A spasso tra le grandi montagne dell'Argentera, tra laghi alpini, rifugi, sentieri...
Val Gesso - Valle Gesso - Vallée de Gesso
En quête de la Saxifrage à fleurs nombreuses - Saxifraga florulenta
[Espèce endémique des Alpes maritimes franco-italiennes …]
Me voici de « retour » dans les Alpes du Sud (après une courte exploration de la Vanoise et des Alpes Turinoise lors de l'été 2018) pour une belle itinérance de 7 jours à travers le très beau Parco delle Alpi Marittime, entre Mercantour et « Argentera ». [Secteur pour partie parcouru en 2013 et en 2016, en ce qui me concerne] Quelques sommets étaient prévus sur cette boucle : la Cime de l'Agnellière 2700 m, la Punta Fenestrelle 2701 m, la Cima del Baus 3067 m ; ainsi que quelques beaux cols : Passo del Brocan 2892 m, Passo del Prefouns 2615 m. Le programme sur le papier était plus que sympathique ! Hors, c'est comme tout, entre la réalité et le topo, il y a toujours – ou presque – un MAIS ! La météo aura joué avec nos « nerfs » : pluie, orage, grêle, vent, soleil capricieux, nuages biens noirs – voir un peu flippant
par moment – Tous ces « ingrédients » auront fini par nous dérouter de notre itinéraire initial ; mais pas à nous faire renoncer !
Boucle de 7 jours, inspirée de la carte et de deux précédents "séjours" dans le secteur. Départ & arrivée du Boréon [Mercantour]. Itinéraire réalisé dans la partie centrale du Parc Marittime-Mercantour.

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De la Vésubie au Val Gesso ... "Le Colle di Fenestra, un col chargé d'histoire : I Sentieri della Libertà, “Vie del Sale”, i pellegrini"
Levé plutôt matinal pour cette première étape. Une météo « clémente » étant prévue pour cette première journée, la Cime de l'Agnellière 2700 m est au menu du jour, afin de prolonger un peu le plaisir, mais aussi pour aller admirer le panorama ; la vue peu porter loin depuis ce sommet. Au petit matin, après une nuit plutôt calme, me voici debout en quête d'un peu de fraîcheur. Le refuge est quasi calme, seul un groupe de « grimpeurs » est debout en train de prendre le petit déjeuner. Aujourd'hui pour eux, ce sera une grande voie sur le secteur de Caïres de Cougourde 2921 m. Je mets le nez dehors histoire "d'humer" les premières « heures des vacances ». Je tic un peu en voyant la noirceur du ciel dans le lointain. J'échange quelques mots avec un grimpeur sur la météo annoncée la veille par le gardien. Il me dit d'un air aussi dubitatif que le mien, qu'il est prévu que le soleil brille aujourd'hui. A voir ce que nous avons sous les yeux, nous avons comme un très gros doute
Le PDJ terminé, nous nous afférons aux derniers préparatifs de nos sacs. Un lacet, puis deux, nous voilà « lancées » sur le GR52, en direction, dans un premier temps du Lac du Trécolpas 2150 m, puis du Pas des Ladres perché à 2448 m ; ensuite, il faut filer à flanc, et poursuivre après une courte descente vers le Col de Fenestre ou en italien Colle di Finestra 2474 m. Une première étape pas très difficile mais très belle. Le nez en l'air, non pas a humer l'air – ça c'est déjà fait ! - mais à « loucher » sur le ciel, qui se fait de plus en plus menaçant, ce qui n'augure rien de bon. Dans le lointain, vers Saint Martin, des bruits suspects se font entendre. Le ciel est bien trop sombre au dessus de nos têtes pourvu que cela ne « pète » pas ! Au final, ça a fini par «péter», juste au moment où nous arrivons au Pas des Ladres. Nous étions déjà bien engagées quand la pluie a commencé à tomber. Au Pas, c'est l'orage qui nous a cueilli ; un spectacle son et lumière de « toutes beautés », avec en prime un peu de grêle – si non cela n'aurait pas été drôle ! - magnifique mais plutôt « flippant »
Soria est en vu, quelques lacets plus tard, nous arrivons au refuge, où la foule des grands jours semble s'être donnée rendez-vous. On s'installe, on déballe nos affaires trempées, et mettons le tout a sécher au soleil. Une après midi plutôt tranquille se profile à l'horizon. Une bonne pose n'est pas pour nous déplaire.
