• Odyssée en Vanoise... (07-2018)

    « Odyssée en Vanoise... »

     

     

        Odyssée en Vanoise... (07-2018) Musique : Yann Tiersen


    Je délaisse, un temps, « mes » Alpes du Sud, pour celles du « Nord ». Une semaine à « courir », non pas au rythme du chamois – beaucoup trop rapide -, mais plutôt à celui qui fait « l'éloge  de la lenteur » (ou presque). Pour préparer cette semaine, je me suis inspirée de la carte du secteur, en essayant, autant que faire se peut, d'éviter les stations – nombreuses,  enfin pour ma part – dans le secteur. Nous sommes parties et revenues de Modane 1057 m. Une « presque » semaine... "à tutoyer" du regard les glaciers et les cimes enneigées de la Vanoise.

    Trop de texte Odyssée en Vanoise... (07-2018) ? Ce  n'est pas un souci... il y a un résumé en toute fin "d'article" Odyssée en Vanoise... (07-2018) !


    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    Odysée en Vanoise... (2018) J1 : Modane 1057 m - Refuge de l'Orgère 1985 m

    3 h/930 m d+

     Dré dans l'pentu ! 

    'L'Orgère, porte d'entrée du Parc de la Vanoise..."

     

    Notre première étape, n'en est pas vraiment une, c'est plutôt une demie-étape de près de 3 h. Notre premier refuge est celui de l'Orgère 1985 m. Notre premier « tronçon » se fait sur le « fameux » GR5 (mais aussi sur le GR55 et le GRP). On ne « rit » pas « ici », cette première mise en jambe, est plutôt « rude et infâme". Non pas dans le sens : qu'il soit « moche » ou sans « grand intérêt » mais plutôt dans le « sens » : élevé, pentu ou raide à souhait  (les adjectifs qualificatifs pour le terme « raide » me manque!)... usant pour les mollets mais aussi pour le reste. Avec, en plus, quelques pignes de pins, et autres cailloux, menaçant, par endroit de traverser le sentier, histoire de faire trébucher le marcheur – qui au bout d'un temps – est fatigué de cette « infâme montée » ! Dur le réveil musculaire oh... Heureusement qu'elle se fait sous le couvert d'une épaisse végétation ; et que la forêt [composée de pins cembros et de mélèzes d'Europe], est belle ; car en ce début d'après midi de juillet, le soleil – point timide ce jour là, comme pour le reste de la semaine – tape dur sur la tête !

    Une première demie étape... réalisé en 3 h, 930 m de dénivelé positif pour 5 petits kilomètres ! Sur un chemin parsemé d'embuches et bien raide ! La récompense, une bonne douche, un bon repas, le tout dans un très joli cadre

    Odysée en Vanoise... (2018) J2 : refuge de l'Orgère 1985 m - refuge Péclet-Polset 2479 m. Par le GR55. 5 h/860 m d+/360 m d-

     

    Une étape pas très longue, 9 km... un dénivelé positif raisonnable, le tout avec une météo impeccable ! Nous sommes ici, sur la variante du GR55. Comme la veille, la journée, commence par une montée plutôt « rude ». Même pas le temps de faire chauffer la machine. On aurait aimé un peu de « douceur » en « entrée » pour cette deuxième journée. Heureusement que cela se calme un peu après. Après cette jolie portion en forêt, le sentier, se fait balcon offrant au regard quelques belles vues, en vrac : Tête Noire, l'Aiguille de Doran, le Râteau d'Aussois, la cascade du ruisseau Noir , le lac de la Partie... une marmotte, et dans le lointain, le Col de Chavière 2796 m – point de passage entre Tarentaise et Maurienne - encore bien enneigé.

    C'est un peu le défilé des grands jours, tout le monde s'est levé tôt pour monter jusque ici : en basket / t-shirt, avec ou sans sac, avec pour certains une simple bouteille d'eau ! le tout dans une belle cacophonie. Il faut dire qu'il n'y a pas de grosses difficultés ici, hors mis les 1000 m de dénivelé & la montée au col, quand celui-ci est enneigé.

