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Queyras, Mercantour, Argentera, Ubaye, Massif des Cerces, Piémont, Vercors, Cévennes, GR20, Tour du Viso, Lubéron, Verdon, Provence, Sainte Victoire. Envie d'ailleur : Népal, Argentine, Ile de Madère

Tour de la Font Sancte (Août 2017)

Publié le 28 Août 2017 par Le P tit Crapahute dans ceillac, Col Girardin, Lacs de Roure, maljasset, tour de la font sancte, Val d'Escreins, Vallon de la Sellette, vallon des houerts

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte...

 

 

 


4 jours pour faire le tour de la Font Sancte, son Pic Nord haut de 3385 m est le point culminant du Queyras. Hauts cols, vallons sauvages, mélézin, réserve naturelle, hameaux, lacs, bouquetins... feront partis du voyage. A ce tour de 4 jours nous avons ajouter (si non cela aurait été un peu « court » et pas « drôle ») une journée supplémentaire en Ubaye, histoire de faire un petit sommet – ou pas -. Ce tour est côté : difficile ; les journées sont longues, les dénivelés "conséquents" & certains secteurs requiert de l'attention et un pied sur.

Carte du parcours en bas de page. Tracé pour GPS : Tour de la Font Sancte (Août 2017) [Tour de la Font Sancte (Août 2017) itinéraire réalisé après !]


Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017)  Le lac Miroir 2210 m

Tour de la Font Sancte (Août 2017)

Du Queyras à l'Ubaye ...

Sur le Tour de la Font Sancte (Août 2017), sentier de l’Europe

 

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017) J1 : De Ceillac 1650 m à Maljasset 1910 m, par le « fameux » GR5, donc par le Col Girardin 2699 m ; pour ma part ce n'est pas le plus « charmant des cols » du secteur, mais on avait envie de faire la Tête de Favière – un sommet simple, facile, et en prime avec une jolie vue ! - [Il y a moyen de faire plus court, en partant de Fond de Chauriode... tout au bout de la route. On évite le téléski, mais aussi le beau lac Miroir]. 1035 m d+/ 1270 m d-. Météo de bonne humeur – avec quelques beaux nuages -

 

Dépose du « carrosse » au Pied du Mélézet – 1692 m –. Une chaussure, puis deux ; on règle les bâtons, on fixe le sac sur le dos, et c'est parti ! Il n'y a plus qu'à se laisser porter par le sentier, qui monte inexorablement, à travers les mélèzes ; le bruissement de l'eau se fait entendre un peu plus haut, nous suivons pour un court moment le Ruisseau de la Pisse, puis c'est le lac Miroir et ses eaux vertes, ici la nature est encore préservée, c'est beau ! Une photo, puis deux, nous poursuivons, vers le plus grand lac du Queyras : le lac Saint Anne, et sa belle couleur turquoise ; il se situe au « pied » de l'imposante Font Sancte. Le moins charmant dans le secteur c'est pour ma part le téléski de Saint Anne... Le Col Girardin, est quant à lui, juste au-dessus, ou presque. Il faut encore fournir quelques efforts pour l'atteindre. Le secteur est très minéral... ou minéral à souhait ! Après quelques portions un peu raide, c'est le col... et de l'autre côté l'Ubaye. Dans le lointain on devine le « Chambeyron », le vallon de Mary (le menu de lendemain). Après la « pause syndicale », nous entamons la « dernière » montée de la journée. Nous nous délestons de nos sacs, et poursuivons jusqu'à la Tête de Favière 2866 m, au-delà de l'ancien poste optique, une table d'orientation a été installé. On peut y lire l'histoire, et y contempler les sommets de l'Ubaye, et du Queyras.

La descente est aussi raide que la montée jusqu'au « Bachasse », où là le sentier se fait plus « doux », puis c'est à nouveau « raide », voir très raide (et légèrement expo. Et un peu « glissant » à cause de petits « gravillons ») [On peut emprunter la sente cairnée – et en balcon - qui passe sous la Tête Girardin pour rejoindre Maljasset, la descente y est moins abrupte]

Maljasset n'est plus très loin... Une pause, et deux photos plus tard, nous voilà rendu au Gite de la Cure (excellente adresse !)

 

[Pour rejoindre Maljasset, on peut aussi emprunter le Col Tronchet 2661 m, un peu moins fréquenté ou encore le Col Albert plus difficile, plus long, bien tracé et balisé versant Queyras, tandis que côté Ubaye, il n'y a "plus rien" : sente cairnée qui se perd par endroit (pour les amateurs d'itinéraire "sauvage" & qui ont un bon sens de l'orientation ! Au passage on peu faire un "presque" 3000 : la Tête Rissace 2965 m. Une belle bambée !)]

 

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017)

Lac de Roure

 Lacs de Roure

La portion de "rab"... sous l'imposante Aiguille Pierre-André, le Vallon de Mary se dévoile...

