balade » sur la D952, où la prudence est de mise, car certains ont apparemment acheté la route en même temps que leur bagnole ! Le piéton, n’est point le bienvenu … Bref. Cet intermède ne dure guère. Il fait faim, les tartines avalées à 6 h du mat, sont loin. Une pause, donc, s’impose, nous opterons pour le Belvédère de Mayreste. Une photo puis deux, un sandwich et une pomme plus tard, nous voilà reparties. Les choses « sérieuses » commencent ! « Le Bastidon » nous tend sa sente ; sente panoramique parfois étroite, parfois escarpée, parfois équipée … Nous remontons les Gorges du Verdon ; Verdon qui se laisse deviner mais point voir ! Une deuxième partie plus que sympa qui demande un pied presque « marin » et plutôt adroit. Le Bastidon touche presque à sa fin, nous passons le Ravin de Mainmorte ; et fournissons un bel effort pour remonter, et ainsi rejoindre le GR®4 - qui hélas, file sur la départementale 23 -. Nous empruntons avec prudence, la Route des Crêtes. Environ 4 km à parcourir (et accessoirement 330 m de dénivelé positif cumulé à faire) C’est quelque peu fourbue que nous arrivons à « la Maline » …

    Après une belle soirée d’échanges, autour d’un bon repas plus que copieux, Morphée, le Marchand de Sable et autres nous interpellent. Il est temps de faire de « beaux rêves » (enfin peut être, ou pourquoi pas …), demain une belle étape – encore - nous attend : « Au fils du Verdon », acte II… » Tout un programme !

     

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)

    Sur le GR®4

     

     

     

    Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

     

    « Au fils de Verdon » - acte II

     

    Le Sentier Blanc-Martel, à l’heure d’hiver… ou Dans les pas d'Isidore Blanc et d'Edouard Alfred Martel.

     

    J2 : Chalet-Refuge de la Maline – Rougon … Le GR®4, la suite - Sentier Blanc-Martel, 1er partie : 13 km/+ 727 m/2ème partie : +150 m, du couloir Sanson au Point Sublime/3ème partie + 180 m, du Point Sublime à Rougon ! Total des "courses" : + 1060 m/15 km

     

    Après une nuit un peu hachée, il est parfois difficile, même après une bonne journée de marche, de trouver le sommeil quand on n'est pas dans son lit, et surtout quand, dans le dit dortoir, un « doux bruit » vous use les oreilles Autour du Mourre de Chanier (10/19) … C’est aux premières lueurs du jour que je « saute » de mon lit, pour aller humer l’air, et accessoirement tirer le « portrait » de Dame Nature, qui elle aussi s’éveille. Les Gorges sont enveloppées, d’un épais manteau de brume, tandis que le ciel, offre au regard une palette infinie de couleurs ; le orange domine et se décline à toutes les « sauces ». Dame Nature nous offre là un beau, très beau spectacle. Je retourne après quelques clichés, et à pas presque feutrés dans le dortoir, où un certain brouhaha se fait entendre : la chambrée est réveillée ! 7 h 30, nous filons petit déjeuner. La salle se remplit petit à petit, il y a du monde au « Chalet ». Nous mangeons comme si nous avions faim, et pourtant le repas de la veille, piouuuuuu Tour du Mourre de Chanier (10-2019) … fût plus que copieux et bon (très bon même), mais apparemment le bon air, ça creuse ! Après cette parenthèse gustative, il est temps de se mettre en route. Un dernier point sur la météo du jour (et accessoirement sur la tendance des jours à venir) avec le gardien. Beau et ensoleillé pour ce deuxième jour, ça tombe bien on avait envie de soleil ! Bouclage des sacs, remplissage des bouteilles d’eau, enfilage des pompes avec au passage « l’explosion » d’une chaussette Tour du Mourre de Chanier (10-2019) ; un trou énorme heureusement pas trop mal placé, un peu de couture en perspective… Bonnet vissé sur la tête (j’ai froid aux oreilles) car il y a comme une légère brise; par contre mes deux acolytes, elles, elles sont en short ! Contraste plutôt saisissant … Nous souhaitons à nos « camarades » de chambrée une belle balade, nous aurons l’occasion de les croiser au « fond » des Gorges.

    C’est parti pour une belle descente. Il faut dégringoler le sentier, parfois avec prudence, car ça zip un peu sous la godasse Autour du Mourre de Chanier (10/19), le sol est humide et gras. Nous poursuivons notre escapade sur le GR®4 – fils conducteur des 3 premières étapes - mais aussi et surtout sur le sentier Blanc-Martel. Une magnifique traversée de 14 kilomètres, qui tutoie de près le Verdon. Pour ma part, ce sera ma huitième traversée – je ne m’en lasse pas … c’est tellement beau - ! Le contraste est saisissant avec le sentier du Bastidon, il y a « foule », ici. C’est un sentier connu et reconnu par un bon nombre de marcheurs. Nous passons successivement : le Pas d'Issane et ses escaliers métalliques – les premiers et pas les derniers ! - puis vient ensuite, l'éboulis de Guègues (bien aménagé, avec main courante, et marches d’escaliers maçonnées), puis c’est la Baume aux Bœufs – où nous trouverons deux téméraires qui ont passé la nuit, et qui plient leur « camp » … -. Le sentier file entre ombre et lumière. Nous surprenons, au bord de la rivière, un chamois venu s'abreuver et qui repart tranquillement en se jouant de la falaise escarpée. Mes acolytes ayant envie de faire un peu de rab – et vue que la météo se prête plutôt à la flânerie qu’à la course – décident de faire un petit crochet par la Mescla [qui n’est autre que la confluence entre le Verdon et l'Artuby et où se rejoignent 3 départements: le Var, les Alpes de Haute Provence et les Alpes Maritimes]. Nous sommes à mi-parcours… Une bonne montée (et aussi une bonne petite suée) nous attend, elle nous mène à la Brèche Imbert (avec ses « fameux » escaliers … vertigineux Autour du Mourre de Chanier (10/19)) Toujours aussi impressionnant et magique. Quelques photos s’imposent, avant d’entamer la descente, juste au-dessus de la « brèche », il y a un joli point de vue pour peu que l’on sorte les mains des poches. La « balade » se poursuit, tantôt sous le couvert d’une épaisse végétation en pleine « mutation », tantôt au « soleil ». Les érables sont tantôt jaunes tantôt rouges ; les arbres à perruques ou fustet sont vêtus d’un magnifique « manteau » rouge [un arbuste magnifique que je ne connaissais pas, j'ai ramassé une feuille pour pouvoir l'identifier. C'est aux Murs d'Abeille que le mystère sera levé ; la propriétaire férue de botanique n'a eu aucun mal à me donner son "petit nom" : - "C'est le cotinus coggyrgria" !] ; le buis, lui, est toujours aussi vert ; quant aux chênes, ils hésitent encore un peu entre vert, jaune et orange ! Bref, une belle palette de couleurs, l’automne est là, et il donne à voir. Nous filons toujours sur le GR®4 et au fils du Verdon. La sortie des gorges n’est plus très loin. Il fait faim, nous nous poserons à l’ombre d’un magnifique chêne (mauvaise idée que voilà … Sieur chêne est en période de « mue », il nous assène quelques coups, des coups de gland ! Aieeeeeeeeeee Autour du Mourre de Chanier (10/19) : « Tous aux abris ! ») La pause finie, nous poursuivons. Le sentier Blanc-Martel, touche presque à sa fin, encore un passage équipé, deux tunnels, un escalier non deux, un pont… et notre exploration des Gorges sera terminée. Il ne nous restera plus qu’à « grimper » jusqu’au Point Sublime, puis filer, toujours en mode ascension, vers Rougon …

    Nous arrivons au premier tunnel, celui de Trescaïre, long de 110 m, où il nous faut jouer avec quelques « flaques boueuses ». Quelques acrobaties plus loin, le jour pointe le bout de « sa lumière » … le Trescaïre est passé ; nous passons au suivant, celui du Baou, long de 670 m ! Ici aussi nous devons faire du gymkhana avec des passages bien en eau, tantôt en lévitation – ou presque – sur quelques cailloux judicieusement posés, tantôt les godasses partiellement voir totalement immergées ! Merveilleux … Une «éclaircie », c’est la baume aux Pigeons. Une photo, puis deux, nous poursuivons dans le tunnel, à la lueur de nos portables (plus facile d’accès semble-t-il que la frontale, restée bien au « chaud » dans le fond du sac!). Encore quelques belles flaques a passer, puis c’est la sortie ! Zou … tout le monde dehors ; les pieds mouillés mais heureusement pas trempés ! Nous dévalons quelques marches, et nous voilà rendu sur les berges du Verdon, tumultueux … Puis c’est la passerelle qui enjambe le torrent du Baou, et la remontée vers la sortie du Sentier Blanc-Martel et le belvédère Samson. Quelques photos plus tard, nous voila reparties, pour 150 m de positif, en direction du Point Sublime ; où je m’improvise une pause gourmande - une glace au citron Tour du Mourre de Chanier (10-2019) -, pendant que mes deux acolytes sont parties en quête de quelques photos complémentaires au Point Sublime. L’étape touche presque à sa fin. Après ce petit intermède, nous filons vers Rougon, point final de cette deuxième étape.