     
     

    Pour l'heure nous filons, à un rythme plutôt tranquille, vers notre objectif. Je scrute le col, plâtrè à souhait, pour l'atteindre il va falloir fournir un bel effort, mais qu'importe, la montée sera belle. Une petite halte, non loin, du Lac de la Partie, quelques photos, une barre ; et « hop » on se remet en mode « ascension ». En ligne, l'une derrière l'autre, jouant avec le sentier qui zig & zag tantôt dans la « caillasse » tantôt dans la neige. Quelques traces de passages subsistent, nous mettons nos pas, dans ceux de nos prédécesseurs, jusqu'à ce que celle-ci ne soient plus qu'un simple souvenir... A nous, donc de marteler la neige à "coup de pied" pour faire une belle trace (on aura même droit,  à un Merci des "Fast Walker" en basket) La montée est belle même si l'on doit fournir "un gros" effort ; et puis une fois le col atteint quelle belle récompense, dans le lointain les plus beaux sommets des Alpes s'offrent à notre regard : le Mont Blanc en majesté d'un côté, et de l'autre ce sont les Écrins qui se distinguent. On contrebas, le refuge Peclet Poset, n'est qu'une minuscule « tache » dans un écrin de verdure. Côté Tarentaise, la neige n'est pas en reste, la descente du col est bien « chargée » elle aussi. On n'en a pas fini avec la neige !

    Le refuge Péclet-Polset, en impose, son architecture est plutôt « bizarre », mais le cadre est plutôt sympa – tout comme l’accueil – Après un bref petit intermède : douceur et lessive. On chausse à nouveau les « pompes » direction le Lac Blanc, posé à quelques centaine de mètres du refuge, pour une pause contemplative ...

     

    Après un bon chili Odyssée en Vanoise... (07-2018)- et une bonne soupe - c'est Morphée qui nous appelle !

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    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

     

    Odysée en Vanoise... (2018) J3 : Refuge Péclet-Polset 2479 m - Refuge de la Valette 2590 m, aux pieds des glaciers de la Vanoise : 5 h/ 900 m d+/13 km

     

    Départ matinal pour cette troisième journée. Un départ tout en douceur, nous sommes en mode descente... les marmottes font le show aux abords de la piste qui rejoint Pralognan la Vanoise ; piste que nous délaisserons un peu plus bas, à hauteur de Roc de la Pèche. Une première halte pour faire le plein de « gourmandises  fromagères » à l'alpage du Ritord pour le "ravito". - Nous « trimballons » avec nous tous les repas du midi, pour éviter de trop porter  nous avons opter pour faire deux "stops  ravito" : le premier à  L'Alpage du Ritord et le second à Pralognan -. Après cet intermède sympathique, nous poursuivons notre descente. Roc de la Pèche – vallée de Chavière – le site est superbe... Nous faisons une nouvelle pause avant d'attaquer la montée.

     

    Un petit détour par la chapelle... Puis un petit « bonjour » aux vaches installées confortablement dans le prés, tout en essayant de se frayer un chemin pour accéder au départ du sentier. C'est chose faite, nous poursuivons par une courte descente, rejoignons la passerelle en bois qui enjambe le Doron de Chavière, au sortir de celle-ci, nous entamons cette fois ci la montée. La première partie est assez agréable, les lacets sont réguliers, la pente est douce, et le décors par ma foi assez « sympa ». Montaimont, Plan des Bôs... Puis le sentier descend pour se faire ensuite balcon, dans un décor floral de toute beauté. On y trouve pêle-mêle : campanules, rhododendrons, gentianes, renoncules, pulsatilles... Nous quittons la Vallée de Chavière, et remontons vers le Chalet des Nants, tant bien que mal, car l'eau à pris « ses quartiers » dans le secteur... on se joue des différents passages, les pieds prennent parfois un malin plaisir à atterrir dans l'eau ! Le Chalet des Nants, où nous ferons une courte pause. D'ici il reste environ 2 petits kilomètres, et environ 430 de dénivelé positif... Un « vrai bonheur » Odyssée en Vanoise... (07-2018) ! Le départ est un peu « soft », puis cela se relève petit à petit, pour finir par se relever comme il le faut ! Purge, ça grimpe ! Le refuge, ne se dévoile qu'à la toute fin, au sortir du sentier, une toiture se dessine, puis c'est tout le refuge qui apparaît. On dénombre 3 chalets « Chaloin ». C'est presque la foule des grands jours. Tout le monde bulle au soleil.