Accueil 3 étoiles à "Soria" (comme dans les tous refuges des "Marittime") ... Nous sommes seules, personne ce soir au refuge, c'est plutôt calme. Ça tranche avec le brouhaha de la veille - ou un "Joyeux anniversaire" - avait rendu la salle à manger un poil bruyante ! Nous faisons "causette" avec l'aide gardien qui parle bien français. Après une soirée sympathique, le marchand de sable tape à la "porte", il est temps de se coucher.
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Un balcon sur le Gelas et l'Argentera ...
Au levé, je jette un œil sur le ciel, histoire de voir la tendance du jour : bleu ? Gris ? Pour aujourd'hui le bleu à l'air de dominer ; ça tombe bien on avait envie d'un peu de soleil ! Un départ un peu tardif pour cette deuxième journée, c'est une étape de transition : une montée, un col, une descente. La Punta Fenestrelle 2701 m sera peut-être au menu de cette journée ; nous aviserons le moment venu. On pourrait si on le voulait pousser un peu plus loin, vers un autre refuge, passer deux cols ou un col et un passo (ce qui revient à peu près à la même chose) mais on a décidé de faire ce « Giro » en mode « slowly ».
Après les petits rituels du matin : l'ajustement du sac et des chaussures, « l’au revoir et le merci » aux gardiens du refuge ; nous nous mettons en route. 4 h max. Pour cette deuxième étape. Sous le col, nous « débusquerons » deux beaux chamois jouant avec le relief assez escarpé, par endroit, de la Punta Fenestrelle 2701 m. La montée se fait « douce » par de longs et réguliers lacets ; offrant de beaux points de vue sur le Col de Fenestre, et sur le Gélas entre autre. Le vent souffle par petite touche, nous offrant quelques instants de « fraîcheur » Nous faisons, une « petite » pause, histoire de nous restaurer, le déjeuner est loin, les estomacs ont faim, et réclament leur « pitance ». Nous nous poserons près du torrent, non loin du sentier. Nous en profiterons pour délasser nos pieds dans ses eaux froides. Après ce petit intermède "glacé", nous faisons un court détour vers le Barrage du Chiotas [barrage-voûte, haut de 130 mètres avec un couronnement qui mesure 230 mètres !]. Quelques belles fleurs feront les « frais » de mon Lumix : Campanules, Orchis tachetés, Joubarbes, Raiponces. Après ce bref petit détour, nous filons au Refuge Genova. Une architecture, un « poil » austère, mais pour sûr une bonne adresse : accueil, repas … Bref, que du bon !