    Rougon petit village, perché à 950 m d’altitude. Ici on est loin du tumulte du Point Sublime où moult touristes se croisent. Ici on est au calme, on « respire » la tranquillité. Nous nous poserons pour la nuit au Gîte le Mur d'Abeilles  avec sa terrasse panoramique et ses crêpes aux saveurs diverses et variées (celle au Miel, est un pur délice à ce qu'il paraît !). Morphée fait son œuvre, ce soir pas besoin de berceuse (et en prime, point de ronfleur en Ré Majeur !)

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)

    Tour du Mourre de Chanier (10-2019)

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)

     

     Tour du Mourre de Chanier (10-2019)

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)

     

     

     

    Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

    Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

    Sur l’ancienne voie Romaine …

     

    Vers la Vallée de l’Asse de Blieux

     

    J3 : Rougon 945 m – Blieux par le GR®4 – Plateau de Suech 1200 m - Chasteuil – le carrefour de Colle Basse – Colle Basse 1446 m (Ici aussi, on peu faire plus « simple », et filer directement par le PR, passer par Peicard, Prau et fondre sur Blieux, mais comme le lendemain nous devons balader dans le secteur alors, autant, comme cela est possible, passer "ailleurs" !). + 1100 m/-1200 m/18 km

     

    C’est encore une fois, l’envie de voir se lever le soleil qui m’a extirpé de mon lit, aux premières lueurs du jour. Il est 6 h 15, tout est calme dans le petit dortoir, et dans le gîte. C’est à pas feutrés – ou presque – que je sors ; fais quelques pas, traverse la rue et m’installe dans la fraîcheur matinale sur la terrasse du Mur d’Abeilles, le « spectacle » commence tout juste. Le ciel s’est encore paré de ses plus belles couleurs ; l’orange domine encore ce matin ! Quelques clichés plus tard, je rejoins mes acolytes pas tout à fait réveillées – mais au vue de mon entrée « fracassante »Autour du Mourre de Chanier (10/19) (et involontaire) dans le dortoir (un poil petit), je finis d’achever leur sommeil (oups). On s’affaire à préparer nos affaires ; on range le dortoir, et filons petit déjeuner (ça caille encore un peu, il fait frais Tour du Mourre de Chanier (10-2019)).

    Le ciel hésite ce matin entre soleil et nuages ; pour l’heure, aucune « décision » n’a l’air d’être prise « là haut ». Pour se mettre en jambes, mes acolytes escaladent le promontoire où se dressent fièrement les quelques restes du château et d'où l'on découvre un vaste panorama à 360°. Nous quittons Rougon et ses ruelles calmes pour filer sur le GR®4. Une première montée point trop « rude », ni même « raide ». Les marques du GR®, sont plutôt disparates pour ne pas dire discrètes voir très – très – discrètes! Nous débouchons, 1 h plus tard, au pied de la Barre de Catalan – alt. 1212 m -, quelques pas plus loin c’est le Plateau de Suech 1200 m, une immense étendue d’herbes jaunies où quelques rares arbustes font de la résistance. Face à nous la Crête des Traversières, le Sommet du Pioulet, et la Crête de Berbené. Nous sommes sur l’Ancienne Voie Romaine – on pourrait, avec beaucoup d’imagination, et après avoir forcé un peu sur le « Calva » – presque entendre les garnisons romaines. Pendant ce temps là, le ciel a finalement choisi de se vêtir de gris … mais point de pluie à l’horizon. Nous pouvons donc poursuivre notre « balade » tranquillement, en mode « yo-yo », vers Chasteuil. C’est une perte « sèche » de près de 300 m de dénivelé qui nous attend ! La transition entre les deux premières journées et celle-ci est saisissante : nous avons pris de l’altitude, et avons aussi perdu quelques marcheurs. La tranquillité des lieux tranche avec le « brouhaha » des Gorges. Hier nous étions presque « écrasées » par les parois vertigineuses, hautes de 700 m des Gorges, aujourd’hui nous sommes à « découvert », dans de vastes prairies d’altitude – désertées par les moutons et autres brebis -. L’horizon est presque dégagé – le ciel fait plutôt grise mine … - il nous laisse cependant, apercevoir dans le lointain les Cadiéres de Brandis si reconnaissable par leur « physique » étrange. Perchées à plus de 1 500 m, elles dominent le Verdon ; et se composent de trois rochers, en forme de « chaise » d’où le nom de Cadières [Cadiero est issue de la langue d'OC signifiant chaise, le nom de "Cadières de Brandis" pourrait se traduire par "Chaises branlantes". (Source : www.cheminsdesparcs.fr)]. Sur le chemin – ou plutôt sur la piste – qui nous mène à Chasteuil, nous aurons le « loisir » de voir quelques beaux fossiles, incrustés dans le rocher. Même si c’est plutôt roulant, le caillou est roi, et comme à l’accoutumé, un petit moment de relâchement, et celui-ci aurait tendance à nous faire «zigzaguer » à défaut de nous faire trébucher sans pour autant nous faire tomber, l’attention reste de mise surtout lorsque l’on a tendance à laisser divaguer son regard sur le moindre petit caillou à la recherche d’un fossile. Chasteuil passé, nous filons vers le Carrefour de Colle Basse 873 m, et laissons, cette fois-ci, le GR®4 qui fille vers Castellane. Nous empruntons le sentier – bien raide (un peu trop par endroit) – qui rejoint Colle Basse 1446 m. Nous entamons là, la deuxième partie de notre étape … Une montée qui donne quelques belles suées, plutôt esthétique et assez variée. Le soleil quoique un poil timide est de retour, le gris reste toutefois assez tendance ; et c’est tant mieux, car en plein « cagnard » la montée à travers le ravin du Rai, aurait été tout autre. Dans ce secteur on trouve en autre du genêt – au printemps ce doit être magnifique !- des cynorhodons « tous nus » mais tous bien « équipés de fines épines » - certains ont de la "galle" (appelée "galle chevelue" ou bédégar), la plupart on gardé leurs fruits ; de la lavande un poil fatiguée, et biens d’autres plantes encore. On relève le nez … Colle Basse 1446 m, est peut être en vue Autour du Mourre de Chanier (10/19), mais pour l’heure il est bien caché. Nous nous enfonçons pour quelques lacets dans un sous bois, Colle Basse n’est plus très loin. Quelques efforts plus tard, nous voilà rendues. Nous nous posons à l’abri du vent pour soulager notre « besace » de quelques grammes : saucissons, fromages, pains, chocolat bref tout y passe ou presque, il faut en garder un peu pour les jours prochains ! Les estomacs apprécient Tour du Mourre de Chanier (10/2019) Après ce petit intermède fort sympathique, nous nous remettons en route. Nous filons à travers bois, en mode « descente » à travers le très joli Ravin de la Castelle ; Blieux se situe à 6 km, nous en avons pour environ 2 h. Après avoir zigzaguer entre les arbres, voilà Plan d’Asse et son petit pont de bois - 872 m - … Blieux n’est plus très loin. Les Bruinas, Planpinier, Sous la Roche 918 m. Sous la Roche c’est à la fois un très joli pont en pierre qui enjambe l’Asse, et aussi une curiosité géologique… A une époque il y avait un sentier qui débouché directement sur Blieux, mais il semblerait que la falaise se soit cassée la « figure », nous sommes, donc, « obligées » de prendre " la déviation », un petit sentier sympathique bordé d’arbres ; qui débouche, assez rapidement, sur la petite départementale. Nous remontons (hé vi…) vers Blieux. Blieux qui est perché à 960 m !

    C’est à la "Chambrette", que nous poserons nos sacs, et ce pour 2 jours. Un gîte plutôt confortable, avec un accueil trois étoiles. « Mr Jérôme », le « maître des lieux », est aux petits soins : en vrac : quid d’une crème aux plantes pour apaiser mes courbatures (fort nombreuses en ce 3ème jour, pourtant c’est pas faute d’avoir arpenter en long, en large et en travers, les sentiers autour de la maison) ; de faire quelques emplettes à Barrème (un gros manque de chocolat en ce qui me concerne ; sans compter les tomates, la tranche de jambon, l’eau gazeuse, bref de quoi sustenter nos estomacs) ; ou encore préparer, avec soins et goût, un kilos de champignons ramassés lors de notre belle balade au Mourre de Chanier… Ou s’affairer aux fourneaux pour préparer une belle tarte aux pommes, ou encore un gâteau au chocolat moelleux à souhait …) Moult conseils et autres infos sur la « balade » du lendemain, ou encore sur Blieux. ; les infos sur la météo, bref j’en passe, la liste est longue ! Merci à LUI, pour tous ses « bons soins » et conseils ! C'est sans, me rappeler l’accueil dans les refuges du Piémont (du Viso, de l’Argentera et d’ailleurs!), où le gardien(ne) est aux petits soins, et très attentif aux personnes qu’ils accueillent.