     

    Une pause plus tard, je décide d'aller faire un petit tour du côté du Refuge du Lac ; où quelques courageux testent leur résistance au froid en faisant quelques brasses dans l'eau glacée. Aux abords du lac, on peut apercevoir une masse imposante : l'ancien refuge [Construit en 1899. Son ouverture a lieu à la fin de l'été 1900. Ce refuge comportait quatre pièces : au rez-de-chaussée, une pièce pour le gardien et une écurie pour les mulets et, à l'étage, deux pièces munies de lits de camp, réservées aux touristes] Les murs sont épais, fait de pierres, seule la toiture manque à l'appel. Après un petit détour, j'aperçois en contre bas un très joli lac, celui de la Valette, encore pris dans la neige. Deux clichés plus tard je suis au refuge. Déguste un petit café & me pose en attendant l'heure de la "soupe"...

     

    Après un repas un peu curieux – menu végétarien pour tous ! (le tofu façon « bolo », c'est très, voir très, très curieux Odysée en Vanoise... (2018)) - Le sommeil nous gagne. Nous rejoignons l'immense dortoir dans lequel tout le monde se retrouve pour la nuit. Après quelques instants, le silence s’installe ; le dortoir s'est « endormi »...  sleep

     

    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

     

     Odysée en Vanoise... (2018)

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    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    ↑ « Pas de l'Âne 2062 m » Odysée en Vanoise... (2018)

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    Odysée en Vanoise... (2018) J4 : Refuge de la Valette 2590 m - Le Pas de l'âne -  Pralognan la Vanoise 1420 m - le Mont Bochor 2023 m (par la "benne") - Refuge des Barmettes 2010 m. 5 h/200 m d+/1160 m d-

     

    6 h, heure du lever. Après une nuit plutôt calme, et ce malgré un grand dortoir de plus de 30 places. Je me lève pour essayer de contempler le lever du jour... Hélas j'arrive un « poil » trop tard ! Je fais cependant quelques clichés histoire de ; le soleil, encore timide, joue avec les montagnes alentours ; quelques nuages font leurs apparitions, et finissent par envelopper le tout dans une belle brume...

     

    Heureusement que le PDJ, n'est pas à l'image du repas de la veille. Il y a tout ce qu'il faut pour prendre quelques forces... Nous nous mettons en route, un peu plus tardivement que les jours précédents, nous descendons sur « Pralo » pour faire du "ravito". Notre itinéraire initiale passé par le Col du Grand Marchet, suite au conseil du Guide présent au refuge, nous avons opté pour un "direct tout droit" sur Pralognan, en passant le "fameux" Pas de l’Âne Odyssée en Vanoise... (07-2018)

     