Après les petits rituels habituels du « soir » : lessive, douche ... [il n'est que 15 h !] ; nous décidons d'aller faire un petit tour, vers le « Brocan », histoire de voir de quoi à l'air le sentier, mais aussi pour profiter d'une pause aux abords du très beau Lago Brocan 2004 m ; où nous aurons, ici aussi, l'occasion d'observer quelques chamois. De notre « poste d'observation », un bon gros rocher, nous apercevons sur les hauteurs, et sur le sentier du Brocan, de petites tâches multicolores qui « descendent », doucement mais sûrement. Ce sont trois marcheurs qui cheminent avec prudence vers le Refuge Genova. Nous profiterons de leur présence, le soir, au refuge, pour échanger avec eux sur l'état du sentier sur le versant « Remondino », le versant opposé Connaissant ce secteur, la neige peut poser quelques petits soucis, surtout entre le Lac Nasta et le Refuge Remondino, la descente n'y est pas aisée, et plutôt raide hors neige, alors avec celle-ci la difficulté augmente un poil [mais rien d'insurmontable, il suffit juste de savoir où l'on met les pieds – et parfois les mains !-]. Le versant « Remondino » est très minéral, et très beau. "Bilan, après échange" en franco-italien :
Bien sage. Le menu du lendemain a l'air sportif ! Mais … Hé oui, il y au MAIS, la météo n'est pas au rendez-vous ! Une vigilance aux fortes pluies a été émise pour le milieu de la matinée. Le beau ne sera pas de la partie ! Après une longue réflexion, nous décidons de renoncer au Passo du Brocan, et accessoirement à la Saxifrage à fleurs nombreuses. Nous optons pour le Refuge Morelli Buzzi en passant par le Colle del Chiapous 2526 m ; une étape assez courte - mais pas dénuée de "charme" - et qui devrait nous permettre de « passer » entre les gouttes. Départ prévu à 6 h, pour éviter la pluie qui devrait faire son apparition en milieu de matinée. Après un bon repas, et une belle soirée, Morphée fait son œuvre …
Bacino del Chiotas & Lac Brocan ... |
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Les loups du Mercantour-Argentera |
Barrage du Chiotas
C'est aux premières lueurs du jour que nous quittons le refuge ; après un « solide » petit déjeuner. Le bonnet et la polaire sont de sortis ; il fait plutôt frais. Au dessus de nos tête quelques nuages, un bout de ciel bleu, et rien de plus ! Le Barrage du Chiotas est éclairé – surveillance « oblige » -, cet imposant ouvrage dans un cadre si sauvage donne à voir. C'est impressionnant, et si j'osais même, plutôt esthétique aux premières lueurs du jour. Les « occupants » du refuge se sont donnés le mot, tout le monde ou presque s'est levé aux aurores pour partir avant la pluie. Un déluge "qu'ils disent" ! Mais pour l'instant, tout est tranquille, même le ciel ! Nous filons vers le barrage par la piste plutôt confortable : un œil sur le ciel, l'autre sur le Colle del Chiapous 2526 m – qui semble être à des « années lumières » - Une silhouette, non deux, se dessinent non loin de nous. Ce sont deux jeunes bouquetins – plutôt matinaux – qui défient les lois de la « gravité » aux abords du barrage. Une photo, puis deux, nous poursuivons – toujours sur la GTA – longeons puis passons sous puis dessus, le Barrage du Chiotas. Au sortir de celui-ci nous entamons la montée par de larges lacets en direction du col, au passage nous décocherons, encore, quelques beaux bouquetins. La première partie de la montée se fait sur un terrain herbeux plutôt agréable à marcher, puis c'est le « cailloux » qui prend toute « la place ». Un contraste assez saisissant entre le « vert intense » et le rouge de la roche du Vallon del Chiapous. Une petite pause pour admirer le paysage, quelques photos, et nous repartons, toujours en mode ascendant ! Le col est vite atteint. Nous y faisons une courte pose, le temps ne se prêtant guère à la flânerie ; en contre bas, c'est le Refuge Morelli Buzzi et son toit rouge. Après quelques lacets, nous arrivons au refuge, où nous nous délestons de nos affaires, et filons en direction du Lago Della Rocca Barbis 2519 m, qui se situe juste au dessus ; la pluie n'est pas encore là, autant en profiter. Le secteur est tout aussi austère que le col : c'est minéral à souhait. Une photo et deux gouttes plus tard, nous voilà de retour au refuge, où la pluie nous cueille. Le gardien, quelque peu inquiet, attend son "ravito". La pluie tombe drue, et les 4 mules censées monter au refuge, ne pourront pas y parvenir car le sentier est glissant, et le vent qui souffle risque fort de déséquilibrer la charge et de les faire chuter. Après un long moment d'observation à la jumelle, le gardien décide de rejoindre la "caravane". Et c'est à dos "d'homme" qu'il récupérera une partie de son ravito. Le reste attendra que le calme soit revenu ! La vigilance ORANGE émise par la météo était bien la bonne ! Une pluie ... ou plutôt des torrents d'eau ... sont tombés ! Rendant le cheminement quasi impossible en montagne. Notre changement de programme fût le bon ... il aurait été difficile voir dangereux de passer par le Brocan ce jour là ! Le temps passe ... l'heure du repas a "sonné". Nous passons une belle soirée. Demain, nous poursuivons notre "Giro". Le PDJ est prévu pour 7 h. En fonction de "Dame Météo", nous nous mettrons en route ou pas.