    Ne sachant pas à quelle météo nous allions être « mangée », ne sachant pas, non plus, dans quel état « les troupes » seraient, j’avais envisagé, pour cette 4ème journée, un aller-retour au Prau, avec comme option le « Mourre ». La météo et la forme étant là, ce sera le « Mourre », avec un retour par la Cabane de Chanier. « Mr Jérôme » m’indique la « marche » à suivre sur la carte. En «gros » : viser la Cabane de Chanier depuis le sommet, une fois en « bas », suivre la « draille » (bien visible depuis le Mourre), et filer … filer ; puis viser à nouveau dans le lointain une « caravane », et filer … filer par la piste !

    Après une sympathique soirée, et un bon repas … le marchand de sable a rattrapé la petite troupe. Demain la journée est annoncée comme belle et ensoleillée, et aussi un poil sportive ! Chouette encore 1000 m de montée Tour du Mourre de Chanier (10/2019) !!!

    Tour du Mourre de Chanier (10-2019)

    Le Mourre de Chanier …

    – plus haut sommet des Préalpes du Verdon -

     

    J4 : Blieux - Le Mourre de Chanier 1930 m. En boucle+1070 m/-1070 m/19 km

     

    Après une nuit presque sans nuage, je m’extirpe en douceur de mon lit pour aller humer l’air du matin. Je dois aimer ça, me « cailler » aux premières lueurs du jour ! Mais ce matin, point de photos, le ciel est en « grève » ! Je remonte dans le dortoir, mes compagnes de route, sont réveillées. Nous passons en mode « rando », préparons nos sacs pour la journée en laissant le futile et le superflu … Prenons le PDJ, pain maison (préparer avec soin par « Mr Jérôme »), confitures et miel local (excellent!)… Bref, tout ce qu’il faut pour prendre des forces en vue d’une journée sportive – et belle paraît-il -

     "Mr Jérôme", fait quelques pas avec nous, nous donne quelques indications complémentaires sur le "chemin", en quelques "moulinés" de bras. Nous nous souhaitons une bonne journée … et « hop » c’est parti, direction le Mourre de Chanier et ses 1930 m ! Direction tout d’abord la D21, puis le Moulin 918 m, on enjambe l’Asse par un petit pont de bois, puis c’est une belle piste forestière détrempée, et boueuse, qui s’offre à nos pas. Une petite halte s’improvise pour admirer les Vaches d’Aubrac (si… si, il y a bien des « Aubracs » à Blieux !) Elles sont si jolies que nous les mettons « boîte » (pas de conserve!). Après ce petit intermède animalier, nous poursuivons, direction Thon (aucun rapport là non plus avec un certain poisson, ni même avec une conserve !) ; la Thuilière : ici nous quittons le « goudron » et filons sur un joli sentier, sous le couvert d’une belle forêt. La montée est progressive. Pré Rouyer … Le marquage jaune est un peu disparate, il faut être un peu attentif, et éviter par endroit – surtout quand la forêt se fait plus dense – de papillonner … Je file d’un bon pas, mes acolytes me suivent à distance, et trouvent même le temps de ramasser quelques champignons (on n’est pas loin du kilo !). Après ce brève intermède champêtre, la montée se poursuit. Nous sortons progressivement de la forêt ; la crête qui mène au Mourre se dévoile… Prau , une pause. Pour le Mourre, il n’y a pas de sentier, l’ascension se fait à « vue ». Je cherche du regard la « draille », et ce sont au final quelques cairns qui nous mettrons sur la voie. Ensuite, cela se fait tout seul ou presque. Je serais bien « montée » sur la crête, mais les contreforts de celle-ci sont un poil raide. Nous poursuivons, le Mourre se dévoile petit à petit. Dans le lointain il forme comme une « grosse pyramide » ; ce qui peut faire penser que « l’assaut final » va être bien raide, du genre « dré dans l’pentu » piouuuuuuuu Tour du Mourre de Chanier (10/2019) Nous prenons de la « hauteur », et suivons les cairns : 2, 3, 4 … pour déboucher au « pied » du géant. Un bon quart d’heure plus tard, nous voilà rendues ! Tout simplement superbe. La vue porte loin : les Alpes d’un côté, le Lac de Ste Croix, et quelques sommets du « Sud », avec entre autre, la Sainte Victoire qui dévoile sa silhouette si particulière. Nous échangeons nos impressions avec les quelques rares randonneurs qui se trouvent au sommet. Quelques photos plus tard, nous entamons la descente avec prudence, la pente est raide et plutôt caillouteuse. Nous visons la Cabane de Chanier, bien visible depuis le sommet, tout comme le sentier qui file sous le Petit Mourre. Nous improvisons notre pique nique au pied de la cabane, face au panorama … La pause finie, nous nous mettons en route, en suivant la « draille » qui file à flanc sous les contreforts du Petit Mourre ; nos APN et autres téléphones viendront capturer sur les cartes mémoires les quelques rares arbres qui ont eu l’audace de pousser sur ses pentes caillouteuses, quid d’un érable solitaire, vêtu d’un beau « manteau » de feuilles orange vif … Quelques fossiles capteront également mon attention. Un « gros » cairn dans le lointain, la « draille » change de direction ; elle vire de « bord », et plonge doucement sur l’autre versant. Dans l’ombre du Petit Mourre, une harde de chamois détallent à toute vitesse, surpris de voir trois bipèdes multicolores … Je cherche du regard la « caravane » que m'a indiqué "Mr Jérôme" ; un coup d’œil à droite, et hop la voilà ! ; remarque, on ne peut pas la "louper", elle fait "tâche" dans ce magnifique décors ! Ceci dit c'est pratique ... hors mis par temps de brouillard, on ne pas rater cette "grosse tâche" blanche. La demoiselle est moche, mais elle a, un côté "pratique" ; je louche dessus, je vise, et pour finir on "fond" dessus. Nous rejoignons la piste où nous trouverons deux cairns solitaires, et filons sur la « crête », puis la piste plonge en formant de larges lacets. Nous retrouvons, le Moulin, puis Blieux. La boucle est bouclée ! Une balade tout simplement superbe Tour du Mourre de Chanier (10/2019)

    « La Chambrette » : de-laçage des pompes, étirements, échanges … bref les petits rituels habituels d’arrivée. MS montre les champignons, des sanguins, cueillis le matin – ils ont un peu souffert … mais bon - « Mr Jérôme » indique qu’ils sont bons pour passer à la casserole ! (et ceux malgré leur drôle de couleur, du genre "vert"…) C’est parti pour un petit nettoyage, et « Sieur Jérôme » en maître des fourneaux, leur redonnera bel aspect et bon goût … ! Divin semble-t-il (moi les « champis» c’est pas mon truc) ! Après un bon repas, un bon gâteau au chocolat (bien mouelleux), et une belle soirée, nous filons nous coucher, demain, c’est notre avant dernière étape. Le Chiran est prévu au menu, à ce qu’il paraît demain, il va faire (encore) faire beau …

     

    Tour du Mourre de Chanier (10/2019)

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)Autour du Mourre de Chanier (10/19)

      Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

     

     

     

    Trace GPS :MOURRE DE CHANIER NORD EN BOUCLE

    Autour du Mourre de Chanier (10/2019)Autour du Mourre de Chanier (10/2019)Autour du Mourre de Chanier (10/2019)Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

    J5 : Blieux 960 m – Les Bondils 1200 m… + 1175 m/- 920 m/15 km. Avec cerise sur le gâteau l’ascension du Mont Chiran 1905 m. Encore 1000 m de montée ! Décidément, on a pris un abonnementAutour du Mourre de Chanier (10/19) !

     

    Comme tous les matins, je sors de dessous ma couette pour aller prendre le frais, et voir si par hasard je peux faire quelques clichés. Ce sera la place du village qui fera les « frais » de mon APN. Tout le monde est debout, et s’affaire à ses « petites affaires ». Les sacs sont presque bouclés – pour ma part, j’ai juste l’impression qu’il pèse « une tonne » Autour du Mourre de Chanier (10/19) ! Mais ce n’est qu’une impression, aux dires de "Mr Jérome", il ne ferait "que" 7 kg voire 8 kg, mais pas plus, "bien sage" ! Nous petit déjeunons, avec une petite surprise, du gâteau au chocolat Autour du Mourre de Chanier (10/19) – toujours aussi bon, toujours aussi moelleux Autour du Mourre de Chanier (10/2019)- Excellent …

    On serait bien resté un ou deux jours de plus, mais il faut bien songer à rentrer – même si ce n’est pas pour aujourd’hui – les vacances touchent presque à leur fin, tout comme notre itinéraire. Nous entamons notre avant-dernière étape. Après « l’au revoir » et le « merci », nous quittons « La Chambrette », direction Bondils.