    Nous quittons le refuge et tout son petit monde. Le soleil est très timide, après être sorti à la pointe du jour, celui-ci à décidé, au final, de faire une petite grasse mat. C'est donc dans les nuages que nous démarrons cette journée. Au sortir du refuge, ça descend bien, mais ça remonte bien aussi – si non, cela n'aurait pas été très drôle – Nous filons. Nous passons le Col de la Valette 2554 m, d'où l'on peut distinguer dans le lointain et sous un "fin" brouillard le Lac de la Valette encore bien enneigé. Nous poursuivons est passons Roc du  Tambour, dépassons un passage avec quelques chaines, et passons un névé, où il vaut mieux être sûr de son pas, la chute est à proscrire – si non ça peu faire mal Odysée en Vanoise... (2018) ! - La neige est un peu dur, mais ça passe, car la trace est faite. En contre bas nous apercevons Pralognan – sous le soleil -, c'est notre première objectif de la journée. Nous entamons, après quelques lacets, la descente, dans un véritable jardin alpin ; les yeux ne savent pas où se poser ; il y a de « tout » & de « toutes » les couleurs... Certaines fleurs, comme le Lys Martagon, sont encore en bourgeon. Ici aussi la liste est longue : Renoncules, Lys de Saint Bruno, Gentianes, Rhododendrons, Ancolies etc... etc. Le sentier que nous dévalons à grand pas, présente par endroit de très jolis points de vue sur la vallée et sur les montagnes alentours ; il présente aussi quelques portions "acrobatiques" -  à éviter par temps de pluie - et requiert attention mais aussi l'appui des mains. Quelques lacets plus loin, nous voilà face au « Pas de l'Âne 2062 m » ; ici il vaut mieux ranger les bâtons pour disposer de ses mains, et descendre le couloir rocheux - à proscrire par mauvais temps, of course ! - La descente se fait bien. Le "Pas" est passé ; on jette un coup d’œil en arrière, par ma foi, c'est assez esthétique... On poursuit, nous voilà maintenant dans La forêt de l'Isertan ; les bruits du village raisonnent. Pralognan 1420 m, se fait attendre et entendre. La descente touche à sa fin. Nous débouchons au détours d'un dernier lacet sur le camping « Le Chamois », puis c'est le pont de Cavin. Un petit tour au marché, quelques emplettes, et un petit nique plus tard nous voilà - si, si - flanqués devant la porte du Téléphérique du Mont Bochor. (Il existe aussi le télésiège du Génépi, mais à cette période, il était encore fermé). Je "kif" pas vraiment ce genre d'engin, je préfère de loin la marche à pied, mais aux dires de certains locaux la "benne" c'est plus sympa. C'est, donc par la "benne" que nous sommes montées, et c'est assise que je ferais ce long  "voyage" de 3 minutes ! Au sortir du téléphérique, il faut environ 1 h pour rejoindre le refuge ; par le très beau sentier balcon - attention aux âmes sensibles car par endroit c'est bien "gazeux" ! - Là aussi, c'est un véritable festival pour les yeux : il y a des fleurs partout. Sur le chemin nous croisons deux botanistes amateurs - avertis - Quelques échanges plus tard, j'ai dans mon viseur le très beau Trèfle rougeâtre - ou Trifolium Rubens, du Sainfoin, de la Bétoine hérissée, et quelques jolis papillons. Un peu plus loin je "tombe" sur une étrangeté Odysée en Vanoise... (2018) : la Campanule en Thyrse ;  suivi de près par  la Campanule Barbue ; de loin en loin sur le chemin "mon objectif" tombe sur : la très jolie Centaurée de Montagne, puis sur l'Aster des Alpes ... Un vrai jardin ! A ce train, là je vais mettre un certain temps pour arriver au refuge... Je presse le pas, car mon acolyte est déjà loin... dans le lointain, elle forme, une petite tâche multicolore "perdue" dans un océan de verdure !

     

    Le Refuge des Barmettes en impose. C'est une belle bâtisse tout de pierres vêtues. L’accueil y est convivial ; le refuge est plus que confortable. Ce soir ce sera calme, nous ne somme que 5.

     

    Sur l'arrière du refuge, dans le lointain l'on peut apercevoir l'Aiguille de la Vanoise 2796 m ; trônant en majesté, telle une proue de navire, et, en arrière plan, c'est la Grande Casse et ses 3855 m...

     

    Après un bon repas - des lasagnes et un dessert... aie... aie... une crème brûlée maison, ça change du "truc" bizarre" de la veille. Nous nous posons - en mode digestion - sur nos lits, et nous nous laissons bercer par le fracas du torrent de la Glière qui se situe juste sous la fenêtre du dortoir...

     

    Demain une belle journée ensoleillée est annoncée...

     

    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    L'aiguille de la Vanoise 2796 m &, en arrière plan : La Grande Casse 3855 m

    Odysée en Vanoise... (2018)

    [Notre itinéraire passé par les Cirques du Petit Marchet et le Col du Grand Marchet, les conditions sur le terrain ne nous ont pas permis de passer ces deux cols. Pour nous rendre au Refuge des Barmettes, nous avons opté pour le Téléphérique (9.80 € les 3 mn !) ; nous avons là aussi, suivi les conseils des "locaux". La montée au refuge par le chemin - n'a que peut d'intérêt, car celui-ci suit, entre autre, la ligne du télésiège du Génépi...]