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8 h du mat... le soleil quoique un poil timide semble, enfin vouloir se montrer !
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6 h du mat. je me lève pour "humer" l'air vivifiant du matin, et surtout pour voir la "couleur du ciel". Je constate, par la porte vitrée du dortoir, qu'il pleut toujours, mais que le vent à fini par se calmer. Dehors les nuages jouent avec le relief, c'est beau. Je décide de faire une petite excursion photographique. Le Vallon de Laroussa est noyé dans un "océan de brume", le Colle del Chiapous lui est presque sous le soleil. Contraste plutôt étonnant, mais très photogénique. Nous petit déjeunons à l'heure convenue, mais attendrons encore un peu avant de poursuivre notre route. Aujourd'hui, nous faisons étape au Refuge Valasco, en passant par Termi di Valdieri en "gros" : une bonne descente suivie d'une petite montée.
C'est aux alentours des 9 h que nous décollons. Nous avons attendu que la pluie cesse, et que la visibilité soit un "poil" meilleur. Dernière vérification des sacs ; préparation des pieds ; enfilage des godillots. Nous sommes fin prêtes pour notre "étape". Pour nous souhaiter bonne route, et nous remercier, le gardien Paolo, nous joue un petit air d'accordéon - un très bel instrument, réalisé par ses soins - ! Et souhaitons le meilleur à nos compagnons d'un jour pour la suite de leur périple. Dehors les nuages dansent dans le ciel ; recouvrant les parois de la "Stella". C'est toujours aussi beau ! Grandiose je dirais. Cela donne à cet endroit totalement minéral un air féerique. Nous entamons avec prudence - car ça glisse un peu - la descente vers Termi. 1000 m de dénivellation négative dans les "nuages" ! Fantasmagorique, étrange. Quelques 2 h plus tard, nous voilà rendu, nous sommes arrivées à Termi di Valdieri. Maintenant, hé bien, il ne nous reste plus qu'à monter
Après ce petit intermède, nous nous remettons en route. Pour monter à "Valasco", c'est tout droit ou presque, il suffit pour cela d'emprunter l'ancienne piste militaire - fermée à la circulation - et se laisser "bercer" par la rivière "Cougne", qui dévale avec fracas, les pentes du Valle di Valasco. La montée est plutôt "bucolique" : mélèzes, feuillus, et autres fleurs - mais toujours pas de Saxifrage - bordent le chemin. Quelques étrangetés feront les frais de mon infatigable APN. Après ce petit interlude champêtre, nous voilà rendu. "Valasco" en impose toujours autant. En 2013, j'avais été surprise par l'étonnante architecture du bâtiment ; un pavillon de chasse aux allures de forteresse, à la couleur orangé. 6 ans, ont passé, et c'est toujours aussi beau et surprenant.
Le ciel s'est assombri. Ma montre me signale - et me fatigue, aussi - à coup de grand "BIP" une alerte orage !
Après une belle soirée d'échanges en tous genres avec nos voisin de table, l'heure du marchand de sable a sonné. Demain c'est notre avant dernière journée en Argentera, une journée ou paraît-il le soleil est de "sorti". Notre "périple" en Val Gesso touche presque à sa fin.
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"Grand beau", pour notre arrivée au Refuge E.Questa !