    Nous empruntons la D21, qui file « tout droit ». Arrivée au « Pointu » 975 m, nous quittons le « goudron ». Le Chiran est encore bien loin, il va falloir fournir quelques efforts avant d’arriver là haut. Ici point de montée en « douceur », ça grimpe assez franchement. Le cheminement est varié et plutôt esthétique : tantôt balcon, tantôt à couvert, tantôt presque « suspendu » entre deux pans de « montagne ». Même si par endroit le sentier est pentu, on chemine plutôt bien, notre objectif se rapproche à « grand pas » ! Il y a deux options pour rejoindre le « Chiran » : une sente non balisée, que m’a indiquée « Mr Jérôme » sur la carte, elle rejoint le « Chiran » par le plateau, et la version « classique », par le PR : une montée tout en « douceur » qui fil directement vers le Portail de Blieux. Il est vrai qu’il aurait été « sympa » de passer par la petite « draille » qui monte droit dans la pente vers le Ruth, mais celle-ci est un poil trop raide Autour du Mourre de Chanier (10/19)

    Font Chaume, le « Portail » n’est plus très loin, un pas, puis deux, et nous y sommes ! Quel beau chemin nous venons de faire là. Le « Verdon » a décidément beaucoup d’atouts charme ; il nous réserve chaque jour son lot de « jolies surprises ». Une petite pause au Portail de Blieux, où le vent nous cueille, et nous claque accessoirement sur les oreilles. On s’allège de quelques grammes avant « l’assaut final ». Ici rien à faire, nul besoin de chercher un cairn, ou un semblant de sentier, il suffit de se laisser porter par la piste qui mène à l’Observatoire du Mont Chiran. Depuis le Portail, nous mettrons une heure.

    Après quelques efforts, et de nombreux lacets nous voilà au sommet. La visibilité est un « poil » moindre que la veille, mais les montagnes qui nous entourent, se laissent, voir ou entrevoir. Il est 13 h, nos estomacs crient « famine », nous nous mettons à l’abri du vent, pour faire une bonne pause. Le chemin qu’il reste à faire n’est guère long, 2 h tout au plus. Une sieste plus tard, nous nous mettons en mode « descente ». Un cliché ou deux, et puis « zou » c’est parti pour « Les Bondils ». Nous coupons, quand cela est possible, quelques lacets …

    Portail de Blieux … Plus que « 4km », et nous serons rendu ! Ce soir nous nous poserons au «Chalet-Refuge », pour une nuit, non pas à la belle étoile – il fait un peu frais en cette fin octobre – mais dans une yourte ! Une première en ce qui me concerne.

    Les Chauvets, nous touchons au « but » ! Quelques chevaux viennent à notre rencontre, espérant de nous un petit morceau de quelque chose, mais nous n’avons pas grand-chose à leur proposer, hormis quelques grattouilles, qu’ils acceptent volontiers. Les Bondils, Le «Chalet-Refuge » est en vue, tout comme la yourte, remarque, c’est la seule yourte sur le secteur, alors … Elle vraiment jolie, et surtout bien décorée. Elle a été importée, tout comme les meubles, de Mongolie voilà une dizaine d’années. A la voire, on ne dirait pas. « Le Chalet-Refuge », est un lieu un peu « à part », ce n’est pas une gîte (il n’y en a pas …), mais une exploitation agricole où l’on produit des céréales qui une fois « transformées», «finissent » en pain. Pain fabriqué lui aussi sur place, tout comme les légumes, et les œufs ! Le lieu est plutôt calme et reposant. Une jolie parenthèse pour conclure ce tour de 5 jours et des « brouettes ».

    Ce soir nous n’aurons pas trop de mal à trouver le sommeil … Demain, c’est notre dernière étape, hélas ! J’aurais bien fait un peu de rab, moi

    Autour du Mourre de Chanier (10/2019)

    Vallée des Chauvets

     

    Entre « Mourre de Chanier et Montdenier »

     

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)

    J6 : Les Bondils 1200 m – La Palud-sur-Verdon + 280 m/- 580 m/10 km

    Tout comme pour les jours précédents je sors aux premières lueurs du jour. Il fait plutôt sombre, le ciel est vêtue d’un bon manteau gris. Ça sent la pluie, pluie prévue au programme, le « beau » ne pouvait pas durer, cela aurait été trop « beau » ! J’avais cependant espérer que la pluie, est la « gentillesse » d’attendre un peu avant de nous tomber dessus, mais bon. Mes acolytes, se réveillent tout doucement, dans le douceur ouatée de la yourte. C’est vrai qu’il fait plutôt chaud là-dessous ! Hier soir, j’ai eu comme un moment de doute ; le poêle a eu du mal à partir, et en attendant que celui-ci daigne fonctionner, il faisait plutôt « frais » (voir très frais). On s’affaire, chacune le nez dans ses affaires, frontales vissées sur la tête ; c'est qu'il fait plutôt sombre, il n'y a pas d'ampoule blafarde qui pendouille au plafond, car il n'y a pas de plafond ! C’est notre dernière étape. Une « mini » étape, 3 heures pour rejoindre la Palud. En gros 10 km à faire, et heureusement que la pluie prévue, ne sera pas « rageuse », cela n’aurait pas été très drôle. On PDJ, on fait le plein d’eau. Nous passons voir le « paysan-boulanger », il est debout depuis 4 h, il prépare sa fournée. Il pétrit et façonne son pain. A le voir faire ça a l’air simple, ça n’a que l’air. Après quelques échanges, l’au revoir et le merci, nous filons…

    Pour l’heure le ciel se maintient, il est plutôt bas, et bien gris. On dirait qu’il est triste de nous voir partir ! Quelques lacets plus bas, nous finissons, par nous bâcher, ce petit crachin fini par nous mouiller un peu ; j’ai même froid Autour du Mourre de Chanier (10/2019), je sors mon bonnet en même temps que la veste et le couvre sac. Nous sommes à nouveaux sur la Voie Romaine. J’ai opté pour le chemin qui passe par Châteauneuf-lès-Moustiers 1119 m (un petit village chargé d’histoire, en ruine, classé et protégé …). Il y a une autre option, un autre chemin, il passe par en « haut », il est aussi estampiller « Voie Romaine », il chemine vers la Sorbière, les Maurels puis, redescend, lui aussi vers la Palud … Nous filons sous le couvert d’une belle forêt, le chemin est plutôt « roulant », nous suivons une belle piste. Pont Sant Peire 1066 m, la chapelle rupestre de Notre Dame nichée au cœur des Roches de Notre-Dame, dans le lointain Châteauneuf-lès-Moustiers apparaît. Vraiment dommage cette pluie ! Si Dame Météo avait été plus clémente, nous aurions fait un « saut » sur la Crête du Montdenier. Mes compagnes de route s’arrêtent visiter Châteauneuf, moi je file, j’ai froid … On se retrouvera un peu plus bas, pour la suite, et la fin, de cette courte étape, elle aurait – hé oui j’insiste – été encore plus belle sous le soleil ! Dans le lointain, le ciel gronde, deux coups de semonce ; l’orage est loin mais il sait se faire entendre. Les nuages défilent comme pour un 14 juillet, ils avalent tout par moment. Ils jouent et se rejouent du relief ; c’est plutôt esthétique… Mes acolytes me rejoignent, nous filons d’un bon pas – pour ma part, j’essaie de me réchauffer, la piste laisse la place au « goudron » de la départementale 123, nous passons , la Plaine de Châteauneuf, le Col de la Croix de Châteauneuf 1045 m où nous récupérons une petite sente qui « plonge » en direction, du Ravin du Brusquet … Trois « lacets » plus tard, la « Palud » apparaît dans le lointain … Deux clichés, et nous voilà rendues !

    Notre tour s’achève après 5 jours et demi de marche ! J’ai encore quelques bonnes fourmis dans les jambes, 2 ou 3 jours de plus m’aurait bien plu, mais d’une les vacances sont finies, il faut donc songer à rentrée ; et de deux, la pluie est annoncée pour les 3 jours à venir… alors point de regrets.

    Autour du Mourre de Chanier (10/19)

     

    La portion de « rab » … avec 2 jours de plus, et bien entendu deux jours de beau temps ! C'est vrai qu'un "finish" par les crêtes aurait été des plus sympas, surtout que là haut la vue est spectaculaire !