    Odysée en Vanoise... (2018) J5 : Refuge des Barmettes 2010 m - Refuge d'Entre deux Eaux 2122 m par le Lac des Vaches 2318 m & le Col de la Vanoise 2522 m. Sur le GR 55 et la Via Alpina.  Une étape tranquille, assez roulante, sans difficultés aucunes. 5 h/600 d+/500 d-/9 km

    Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà de nouveau "d'attaque" pour cette belle journée. Une journée placée sous le signe du grand beau ! Nous petit déjeunons vers 7 h ; un petit déjeuner plus que royal : croissant, tartines grillées, confitures, beurre, jus de fruit (le meilleur PDJ du séjour !)... Bref que du "lourd" et que du bon ! Une collation de "sportif". Après une brève revue des sacs - du fait du ravito celui-ci pèse un poil plus lourd - Nous voilà prêtes pour poursuivre notre itinérance. Quelques clichés plus tard nous voilà parties. Nous filons, en pente douce, vers le Lac des Vaches (une curiosité dans le secteur, car pour le traverser il faut évoluer sur un gué de dalles, donnant ainsi l'impression de "marcher sur l'eau"). Nous empruntons ce qui dans le passé était la Route du Sel ; le chemin que nous suivons est "encadré" par des murets de pierre sèches. La montée se veut tranquille, le panorama est assez esthétique, les yeux se perdent tantôt dans le lointain où La Grande Casse et ses 3855 m domine le paysage, &, tantôt sur le chemin où moult fleurs se pavanent dans l'herbe grasse : on distingue le rose "pétant"de la Silène fausse mousse ; le rouge pourpre de la Nigritelle du Mont Cenis  mais aussi du jaune, du blanc... un véritable patchwork ! 

    De lacets en lacets, nous progressons. La montée est agréable. Après le Lac des Vaches, nous atteignons, le Lac Long. Le Col n'est plus très loin maintenant. Pour y parvenir nous devons passer un beau - et gros névé - où une "piste" a été taillé par le gardien du refuge pour en faciliter le passage. Un chaos de bloc, le névé... et "hop" le Col et son Refuge ! Une grande bâtisse... La terrasse nous tends "ses bancs". Une petite pause thé & café, s'impose pour admirer le panorama. Depuis notre poste d'observation, on voit deux points - minuscules - qui évoluent sur le Glacier des Grands Couloirs. Une cordée descends de la Grande Casse ; suivie - bien plus haut - par une seconde. La première n'est plus très loin de la moraine, la seconde, elle, se situe  en dessous du Col des Grands Couloirs. Après ce petit intermède, nous poursuivons notre "balade". Le plateau est sans fin, balayer par un léger vent.

    Nous prenons notre temps, et ponctuons notre "avancée" par quelques belles pauses : tantôt contemplative tantôt en mode "détente musculaire". C'est dans l'herbe grasse du Lac Rond, que nous nous poserons le temps de faire quelques étirements. Les 1200 m de descente de la veille ont laissé quelques traces : les muscles sont douloureux Odysée en Vanoise... (2018). Après cette bonne pause, nous continuons, toujours jours sur le GR®55 - le fils conducteur d'une grande partie de cette journée - ; nous suivons aussi le Ruisseau de la Vanoise, passons Le Lac du Col de la Vanoise ; un champ de cairns, quand, soudain dans le lointain, une bête à cornes attire notre attention... C'est la première que l'on voit depuis que l'on est parti. Une étagne et deux jeunes. Nous les suivons du regard. Ils font une pause, nous ferrons de même, tout près d'un blockhaus. C'est, déjà 13 h !, il fait faim. Nous profitons de ce petit intermède animalier pour nous restaurer ; dans le lointain c'est la Grande Motte et ses 3653 m, et en bas, le Vallon de la Leisse où quelques beaux névés subsistent encore. Le Refuge n'est guère loin, il nous faudra descendre dans le vallon jusqu'au Pont de Croé  Vie 2099 m [lieu de passage historique commercial et militaire entre les vallées de Tarentaise et de la Maurienne] puis remonter un peu pour atteindre le Refuge d'Entre deux Eaux.

    Le déjeuner avaler, nous voilà repartis. En monde descente, nous quittons le plateau ; et passons un névé mal commode a descendre et assez exposé Odysée en Vanoise... (2018) [Un grand Merci à Mr N... pour son aide et ses conseils précieux sur ce névé !] Après ce petit intermède, et deux lacets plus loin, nous croiserons une garde du Parc. Quelques échanges plus tard, et après quelques beaux lacets nous voilà au Pont De Croé Vie. Un joli pont tout en pierres, avec une seule arche. Dessous le torrent de la Leisse gronde. On distingue dans le lointain le refuge. Nous quittons le GR®55 pour filer sur la Via Alpina. Nous passons en "mode montée". Au passage, mon objectif décocheras quelques belles Orchis Alpestres, & quelques Joubarbes des Montagnes. Il y a là aussi moult fleurs.  