Debout il est l'heure ! Aujourd'hui c'est notre avant dernier jour. Nous montons au Refuge E.Questa. L'option retenue : et non pas la "Directissime", mais l'option par les Lacs Valscura & Claus. La météo du jour : soleil et nuages, l'inverse fonctionne aussi. Pas de pluie au programme du jour.
Je m'extirpe, en douceur, de mon lit douillé à la pointe du jour. Je quitte à pas feutrer le dortoir encore bien endormi. Dehors le grand beau n'est pas encore arrivée, quelques nuages bataillent avec le ciel - lui aussi - encore un peu endormi. Quelques clichés plus tard, je retrouve mon compagnon de route. Nous petit déjeunons ; & après le rituel du matin (chaussures, sac, eau...), nous quittons "Valasco". Le soleil est un peu timide ce matin encore - pourtant le beau était annoncé pour cette journée de jeudi - Qu'importe, nous poursuivons, toujours sur la piste militaire sous le couvert de mélèzes, de feuillus, et de belles plantes comme l'Orchis tacheté qui tapissent le bord du chemin. Nous cheminons le nez presque en l'air pour contempler Mère Nature. C'est toujours aussi beau ce secteur !
La montée se fait progressive, et toujours sur la piste ; on pourrait penser que c'est confortable de marcher sur ce chemin, mais en fait pas tant que ça - ou presque - le cailloux y est bien présent et à parfois tendance à vous faire trébucher. Nous gagnons en altitude, quelques trouées dans la végétation nous permettent d'étendre la vue sur le Valle di Valasco pour parti prisonnier des nuages, le Mont Matto 3097 m, n'est pas en reste : il domine fièrement le dit Valle. Quelques lacets plus tard, c'est le Lac Valscura inférieur, qui se dévoile, sous nos yeux. Pour l'admirer dans son entièreté il faut fournir un petit effort, et poursuivre sur le sentier (accessoirement le sentier N22/GTA) qui mène au Refuge E.Questa. Le ciel s'est assombri, n'augurant rien de bon. Mon alti. - tout comme la veille - "BIP" une alerte orage Nous voilà rendu. Il est tôt, avec mon acolyte nous décidons d'aller faire un petit tour du côté du Pas des Portette 2600 m. Le temps étant un poil incertain, j'ai opté pour un "stop" au pied du Pas, par contre mon acolyte - plus enclin à la découverte, et ayant apparemment quelques fourmis dans les pattes a poursuivi vers le Passo delle Portette Sud (secteur plutôt pourri aux dires de mon compagnon de route). Je profite de cette pause, pour m'installer sur un bon gros rocher, pour observer quelques bouquetins audacieux d'un œil et de l'autre mon acolyte qui file vers le Pas, sur un sentier mal commode. Sur le chemin de retour - pavé par endroit, & un peu expo. à d'autres - je me suis mise en quête - toujours - de la Saxifrage... Et comme pour les jours précédents je n'ai rien vu, rien trouvé
Après ce petit intermède, nous remontons, direction le refuge. Demain la journée va être très longue ; c'est la fin de notre tour dans le Parco delle Alpi Marittime. Nous avons modifié notre dernière étape ; à l'origine nous devions passer par le Pas di Prefouns 2615 m, mais n'ayant pas pu passer par le Passo di Brocan, et de fait par les Lacs de Fremamorta à cause de la météo, nous avons opté pour un retour par les Lacs de Fremamorta. Rester plus qu'à déterminer par quel col frontière nous devons passer pour retourner vers le Boréon. Celui de Fremamorta, ou par celui du Col des Cerises 19 h, c'est l'heure du souper ! Comme d'habitude, toujours aussi excellent, et servi avec soin. Notre tablée n'est pas en reste au niveau conversation : échanges sur nos tribulations alpestres en tous genres ; sur les destinations lointaines réalisé par certains... Bref, une belle soirée, une belle dernière soirée !