     

    • J6 : Les Bondils – Venascle 949 m : Col des Abbes / Le Pied du Pavillon 1533 m [12 km / + 520 m/- 795 m] Avec en option : Le Pavillon 1625 m (A/R)
    • J7 : Venascle 949 m – La Palud sur Verdon, par le GR 4 : les Crêtes de l’Ourbes 1100 m/ Col de l’Âne 1094 m/ Col de Plein Voire 1168 m/ Plaine & Plateau du Bardin/Adrech du Bardin … [15 km / + 860 m/-860 m]
    Tour du Mourre de Chanier (10/2019)Tour du Mourre de Chanier (10/2019)Tour du Mourre de Chanier (10/2019)Tour du Mourre de Chanier (10/2019) 

    Tour du Mourre de Chanier (10/2019) Pour construire cet itinéraire je me suis inspirée de mes nombreux "passages" dans le Verdon [notamment le Sentier Blanc-Martel, le Bastidon, Prau...], de la carte, et aussi du topo : "Les gorges du Verdon, version panoramique" ; tiré du magazine  "Trek Mag" n°192, [Numéro spécial : Un été en France. Juillet-Août 2019] Cette version n’inclue pas Blieux, l’ascension du Mont Chiran, ni du Mourre de Chanier. A la lecture de ce numéro, l'idée de partir "balader" une petite semaine pour voir les couleurs de l'automne a donc "germé". J'ai sorti cartes, & topos pour compléter l'article du mag. J'ai fait ma "sauce" avec un petit peu de ceci, un petit peu de cela, en ajoutant un petit sommet, puis deux, heu... la un troisième. Ah, et puis ça ... Bref, après avoir tourné dans tous les sens les cartes, le Tour du Mourre de Chanier était "né" ... à la fin de l'été !


    In Valle Gesso … (07-2019) Côté difficulté technique

    Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 pour Le Chiran (la boucle) :  Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable. Pour le Sentier du Bastidon et le Sentier Blanc Martel : Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. 

     

    In Valle Gesso … (07-2019) Côté équipement

    Tout l'équipement nécessaire pour l'itinérance en "gite". En cette période de l'année - fin Octobre début Novembre - une couche chaude supplémentaire est la bienvenue. Pas de ravitaillement possible - pas de commerces ouverts, nous sommes en fin de saison -. Possibilité de prendre le pique nique dans les gîtes. L'eau est rare dans ce secteur prendre la quantité nécessaire et suffisante pour la journée.

    Petite nouveauté côté matériel technique : Test du GPS GARMIN MONTANA 680t, en vue de futurs itinéraires "hors sentiers" à travers l'Alpe [Attention toutefois, ce GPS n'est pas doté de cartes IGN !]. L'itinéraire ne nécessite pas spécialement de GPS, il est plutôt évident, les sentiers sont dans l'ensemble bien balisés, même si certains passages requiers de l'attention ; les distances entre chaque "balise" étant parfois - assez souvent - éloignées. Conclusion pour ce premier essais : très énergivore (pour des itinéraires plus long, prévoir une batterie (ou 3 piles rechargeables) de secours ; le film protecteur sur l'écran rend son utilisation un "poil" compliqué, ça manque de fluidité ; les fonds de carte IGN seraient un vrai plus. Il est un peu lourd : 289 g avec la batterie ... 

     Parco Naturale delle Alpi Marittimi (2013) Cartes

     

    Tour du Mourre de Chanier (10/2019) Gîtes d'étape

     

    Tour du Mourre de Chanier (10/2019) Docs ...

    Tour du Mourre de Chanier (10-2019)

     

    Tour du Mourre de Chanier (10-2019) Quelques idées complémentaires sur la toile ...

    • Mourre de Chanier Ouest : La randonnée décrite part du hameau des Chauvets. Avec quelques "portions" hors sentier et plusieurs escarpées.
    • Mourre de Chanier, boucle XL : 1100 mètres sur 23 km - Départ : La Palud-sur-Verdon, Châteauneuf-lès-Moustiers
    •  Itinéraire sur 3 jours, au départ de la Ferme de Graou (Point Sublime) : Les Gorges par les falaises


     

     


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  • Giro del Re di Pietra

    Tour du Mont Viso - Monviso - Monte Viso

    Au départ de : Grange del Rio

    Alpi del Piemonte

    4 giorni - 3 notti

    [2003, 2007, 2016 (6 jours), 2019]

     

    Après 2 h 30 de route, nous voilà rendu au Col Agnel - Colle dell'Agnello 2744 m. Nous disons « au revoir » au Queyras – et accessoirement à la France, et plongeons vers l'Italie plus exactement vers le Val Varaita, sur une route plutôt étroite, assez sinueuse, où le croisement peut être quelque peu sportif, surtout lorsque l'on a en face de soi un camping-car ! Nous sommes fin juin, on aurait pu croire qu'il y ait peu de monde en cette fin de semaine, mais il semblerait que la chaleur quasi caniculaire ait attiré un bon nombre de personnes vers les hauteurs pour humer l'air presque (mais pas tout à fait) vif de la montagne ! Les parasols et autres chaises longues sont de sortie versant italien – si si –. C'est à qui rivalisera avec le plus d'audace, pour s’étaler sur les différents et nombreux virages que compte la route. Après ce court et champêtre intermède nous voilà rendues. Nous déposons notre carrosse sur le bord de la route, sur une sorte de parking improvisé.

    Après trois heures de roulis et de tangage, ça fait du bien de prendre l'air – même un peu chaud -. Nous nous affairons aux derniers préparatifs, histoire de ne rien oublier ou presque. Strappage en bonne et due forme, de mon pied un poil fatigué, mais toujours prêt pour l'aventure ; laçage des chaussures ; réglage du sac et des bâtons, et hop c'est parti pour 4 jours. 4 jours autour du mythique Viso (je n'engage que moi, ici, of course !!). Cela fait tant de fois que je tourne autour, qu'à force certains se demandent comment j'ai fait pour ne pas lui « sauter » dessus ! Plus jeune, et en forme, peut-être, aujourd'hui, ça m'amuse plus, de marcher et de faire des « ronds », voire parfois du « tout » droit Tour du Monviso (06-2019)

    Pour cette première journée, l'étape n'est pas très compliquée : il suffit ici de se laisser porter, et de mettre un pied devant l'autre, et de filer tout droit en remontant le très joli Vallone di Soustra. Ayant fait la tournée des refuges avant le départ, je sais que le col, enfin tous les cols, sont pourvus de neige, et pas qu'un peu ! Les crampons et autres piolets ne sont pas nécessaires, la neige est "mollasse" ce qui rend plus « aisée » la progression, et en plus il n'y a pas de regel la nuit. La trace a été faite quelques jours auparavant par un groupe de bons marcheurs. Nous suivrons donc leurs pas.

    Giro del Re di Pietra (06-2019) Résumé en format PDF ... en bas de page (dès fois que ce soit trop long !)

    Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)

     Tour du Monviso (06-2019)

     

    Tour du Monviso (06-2019) J1 : Grange del Rio 2012 m - Rifugio Vallanta 2450 m. Vallone di Soustra - Passo della Losetta 2872 m - Vallone di Vallanta - Sentiers U18, GTA, U13 et U9. +870 m / - 422 m. J'ai opté, pour un Giro en sens inverse avec un départ versant italien, histoire de changer un peu. Le classique départ depuis la Roche Écroulée est sympathique, mais le retour, sur l'interminable route asphaltée du Belvédère, pfff... une vraie sinécure. C'est interminable ! Le Vallone di Soustra, est nettement plus « charmant », il est vrai qu'ici, la vue sur le Viso est inexistante, il faut fournir quelques beaux efforts pour pouvoir le voir.

    Nous remontons, tranquillement le magnifique et verdoyant Vallone di Soustra – il n'a pas changé, il est comme dans mes souvenirs, ceux de 2005 - lorsque j'ai effectué le Tour du Pic d'Asti -. Les pâturages ont sorti leur plus beaux atours : vaches piémontaises à la robe claire ; pâturages vert tendre invitant volontiers à la sieste ; fleurs de toutes sortes, et de toutes couleurs, rivalisent d'audace pour montrer toutes leurs beautés ; et enfin, pour conclure sur ce beau vallon, en toile de fond, les montagnes encore recouvertes de quelques « timides » névés.

    12 h est passé, même bien passé. Les estomacs ont faim ; ça gargouille à tous les étages Tour du Monviso (06-2019). Une pause peut-être ? C'est chose faite, au bord du torrent … on aurait aimé un peu d'ombre, mais ici, il n'y a pas un arbre, pas un seul ! On déballe et on avale notre casse-croûte comme si l'on avait faim. Le chemin à parcourir jusqu'au Passo est encore long. Nous nous remettons en route, sans faire une petite sieste pfff Tour du Monviso (06-2019). Allez zou, c'est reparti, un pied devant l'autre, et hop en avant ! La montée se veut progressive, c'est comme en plongée, elle se fait par pallier. Un premier ressaut, puis c'est plutôt « plat » ; un deuxième... etc. Le dernier, est plus « sévère », et, est totalement recouvert d'un épais manteau neigeux. Chouette on avait envie de se rafraichir un peu. Je suis la trace à travers la neige : à droite à gauche, puis à flanc en mode ascendant : magnifique ! Cela mérite bien un bel effort, et quelques photos. Le Passo est en vue, mais pas que, derrière, oui en arrière-plan, le Mont Viso et ses 3841 m se dessine tout doucement. Quelques pas de plus, et nous y sommes ! On se prend le Viso en « pleine face » [en l’occurrence ici c'est la face nord-ouest] ! On ne peut pas être plus près … Fabuleuse la montée, et le finish magistral ! Nous nous posons quelques instants pour souffler un peu, et surtout, pour faire quelques belles (ou pas) photos. Un selfie, puis deux, et nous nous mettons en route. Il ne reste plus qu'à se laisser porter par la descente. Une descente tout aussi bucolique que la montée à travers le très beau Vallone di Vallanta, avec en prime le Mont Viso pour « compagnie ». Nous faisons une courte halte devant la caserne – bien fatiguée – pour « admirer » le « génie » militaire. Lors de mon passage en 2005, le barbelé était aussi nombreux que les fleurs, en 2019, il ne reste quasiment plus rien ; et c'est heureux.