    Le Refuge... lui aussi, est assez joli. Il n'est pas très grand, mais il possède une jolie terrasse avec vue. Une bonne soupe, et au lit Demain la journée va être longue... C'est notre avant dernière journée en Vanoise. Odysée en Vanoise... (2018)

     Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

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    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    ↑ Sur la Via Alpina...

    Odysée en Vanoise... (2018) J6 : Du  Refuge d'Entre deux Eaux - 2122 m - à Bellecombe 2304 m & de Bellecombe à « Le Coêtet » 2057 m par la Via Alpina – « Le Coêtet » à Termignon & Aussois en « stop ». Puis à pied à partir de : l'Enlevey 2037 m - Pont de la Séteria 2215 m - Plan d'Amont & Aval - Refuge du Plan Sec 2320 m

    M'enfin ... y'a plus simple pour aller  à Plan sec, non Odyssée en Vanoise... (07-2018) ?

    7 h, heure de "décollage" du refuge. L'objectif du jour rejoindre le Refuge de Plan Sec, initialement prévu par le GR®5. Sur le "dit" GR, un obstacle un peu compliqué à passer, nous a "détourné" de notre itinéraire initiale*... Nous avons opté pour la Via Alpina, et divers moyens - ou des moyens divers - pour atteindre le refuge... Cette étape fût hachée, ponctuée d'une belle montée, puis d'une belle descente ...Odysée en Vanoise... (2018) Entre stop, bus... et, après - tout de même 5 h de marche et - si, si - 800 m de dénivelé positif, nous voilà arrivée à destination. 

    Plan Sec, refuge plutôt sympa et très esthétique, entièrement vêtu de pierres.

    Allez demain, c'est la dernière étape... Vue de là où l'on est - la terrasse - le chemin à l'air assez beau, pour sûr cela nous changera de notre étape du jour !

    Nous avons parcourue, pour partie,  l'itinéraire rouge de la Via Alpina : Étape : R123 Refuge de La Leisse » Termignon-la-Vanoise ... "L'itinéraire "rouge" c'est 161 étapes entre 8  pays : Italie, Slovénie, Autriche, Allemagne, Liechtenstein, Suisse, France, Monaco. Tout un programme !

    *Après le refuge de l'Arpont sur le sentier, un certain passage est rendu difficile, en fonction des années, de l'eau coule en "abondance" : de l'eau de fonte (entre autre). Cette année 2018, fût particulièrement enneigée et arrosée, les deux phénomènes conjugués, ont de fait rendu ce passage assez difficile à franchir. Nous avons eu "l'info", lors de notre "pérégrination". Nous avons donc, opté pour la Via Alpina.

    Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    Odysée en Vanoise... (2018)

     Odysée en Vanoise... (2018) J7 : Refuge du Plan Sec 2320 m - Modane par le Col du Barbier 2295 m. Pont de la Séteria 2215 m, Plateau du Mauvais Berger - Col du Barbier 2295 m, GR®5 - Refuge de l'Aiguille Doran - PR – Amodon – Loutraz – Modane Gare [En passant par « Amodon », on évite la « remontée » vers le Refuge de l'Orgère et la descente par le GR®5 plus « raide »]. Dernière étape de notre "Odyssée en Vanoise", le tout sous un beau soleil.

    Nous prenons notre petit déjeuner assez tôt, nos pas que l'étape soit longue, mais nous sommes contraintes par l'horaire de notre bus... ou d'un hypothétique train. [Pour venir en Vanoise, nous nous sommes garées à Bardonecchia, et avons pris le train (20 mn) pour rejoindre Modane]

    Nous quittons le refuge, et empruntons le même itinéraire que la veille. Nous sommes, pour l'heure à l'ombre, et il fait plutôt frais ; le bonnet est donc de sorti (brève toutefois la sortie). Le sentier, tout en balcon, surplombe l'immense retenue d'eau du Plan d'Amont ; tout est calme, il n'y a même pas un souffle... pas un bruit. On se laisse porter par le sentier tout en regardant le paysage alentours  ; le soleil nous gagne. Pont de la Séteria 2206 m ; pour nous c'est tout "droit" ou "droit dans la pente". Nous passons en face, sur l'autre versant. Nous faisons une courte pause, puis nous nous "élançons" sur la sente qui grimpe en direction du Col de la Masse - belle option pour celui qui veut rejoindre le Refuge de l'Orgère - ; nous, nous bifurquerons en direction du Col du Barbier... Nous passons le Plateau du Mauvais Berger - curieux nom par ailleurs - l'endroit est bucolique... et donne à voir. La sente file en pente douce, toujours en mode "montée". C'est beau. Le Barbier, et toujours sur le GR®5 & accessoirement le GRP du Tour de la Haute Maurienne.

     Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

    Une foi le Barbier, passé, nous entamons, la longue descente vers Modane. Nous quittons le sentier balcon, et "pénétrons" dans le Bois du Bourguet ; les lacets quelques peu raides se succèdent. Notre prochain objectif de la descente c'est le Refuge de l'Aiguille Doran (hélas, celui-ci va fermer ces portes définitivement cette année...) Après quelques acrobaties, et quelques photos, le refuge. Le lieu est magnifique, paisible. On y resterait bien volontiers... On se pause, le temps de prendre une respiration et une petite collation "liquide" - du thé ! -. Et l'on se remet en route...

    Nous délaissons le GR®5, et "coupons" à travers bois en empruntant le PR qui descend vers Amodon. La descente y est plus courte et un "poil" moins raide que sur le GR5. Nous quittons temporairement le sentier pour emprunter une piste - par d'erreur possible, ici - le circuit est fort bien balisé (enfin il y a des poteaux indicateurs Odysée en Vanoise... (2018),  mais pas de balisage jaune, vert, bleu... !). Nous arrivons à la Stèle - Monument aux Morts -. Nous nous posons pour avaler un "bout", et se reposer un peu. à partir de ce lieu de mémoire la piste se fait chemin, puis le chemin se fait sentier... Ce même sentier se perd un peu dans les près... Près, fraichement fauchés, qui invitent très volontiers à la sieste... Les bruits de la ville se rapprochent ; on distingue quelques toitures... On descends, sur un sentier mal commode, jonché de pignes de pins, d'aiguilles et de cailloux... Une chute, heu non, deux chutes ; chacune la sienne ! ; donc deux chutes plus tard nous débouchons sur Loutraz, nous sommes à la "périphérie" de Modane. Nous passons le Pont de Loutraz, et poursuivons ; il faut plutôt chaud, le soleil cogne ... et pas une trace d'ombre pour se mettre au frais !

          Modane, "porte d'entrée et de sortie" de la Vanoise...

                                            La gare... l'attente Odysée en Vanoise... (2018) puis c'est le bus pour Bardonnechia - Bardonèche

    Notre périple en Vanoise est terminé... de fait les vacances sont finies Odysée en Vanoise... (2018) !

     Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)Odysée en Vanoise... (2018)

     

    Odysée en Vanoise... (2018)


    Odysée en Vanoise... (2018) Côté difficulté technique
     
    Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 Sentier du Pas de l’Âne : Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles . Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable. En Vanoise, le balisage est quasi inexistant.
      
    A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (Août 2016) Côté équipement

     

    Odyssée en Vanoise... (07-2018)Côté photo

     

     Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Cartes

    • Carte IGN 3534 OT : Les Trois Vallées  - Modane, Parc National de la Vanoise
    • Carte IGN 3633 ET : Tignes - Val d'Isère - Haute Maurienne - Parc National de la Vanoise
    • Carte "Rando Édition" : Vanoise : Tarentaise - Maurienne  1 : 50 000

     

    Odysée en Vanoise... (2018)  Hébergements - Refuges 

     

    Odysée en Vanoise... (2018) Transports

    • Trainitalia : Bardonèche - Modane / Modane - Bardonèche. Uniquement le Week-end
    • Bardonecchia – Modane : bus (30 mn de trajet). Compagnie Gherra

     

     


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     Odyssée en Vanoise... (07-2018) 

    Odyssée en Vanoise... (07-2018) Résumé du parcours  : Ces informations sont données à titre purement indicatif... Les différents commentaires sont, somme toute, "subjectifs" : ils expriment le ressenti sur le moment donné, influencé par : le niveau, le matériel, la condition physique et les conditions du moment - météo, enneigement  -...

     


     

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