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Du Val Gesso au Boréon ...
Oui... mais par où ??
5 h 30 ... Ce n'est pas l'heure du levé, mais le sommeil s'en est allé alors autant en profiter, pour aller voir l'humeur du ciel, et éventuellement faire quelques photos. Je "dégringole" l'échelle mal commode du dortoir (la chute est à proscrire ... car ça pourrait faire très mal Toute cette agitation a fini par faire sortir mon "acolyte" de dessous sa couverture ... Nous finissons de regarder le levé du soleil ; faisons quelques clichés et filons petit déjeuner ; les sacs sont quasi prêt il ne reste plus qu'à faire le plein d'eau, et ensuite, en route ! Nous ne sommes pas encore totalement décidé sur l'itinéraire à suivre
"I Sentieri della Libertà..."
Quatre options s'offrent à nos godillots - pour certains bien usés ! Par le Passo del Prefouns 2615 m, et sa sente de caillasses mal commode à remonter versant "Marittime", versant Mercantour c'est plus "roulant". Une version [presque] courte, assez esthétique et un peu sportive toujours versant "Marittime". En dénivelé positif ont obtient environ 450 m [ça donne envie]. A privilégier par grand beau ... [Cotation : EE escursionisti esperti]
Par le Col de Frémamorte 2 615 m, c'est : + 650 mètres / -1 460 mètres pour 19 km. C'est plutôt long, mais très joli ; pas de difficultés particulières hors mis la distance, et le "négatif". En plus de la petite visite aux nombreux lacs du coin - des deux côtés de la frontière -, c'est aussi un panorama assuré sur la Serra della Argentera. Sur cette "option" nous sommes sur la dixième étape de la GTM. GTM pour Grande Traversée du Mercantour
Par le Col de Cerise - Colle di Ciriegia 2543 m, l’itinéraire emprunter est quasi le même que pour le Col et les Lacs Frémamorte. La différence se fait au niveau du dénivelé positif, mais aussi négatif. Par ce col l'arrivée au Boréon est plus "direct". Et au dire de certains, la descente y est plus "esthétique" que par le Col de Salèse. Dans un cas comme dans l'autre il faut compter environ 7 h.
Et pour finir, le Colle du Ghilié 2639 m (Mercantour Est). Cette variante est assez longue, et est à privilégié par grand beau temps, plutôt réserver aux EE ou escursionisti esperti en italien dans le texte. L'itinéraire est le même que pour le Col de Cerise - Colle di Ciriegia 2543 m. Il faut quitter le Vallone di Ciriegia, & le sentier N15, à l’altitude 2452 m, bifurquer à main gauche, et emprunter le sentier N15 B (cairns & sente visible depuis le Vallone di Ciriegia) qui rejoint le Vallone di Balma Ghiliè - sentier N 12 - et "filer" vers le Colle du Ghilié 2639 m (Mercantour Est). La descente se fait dans un premier temps dans la Combe Guilié, puis par le Vallon des Erps - secteur pour parti non balisé. On peut aller au Refuge de la Cougourde en passant par ce col et par les très beaux Lacs Bessons, ici pas de balisage, pas de sentier, seulement quelques cairns, un bon sens de l'orientation est recommandé. L'étape de fait est très longue, mais très belle. Le tout dans un univers très sauvage, peu fréquenté, sauf peut être par les bouquetins. Il faut compter environ 10 h, pour cette "configuration" - ça laisse rêveur !! - Quelques topos, en italien dans le texte, sur une partie de cette "balade", par là et un autre par ici : Traversée Piano della Casa del Re – Colli del Mercantour, Ghiliè – Rifugio Remondino – Valle Gesso, et puis sur le Sentiero N12 - Vallone Assedras (Bivio N11) - Colle Mercantour - Colle Ghiliè, ou bien encore par ici - avec photos, trace GPS et carte - : Serra del Mercantour - Vallone della Ghigliè et pour conclure : A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende
7 h... Le top de départ est donné. Nous quittons le refuge et son agitation matinale. La Nebbia (brouillard) s'est invitée en ce tout début de matinée ; elle "avale" presque tout le fond de la vallée. Au-dessus de cette masse imposante de "ouate", c'est le soleil qui essaie de percer. C'est dans cette "nasse", sous le couvert de ce beau manteau "blanc" que nous débutons notre "retour". Les premiers pas commencent par une courte descente, et accessoirement par un bon chemin. Chemin qui croise et entre-croise divers bifurcations : la première mène au Passo del Prefouns 2611 m ; la seconde fait la jonction avec le Val Morta et Termi Di Valdieri, et la troisième prend la "tangente" vers Val Morta et le Colletto di Valasco. Nous passons sous le Passo del Prefouns, avec son "impressionnant pierrier ; fichtre marcher là dedans avec un gros sac ça donne envie |
Après quelques hésitations, nous nous sommes décidées, et avons opté pour le Col des Cerises ou Colle di Ciriegia 2543 m. Le ciel est bleu - ou presque, cela dépend où l'on se situe -. L'envie d'une arrivée "plus direct" sur le Boréon aura eu raison du Colle di Fremamorta 2616 m ! Nous quittons le sentier principal pour emprunter le chemin - tout en balcon - qui file vers Piano della Casa del Re, et accessoirement vers le très joli et petit - tout petit - Refuge Regina Elena. Je connais ce secteur pour l'avoir arpenter plus d'une fois ; et c'est toujours aussi beau ! Face à nous le Col des Cerises se dévoile - timidement- le menu de cette fin de matinée semble encore un peu loin. Nous quittons la "N16" et la direction de "Fremamorta", pour emprunter la "N26". On file à flan, en mode "descente". Quelques lacets plus loin, et plus bas, deux options - encore ! - s'offre à nous : N 26 A ou N 26. Connaissant le coin, je propose de poursuivre sur le chemin du haut, sur le "N26" - ça me changera un peu -. A noter que le N26A est coté : EE - Excursionniste Expert. Un court passage requiert un peu d'attention. Nous faisons une courte pause : rafraichissement, barre chocolatée ... Une pause bienvenue avant la "rude" montée qui nous fait face ! Le Vallone di Ciriegia, de loin, à l'air fort "sympathique" à "grimper". Je sens que ça va être long ! Après cette courte pause "friandise" ; nous nous remettons en route, le chemin qui reste à parcourir est encore long, très long jusqu'au Boréon. Au regard de la carte, ça laisse rêveur !
Nous voilà arrivée à la croisée des chemins (côte 1896 m), au milieu d'un troupeau de chèvres un peu surprise de trouver deux bipèdes à cette heure là ; je fais un brin la circulation, ses Dames sont un peu "effrayées", c'est en "douceur" et presque à peu feutrée que nous "pourfendons" le troupeau. Il faut bien que l'on passe ... En contre bas, le Rifugio Elena, et face à nous, dans les nuages - bien gris - le Vallone di Ciriegia et le Col. 650 m de montée, dans ce qu'il semblerait être de la "caillasse" ; on distingue tout juste le début d'un commencement de sentier en "zig zag" (au final le Vallone di Ciriegia c'est un immense "pierrier" presque bien "ordonné" dans lequel l'on trouve un sentier par ma foi bien tracé ; la perspective peut parfois jouer quelques tours).
Le Col de Cerise - Col de Ciriegia (jadis connu sous l'appellation de Arnova) passait l'une des routes du sel les plus importantes des Alpes du sud"
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Comme le soleil brille encore, on passe en mode "short", ce sera plus agréable si l'on a un coup de "chaud" dans la montée. Après ce court et dernier intermède, nous entamons la dernière montée de la journée : 650 m de positif, cela ne devrait pas trop durer. Au dessus de nos têtes une bataille a commencer entre le soleil et les nuages. Côté Mercantour, c'est plutôt sombre, versant italien, le match continue, le soleil domine encore mais très certainement pas pour longtemps.