    On se laisse porter par le chemin qui zigzague. J'ai opté pour le U9 et Pian Para pour arriver au Refuge ; ce qui sous-entend que nous devrons remonter une centaine de mètres, une fois en « bas ». On aurait pu emprunter le sentier balcon qui mène au Passo di Vallanta 2811 m pour rejoindre le Refuge, mais il eût été dommage d'emprunter ce chemin à l'aller et au retour.

    Dans le lointain, le Lago della Bealera Founsa 2440 m fait son apparition ; la bière n'est plus très loin, et le jeter de « godasses » aussi ! Finie la descente … il faut maintenant remonter vers le refuge. Une petite, toute petite montée, et nous voilà rendues ! Mes deux acolytes sont plus que ravies de cette première étape. Demain, le grand beau est annoncé, l'étape en sera d'autant plus appréciée qu'elle est belle, et assez variée : alpage, forêt, désert d'altitude, et quelques beaux névés à passer, avec en prime un panorama – quasi permanent - sur le Mont Viso - Monviso

    Une mousse, un café, 1 l d'eau, un bon repas, et une bonne nuit de repos … C'est ainsi que se conclut cette première belle journée.

     

    Tour du Monviso (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019) J2 : Rifugio Vallanta 2450 m - Refuge Quintino Sella al Monviso. Vallone di Vallanta – Grange Gheit 1912 m - Pian Meyer 2126 m – GDV/GTA/U9/U10/V30 – Lago Bertin 2700 m – Lago Lungo 2740 m – Passo S.Chiaffredo 2764 m – Passo Gallarino 2728 m. + 870 m /- 670 m.

     

    Les conditions d'enneigement en cette fin juin ne nous auront pas permis de passer par le Vallone delle Fociolline et le Colle Dante 3118 m. Bien dommage, mais c'est ainsi. Que ce soit d'un côté ou de l'autre, le « coin », de toutes les façons, est plus que beau, alors pas de regrets Tour du Monviso (06-2019)

     

    Après une nuit plutôt calme – enfin presque Tour du Monviso (06-2019) – et un bon petit déjeuner, nous voilà fins prêtes pour « affronter » cette belle journée ensoleillée. Départ matinal, pour cette deuxième étape, qui commence par une belle descente à travers le très beau Vallone di Vallanta, sous le regard « bienveillant » du Mont Viso. Gias della Balma 2161 m, Grange Soubeyran 2154 m, Gias d'Ajaut 2027 m, où une pause s'improvise pour passer en « mode short », et faire une séance de "crémage" : il fait chaud et le soleil cogne déjà en ce début de matinée. La journée va être belle, chaude et très ensoleillée ! La descente se poursuit, toujours dans la « joie et la bonne humeur ». Grange del Rio 1988 m, encore un petit effort et finie la descente. Nous bifurquons – plus que franchement – dans le secteur dit "Gheit" 1925 m, où nous franchissons le Torrente Vallanta, sur un joli petit pont. Une photo, puis deux, nous pénétrons maintenant dans une magnifique forêt de mélèzes et surtout de pins cembro. Les rhododendrons ne sont pas en reste, ils sont en fleurs ; le rose flamboyant de leurs fleurs apporte une note très colorée à tout ce vert. Vert qui se décline dans tous les tons : tendre, foncé, clair. Nous remontons le très beau Vallone delle Giargiate, la montée se fait par quelques bons lacets, nous avons quitté le sentier U09, et sommes passées sur le U10 [c'est ainsi que sont notés les sentiers dans le Piémont, il faut être parfois vigilent car les U10 ou V10 peuvent aussi se décliner avec une lettre V9a etc ... le chemin de fait n'est pas le même. Ici aucun souci, le GDV est fort bien balisé. Même en cas de nebbia – le brouillard local – le balisage est tellement serré qu'il est difficile de se perdre, enfin presque]. Après quelques efforts, dans le Vallone delle Giargiatte,  la végétation commence à se faire plus discrète, nous délaissons tout doucement la forêt pour pénétrer dans un « désert d'altitude » où le caillou est « Roi ». Ici aussi nous progressons par « palier » : montée, plat, montée, plat etc. Le secteur est très chaotique, et plutôt esthétique. Une petite pause, avant l'entame de la dernière montée à travers le cône d'éboulis du Vallone delle Giargiatte. Un pas, puis deux, un petit névé, et nous voilà rendues au pied du Lago Bertin 2701 m. Que de souvenirs, et ils remontent à loin, voire très loin. Mon premier tour c'était en 2003 ; 16 ans déjà. Le temps passe, et passe vite. Tout est identique – ou presque – à mes souvenirs, le petit truc en plus c'est la neige. La neige qui s'invitera dans nos godillots quelques lacets plus loin sous le Passo San Chiaffredo 2764 m. C'est toujours aussi beau, aussi « grandiose ». Nous poursuivons en direction du Passo Gallarino 2728 m, ici le sentier est sec – voir très sec -. Contraste saisissant avec le secteur que nous venons de passer, très enneigé. 

     

    Giro del Re di Pietra (06-2019)

     

    L'heure syndicale a sonné ; les estomacs demandent à être « remplis ». Nous nous poserons, sous le Passo Gallarino 2728 m, face au Viso Mozzo 3015 m et, à son grand « frère » le Mont Viso 3841 m ! On va encore bartasser « un peu » dans la neige pour rejoindre le Refuge, qui se dessine dans le lointain... Mais ça c'est pour plus tard ; pour l'heure, on déleste de quelques grammes nos sacs, on remplit nos estomacs, tout en contemplent les merveilles de la Nature. Personne à l'horizon ; le ciel est toujours aussi bleu ; le soleil nous chauffe toujours le crâne … tout ceci n’incite guère à la marche, mais plutôt à la rêverie. J'engage une bataille avec un caillou un peu récalcitrant pour faire un petit somme ; il aura le dernier mot, et moi une sieste un peu hachée, voir quasi inexistante Tour du Monviso (06-2019) ! Bref, au final j'irai faire quelques photos des rares fleurs qui, on ne sait trop comment, arrivent à pousser ici, dans cet univers totalement minéral. Mes acolytes, préfèrent allez voir plus haut, et un peu plus loin de quoi l'horizon est fait. La pause finie, nous filons vers le Refuge. J'ai en ligne de mire le Viso Mozzo 3015 m, j'aimerais bien, si possible, y faire un saut ; je jette un œil à ma montre, oups … il est, hélas, un peu tard, le temps d’arriver refuge et de se délester du sac, il sera 17 h. C'est un peu court pour faire cette ascension. Dommage. Refuge Quintino Sella al Monviso : un beau et grand refuge ; avec un accueil plus que sympathique. J'y suis souvent passée devant sans jamais m'y arrêter pour dormir. En 2003 j'ai bivouaqué un peu plus bas. Je lui ai toujours préféré son voisin le Refuge Alpetto 2268 m, qui se situe un peu plus loin, et un peu plus bas. Au final, il est plutôt pas mal !

     

    Dépose des sacs, dé-laçage des pompes, petite douche … Bref, tous les rituels habituels du soir après une journée de marche ; même si celle-ci ne fût point poussive, mais ça fait du bien quand même ! Une petite mousse histoire de. Aux abords du refuge quelques bouquetins font l'attraction, de fait les paparazzis sont de sortis. Après un bon repas, nous voilà parées pour « affronter » la nuit …

    Demain on se lève tôt, car la journée sera longue, très longue jusqu'au Refuge du Viso !

    Tour du Monviso (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)

     

     

    Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)

     

    Sulla Via del Sale ...

     

    Tour du Monviso (06-2019) J3 : Refuge Q. Sella 2640 m - Refuge CAF du Viso (France) : + 1000 m 6 à 7 h / hors pauses. Par la "Buco di Viso" 2882 m [Pertuis du Viso ou tunnel de la Traversette] . A défaut du Couloir du Porc, mais aussi du Sentier du Postier, impraticable à cause de la neige Tour du Monviso (06-2019) De plus les gardiens du Refuge Giacoletti n’avaient pas encore équipé le « Postino ». Option retenue pour cette édition 2019 : 'le tracé classique" : c'est à dire par Pian del Re, le Lago Fiorenza et les sources du Pô. Une "presque" jolie découverte...