La montée se fait plutôt bien, les lacets sont réguliers avec quelques rares passages raides, et un long passage en traversée qui longe la paroi, au pied de laquelle se trouve un abri militaire en ruine [vestiges de l'ancien refuge militaire Antonio Vivalda] ; en de rares endroits l'on retrouve des portions encore pavées. Le balisage orange joue un peu à cache cache sur les rochers. Nous passons quelques névés ; le col est en vue, on ne peut pas se tromper la caserne construite pour sa "défense" est plus que visible ! Les nuages ont fini par gagné le match, le soleil s'en est allé. Pourtant sur le bulletin météo il était dit : grand beau, bref no comment !!! Un lacet, puis deux, et quelques bouquetins, plus tard nous voilà au col. Un col chargé d'histoire, histoire bien triste et pas si lointaine. [
Un pas, et nous sommes en France, dans le Parc National du Mercantour. Notre tour, touche presque à sa fin ; nous tournons définitivement le dos au Val Gesso, au Piémont. Une belle sente nous tend ses "zigzag", le Vallon du Cavalet nous "attend". Mon alti. (encore lui !) se manifeste : alarme orage ! [Va falloir que je fasse quelque chose... à ce petit "bijou de technologie", il me fatigue a sonner toute les 5 mn
Le Boréon n'est plus très loin. Quelques lacets à parcourir, le tout sous le couvert d'une belle forêt de mélèzes - mais pas que -. et nous "déboulons" repues de "nature", et un brin fatiguée au Boréon. Notre périple se termine avec le retour du soleil. Un jet de chaussures plus tard, nous voilà sur la route de retour. Une fois de plus le Parco Naturale Alpi Marittime a su montrer plus que "généreux" : lacs, fleurs, chamois, bouquetins, accueil et repas des refuges ... Le petit "+" les rencontres, et nombreux échanges avec des passionnés de montagne. Quelle belle bambée ! 6 jours c'est un peu court ... A mon avis ... une quatrième visite ne serait pas à exclure !
Vivement la saison 2020 !
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Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 pour : Passo di Brocan, Passo del Prefouns 2611 m, Punta Fenestrelle 2701 m. Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable. [non réalisé pour "cause météorologique !]
Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge.
Pour 2019, deux "petites nouveautés" :
- Le "truc" qui "BIP" : la SUUNTO CORE - altimètre, baromètre, boussole, fonctions météo... 64 g
- Batterie externe 10 000 MaH - 2 ports USB, USB c ... 223 gr. A su se montrer efficace ... et utile !
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Fraternali editore, carta 1:25.000, n.15 Valle Gesso Parco Naturale delle Alpi Marittime.
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Blu edizioni, carta 1:25.000, n.1 Parco Naturale Alpi Marittime.
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IGN 1:25.000, 3741OT Vallée de la Vesubie / Pn du Mercantour
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IGC n.113 : carte 1:25.000, Parco Naturale Alpi Marittime, Entracque, Valdieri, Mercantour, Gelas.
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Refuge Soria-Ellena 1840 m - Pian del Praiet San Giacomo Di Entraque, dans le valle Gesso, au Nord du parc.
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Rifugio Morelli Buzzi - Vallone di Lourousa 2351 m
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Rifugio Genova-Figari 2009 m - Vallone della Rovina, aux alentours du Lac Brocan
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Refuge Valasco - Maison royale de chasse Reale Casa di Caccia 1764 m -
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Refuge Emilio Questa 2388 m, "situé sur le rivage nord du Lac des Portette..."
Sites météo
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Secteur "Questa" : 3bmeteo.com
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Secteur "Genova" et "Valasco" : meteoalpi.com
Résumé du parcours ...














