    Après une nuit un peu agitéeTour du Monviso (06-2019)… Je sors aux premières lueurs du jour, histoire de voir l'humeur du ciel. Des petits nuages étaient annoncés. J'hume l'air, regarde le ciel. Dans le lointain, des bruits sourds se font entendre. Il y a de l'orage dans la vallée, loin, très loin. Ça sent la nebbia à plein « nez » c'tte affaire là Giro del Re di Pietra (06-2019) !! Je rejoins mes compagnons de route, nous petit déjeunons copieusement car la journée va être longue, il faut prendre quelques « forces ».

     

    Préparatif des sacs, remplissage des « gourdes », laçage des pompes, dépliages en bonne et due forme des bâtons ... Un œil sur le ciel, bien gris, et deux photos plus tard, nous nous mettons en route à un pas « assez » cadencé. Le Colle dei Viso 2655 m, est vite atteint, normal il se situe à quelques enjambés du refuge. Devant nous un groupe avec un guide, ils sont plutôt nombreux. Nous leur collons le train ; c'est plutôt « cool » cela va nous éviter de faire la trace dans la neige ! Quoique … Nous filons sur le V13/GDV (pour Giro dei Viso) à un rythme toujours soutenu. On double le groupe qui fait une pause non pas contemplative mais explicative – ce qui prend un peu de temps - dommage que les commentaires soient en italien -. Nous, nous ferons une petite pause photo, un peu plus loin. Le Lago Chiaretto, attire toujours autant les photographes en herbe, tant il est beau. Le ciel s’assombrit ; le nebbia monte, elle « mange » une partie des cimes. Pour l'heure la visibilité est correcte, par contre on repassera pour la vue bien dégagée sur les paysages ! Dommage, je ne connais pas ce coin, j'aurais bien aimé le voir sous le soleil ! Qu'importe, nous poursuivons toujours à un rythme soutenu – d’ailleurs je me demande bien pourquoi, après coup, nous avons marché si vite ! - Y'avait personne qui nous courrait derrière pourtant Tour du Monviso (06-2019) ! Bref... Le chemin que nous empruntons est plutôt esthétique quand il se laisse voir, avec quelques passages en balcon – un peu aérien par endroit - mais rien de bien méchant. Nous « déboulons » sur le Lago Fiorenza 2113 m, que l'on devine tout juste, à cause de la nebbia Tour du Monviso (06-2019). Nous manquerons de "pulvériser" sous nos semelles usées, la très jolie et plutôt rare Salamandre de Lanza. Une petite bête sympathique, endémique du Pays du Viso, toute de noir vêtue. Nous cheminons toujours à "un rythme d'enfer", passons les sources du Pô sans les voir, non pas que l'on marchait trop vite – quoique – mais la nebbia, encore elle - était bien épaisse à ce moment-là. Un pont – plutôt "imposant" - plus tard, nous voilà à Pian del Re, sous le soleil, et sous le regard « amusé » du Viso ! Pfffffff ... Le Giro, réserve toujours de drôle de surprises ! Une pause s'improvise à Pian del Re, depuis Q. Sella, nous n'avons pas fait de pauses – hormis quelques arrêts photos -. Nous délestons nos sacs de quelques grammes de chocolat, de brioches et de quelques fruits - biens - secs ; certains passent en mode « short ».

     

    Après ce petit quart d'heure sympathique, nous nous remettons en route, le plus gros du dénivelé reste à faire, soit env. 950 m, et en voyant le chemin qui monte devant nous, ça commence plutôt « bien » : ça grimpe dur, re-pffffffffff !! La nebbia est de retour – elle n'était pas partie bien loin, mais disons qu'elle s'était faite discrète - ; et pour sûr, je sens que ça va être coton là-haut pour s'orienter !! Montée, replat, montée … Et la nebbia qui est  de plus en plus présente et dense – on se voit à peine par moment ! - le chemin pour l'heure, est encore visible sous nos pas. Il est plutôt confortable, les balises – un poil farceuses – se distinguent encore. Nous passons Pian Armoine, nous sommes à la croisée des chemins, pour nous c'est "tout droit", dans la « purée de pois » et accessoirement dans la neige. Après 4 lacets, je croise deux personnes qui descendent du Col de la Traversette ; nous échangeons quelques mots - en italo-français -, et me disent de bien suivre les traces dans la neige, car la visibilité est plus que réduite là « haut » ! Hé bé, quelle journée  ! Effectivement, le chemin, laisse place maintenant à un immense névé. Dans le lointain des éclats de voix : un groupe semble s'être égaré dans la nebbia. Ils nous ont entendues et se dirigent vers nous ; soulagés de retrouver, enfin la « route » ! Difficile de voir où je suis, et où l'on est ; les balises sont recouvertes par la neige. J'aperçois un cairn – le seul visible dans le coin -, nous suivons toujours les traces dans la neige. La nebbia se fait moins dense, mais ce n'est pas pour autant que la visibilité est meilleure, non, loin de là ! Le nez en l'air à la recherche d'une trace rouge/blanche : Là ! Purge … nous retrouvons le sentier, où quelques plaques de neige font encore de la résistance. Un pas puis deux, et je tombe nez à nez avec un « jeune homme » tout de blanc vêtu ; après quelques échanges - , il me confirme que nous sommes plus très loin de la caserne, et me donne par la même occasion la marche à suivre pour trouver le Buco dei Viso : "au-dessus de la caserne, il y a une bonne trace, qui monte droit dans la pente, après deux lacets !" Le tout dans un bel italien. Bien sage. Je visualise la caserne, dans mes souvenirs, elle se situe – presque – sous le col, col impraticable car enneigé et plutôt exposé aux chutes et autres glissades que ce soit versant italien ou français d'ailleurs - ; ça tombe bien on n'y passe pas.

     

    Et cette nebbia toujours aussi Tour du Monviso (06-2019).... Nous voici dans le secteur Pian Mait di Viso 2719 m. La caserne, enfin, fini ou presque de monter ! Un lacet, puis, on lève le nez, les traces sont là. C'est effectivement, tout droit dans la pente. Hé bé, mes aïeux, je sens que ça va être « rigolo ». Et c'est partie pour une bonne suée ; nous bartassons dans la neige, la trace a beau être faite, ça glisse par moment sous la godasse ; la neige est molle, et s'amuse à rentrer dans nos godasse. Un pur moment de fraîcheur ! Je fais quelques pauses, lève le nez à l'affût d'une trace rouge et blanche, elle devrait ne pas être très loin devant moi. Vue ! Le Buco dei Viso, est juste au-dessus de nous. Tour du Monviso (06-2019) "Dame Mimi" suggère de passer à main droite, sur une langue de terre, se sera moins pénible à remonter, et surtout un poil moins "humide" ! – Merci pour l'idée, c'est vrai que c'est un peu plus confort, même si par endroit le terrain est un peu « mou » - Je trouve un coin, propice pour faire une courte pause. Je laisse mes acolytes, et je grimpe en direction du tunnel. Heu, la neige a totalement obstrué l'entrée, il faut fournir quelques efforts et faire quelques acrobaties pour la trouver ! Épique cette montée, mais magique, et féerique avec cette nebbia ! Sous le soleil cela aurait été moins rigolo, ou pas … Mes acolytes me rejoignent, je jette mon sac - oups -, je descends dans le tunnel, en marche arrière sur le névé. Une dame, puis deux ; nous voilà toutes les trois dans le Tunnel du Viso. Une frontale, puis deux, quelques mètres, et le jour se dévoile. Le soleil nous cueille versant français, il n'est pas franc, car la nebbia est encore là – un peu, mais pas trop – car on distingue plutôt bien le Cirque de la Traversette, et le ciel bleu. Deux acrobaties plus tard, nous voilà sorties ! Enfin … Purge qu'elle étape ! Il nous aura fallu près de 5 h pour arriver jusque-là. Dans une heure, tout au plus, nous sommes au refuge. Mais avant, une bonne pause s'impose, on l'improvise au sortir du Cirque de la Traversette, sur de belles dalles, baignées par le soleil.

     

    Le Cirque est magnifique, la neige est encore bien présente. Sur les hauteurs le Col de la Traversette est plâtré à souhait, tout comme le Passo di Vallanta qui se trouve loin, très loin. Dépose des sacs, jeté de chaussures, et de chaussettes histoire de faire sécher le tout. C'est le moment de la pause, quelques bruits suspects se font entendre, ce sont nos estomacs, ils ont faim tout simplement. Deux heures plus tard – si si, et la sieste, alors ? - nous nous remettons en route. En mode descente toute ! Le Viso se dévoile dans le lointain ; toujours aussi beau. Comme c'est la « star » du secteur, il fera une fois de plus les frais de nos infatigable APN. Le refuge, où nous retrouvons le groupe et son guide du matin. Les rituels habituels « des arrivées », quelques photos, et un repas - enfin si l'on veut - plus tard, nous fondons sous nos couettes, repues non pas par ce que nous avons trop mangé – faut pas rêver ! - mais repue de notre belle journée de marche.

     

    Demain, c'est la fin du tour. Au menu, de cette dernière étape : une montée un poil raide, suivie d'une traversée, puis d'une courte montée, pour finir par une longue, très longue descente... Le tout sous un beau ciel bleu à ce qu'il paraît !

    Giro del Re di Pietra (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)

     

     

    Tour du Monviso (06-2019)

     

    Sur la variante C du GR58, la Via Alpina et la GTA ...

     

    Tour du Monviso (06-2019) J 4 : Refuge CAF du Viso 2460 m aux Granges del Rio. Les sources du Guil : Lac Lestio 2510 m, Col de Vallanta 2811 m - Passo della Losetta 2872 m - Vallone di Soustra + 500 m/ - 900 m/ 5 h à 6 h – hors pauses.

    Dernière journée au pays du Viso. Une dernière belle étape le tout sous un franc soleil. Après un coucher un peu tardif (et surtout involontaire) – il y avait la « teuf » au refuge, le lever est de fait un peu « rude » Tour du Monviso (06-2019). C'est un peu au radar, que j'emballe mes affaires. Pendant ce temps, Mimi, qui a visiblement passée une mauvaise nuit, à cause d'une vilaine ampoule, demande "assistance et secours" Tour du Monviso (06-2019)! "Y'a pas d'pompier bodybuilder", mais une infirmière Giro del Re di Pietra (06-2019)- hors pair - dans l'dortoir". Après une séquence « charcutage »Tour du Monviso (06-2019) dans les règles de l'art, Mimi retrouve enfin le « sourire » : « libérée – délivrée », comme le dit si bien la chanson. Heureusement que c'est notre dernière étape, marcher avec une entame pareil au talon Tour du Monviso (06-2019) ça ne va pas être une partie de plaisir ! On finit de ranger notre bazar, de plier les couettes, et filons petit déjeuner face au Viso.

     

    Repues ou presque, nous voilà fin prêtes pour cette dernière journée. Un échange de chaussures, deux lacets, trois sacs à dos, et 3 litres d'eau plus tard, nous voilà sur le chemin de retour. Le guide et son groupe nous ont devancées ; ils finissent eux aussi leur Giro. Direction le Passo di Vallanta et ses 2811 m ; nous sommes à la fois sur la GTA [Grande Traversata delle Alpi], sur le GDV et sur la fameuse Via Alpina ! Aucunes difficultés pour l'heure, il suffit de se laisser porter par ce très beau chemin panoramique moult fois foulé par des marcheurs. Le Passo di Vallanta est plâtré à souhait, aujourd'hui encore nous allons "bartasser" dans la neige fraîche ; ça sent la chaussette mouillée c'tte affaire-là Tour du Monviso (06-2019) ! Quelques pauses photos plus tard, nous sommes rendues au Lac Lestio 2510 m, où nous retrouvons le groupe et son guide. Ils sont à l'arrêt pour quelques explications de « texte ». Le « Lestio » c'est un joli lac niché au cœur d'un beau cirque, au pied du Passo di Vallanta ; c'est aussi et surtout là que le Guil prend sa source. Nous poursuivons, le groupe nous a nouveau devancées ; et nous marchons à nouveau derrière eux ; et au final nous monterons "d'ré dans l'pentu", derrière eux Tour du Monviso (06-2019) ! Eux plus nous, cela donne une jolie colonne de bipèdes bigarrés et multicolores quelque peu bavards. La montée n'est pas longue, mais purge, elle est raide, et le terrain parfois pas très confortable, il faut dire que nous ne sommes pas sur le sentier. La piste « originelle », est un poil plus loin, mais pas très fréquentable car bien enneigée. L'option « d'ré d'ans l'pentu » à travers la moraine est la bonne option pour monter « vite » et « bien » ; c'est aussi un poil plus stable même si par endroit c'est un peu « mou » ; la neige était là il y a peu. Après une quarantaine de minutes d'efforts nous atteignons la neige, et comme nous sommes toujours derrière notre groupe, hé bé on n’a pas trop de mal à avancer Giro del Re di Pietra (06-2019) ! Surtout que la trace est quasi inexistante ! On file maintenant à flanc – ou presque – on prend de l'altitude tout en douceur. Le maître des lieux, le Mont Viso, et là, en majesté, sous un beau et franc soleil. La « colonne » s'arrête pour immortaliser le tout, et pour une pause selfie aussi. Nous ferons office de photographe ; c'est quand même plus pratique ! Le col est presque en vue, encore quelques mètres et « hop » nous y voilà ! Une petite pause photo s'improvise avec le groupe et son guide. Nous échangeons quelques mots, nous souhaitant une bonne fin de Giro. Nous, nous devons fournir encore un petit effort, pour monter vers le sentier balcon qui doit nous « ramener » au Passo della Losetta 2872 m. [En cas de nebbia, il vaut privilégier le sentier U13, c'est à dire : descendre jusqu'au refuge, puis remonter vers le Passo. Le sentier, tout en balcon, fort esthétique au demeurant, requiert de l'attention, il est par endroit exposé au vide, et à d'autre il est délité. Dans la « purée de pois », il n'est pas aisé de s'y « promener ». Il vaut mieux privilégier un temps clair et sec] Ça tombe bien, cette début de journée est plutôt radieuse ! On s'élève tout doucement. Quelques pauses pour immortaliser – encore – le Mont Viso, c'est qu'il est plutôt imposant et omniprésent ! Le Vallone di Vallanta n'est pas en reste. Même si ce tour est fréquenté, il n'en reste pas moins un très beau tour. Un tour 4 étoiles. Le Passo della Losetta 2872 m, où la foule des grands jours s'est donnée rendez-vous ! Ah, c'est vrai, on est dimanche, et le dimanche certaines personnes aiment bien se lever tôt pour venir crapahuter dans la montagne. Ici, l'objectif c'est la Monte Losetta ou Pointe Joanne, un petit 3000 m [3054 m], pas trop compliqué à gravir - enfin presque -. Je lève la tête, il y a déjà du monde là-haut ! J'avais envisagé un temps son ascension... ce sera probablement au menu d'une autre journée. Depuis notre passage, quatre journées ont passé, la neige – enfin le grand névé – qui se situe sous le col, a un petit peu fondu. Il y a du monde qui monte ; c'est un peu le bazar au niveau des traces. Je file par le même chemin qu'à l'aller, suivie de près par Mimi. Le troisième « larron », a filé par un autre chemin « d'ré d'ans l'pentu » enfin, ici la pente elle monte pas, elle descend et pas qu'un peu. Nous nous retrouverons un poil plus bas. La Vallone di Soustra, est toujours aussi beau. Nous entamons à présent la longue descente vers les Granges del Rio.

    Le Giro 2019, est fini … et quel beau tour ! Magnifique ... une fois de plus !

    Tour du Monviso (06-2019)

    Tour du Monviso (06-2019)Tour du Monviso (06-2019)

     Librement inspiré des 3 tours déjà effectué, autour du Mont Viso ...  


     

     Giro del Re di Pietra (06-2019) Côté difficulté technique

    De T2 à T3. [Selon l'échelle de difficulté du CAS]  T3 : en raison de la quantité de neige rencontré sur les secteurs : Passo della Losetta 2872 m, Col de Vallanta 2811 m, Buco dei Viso avec en plus de la neige, "l'épaisseur" du brouillard, où l'orientation fût délicate. Être très attentif à  la Nebbia (brouillard), fréquente sur le versant italien, qui peut rendre l'orientation difficile, voire paumatoire. Crampons et piolet peuvent-être nécessaires en début de saison ou si des névés persistent : Col de la Traversette entre autre. Se renseigner auprès des gardiens des refuges. Carte et boussole indispensable, GPS conseillé. Accessible aux randonneurs ayant une bonne maîtrise de l’orientation et  une expérience élémentaire de la montagne.

     

    Giro del Re di Pietra (06-2019) Côté équipement

    Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge

     

    Giro del Re di Pietra (06-2019)Cartes

    • Édition IGC : n°106 Monviso, Sampeyre, Bobbio Pellice 
    • Éditions Fraternali : carte n°10 : Valle Po, Monviso 1/25 000. Édition 2005. Attention ces cartes ne développent que la partie italienne contrairement aux éditions de l'IGC. Certaines de ces cartes existent avec un traitement contre la pluie et les déchirures.
    • Carte IGN : Montviso St Véran 3637 OT 

     

    Giro del Re di Pietra (06-2019) Hébergements


    Giro del Re di Pietra (06-2019)Résumé ...


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