Tour de la Font Sancte (Août 2017)

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017) J2 : la « portion de rab ». Visite du secteur des Lacs de Roure, et avec un peu de chance l’ascension de la Tête de Cialiancioun 3023 m. De Maljasset 1900 m aux Lacs de Roure 2643 m. Météo d'humeur presque joviale, puis de plus en plus sombre, et au final assez chagrine, avec une belle averse en fin d'après midi ! [A réserver à des randonneurs habitués à cheminer hors sentier et ayant un bon sens de l'orientation] nécessite carte et boussole ou GPS.

Le vallon de Mary ne nous est pas inconnu, nous l'avons arpenté en 2007 (avec un très joli bivouac au Lac de Marinet) et en 2014. Le coin, étant joli (et « sauvage »), nous avons opté cette-fois pour une « exploration » hors sentier du secteur : les Lacs de Roure, avec en guise de dessert la Tête de Cialancioun 3023 m (d'autres liens sur ce secteur, en fin de page)

Nous remontons le joli vallon de Mary, quelques lacets et replats plus tard nous voilà rendu à la bergerie de Mary (totalement clôturée par un filet). Après quelques acrobaties entre le cours d'eau, et quelques gros blocs, nous cheminons à vue en direction des Lacs de Roure. Quelques cairns, et une bonne sente, font leur « apparition » et nous indiquent la « direction ». Notre premier lac est vite atteins. Nous croisons la bergère avec qui nous échangeons quelques mots. Son troupeau est posté plus haut il est accompagné de quelques patous, il nous est demandé autant que faire ce peu de cheminer à distance. Nous éviterons, donc le secteur en question, et cheminerons vers le Pas de Cialiancioun, en passant sous les contre-forts de la Spera (« conformément au tracé bleu « ski de rando » sur la carte IGN). Nous nous déroutons et cheminons à vue, puis suivons quelques cairns, et atteignons un second lac. L'endroit est superbe – un beau bivouac en perspective - Le Pas de Cialiancioun est encore loin, en plus de la distance, il nous reste encore un peu plus de 350 m de dénivellation positive à faire. L'heure tourne, 12 h a sonné, et est même passé. Le terrain sur lequel nous évoluons est « difficile », totalement minéral et assez « chaotique ». Les blocs sous nos pieds bougent, et prennent parfois un malin plaisir à nous faire vaciller – sans heureusement nous faire tomber -. Un terrain de jeu habituel mais un peu « cassant ». Dans le lointain deux silhouettes se dessinent, nous ne sommes pas seules … Elles font demi-tour. Au début, je pensais que nous avions dû faire erreur en les voyant revenir. La carte sortie, un vague moment d'hésitation sur le nom du col et quelques échanges plus tard, il s'avère que non. L'heure un peu tardive et un ciel menaçant, les avaient fait renoncer. S'engager dans du terrain d'aventure, avec un ciel vert de gris et gris de rage... ce n'est pas très raisonnable. Il nous restait encore un bon peu à parcourir avant d'atteindre le Col et le sommet, le demi-tour « s'imposait » aussi pour nous. C'est sous les contre-forts de la Spera que nous, aussi, avons fait demi-tour. Je ne sais si nous avions « faim », mais nous avons poursuivi notre « balade » vers le Col de la Traverse, le Col Mary et le Col Marinet. La pluie n'allait pas arriver tout de suite. Le terrain dans ce secteur est plus « stable » et les sentiers bien marqués. Au-dessus de nos têtes les nuages se battent avec le bleu du ciel, par la suite le gris est devenu tendance. Lorsque nous nous sommes « échouées » au Lac Marinet pour une petite pause, le ciel s'est fait plus menaçant. Pas le temps de rêvasser, il faut songer à redescendre. La pluie aura eu la délicatesse d'attendre que nous soyons dans le secteur de Clôt de Balet pour commencer à nous mouiller.

Tour de la Font Sancte (Août 2017) Boucle des Lacs de Marinet et col de Mary, c'est 17 km/7 h & 900 m de dénivelé. On a fait juste un peu de "rab" ce jour-là. 

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017)

Col des Houerts 2871 m - Vallon de la Sellette

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017) J3 : Parce qu'il faut « bien » continuer : de Maljasset à Basse Rua, par le Col des Houerts 2871 m. 1220 m d+/1300 m d-/18km. Au menu : un beau soleil, quelques beaux bouquetins, un vallon verdoyant, de beaux rochers aux formes et aux couleurs improbables.... Mais pas de sommet ! [7 h, avec quelques pauses, et une petite sieste au col, car la montée comment dire pffffffffff  Tour de la Font Sancte (Août 2017) ...]

Départ matinal de Maljasset, notre « petite balade » du jour commence par une « belle » descente sur la D25, en un rien de temps on perd près de 200 m de dénivellation  ! Le chemin est ainsi fait. Les Grabelles – 1724 m - : le Vallon des Houerts lui est au-dessus pour l'atteindre il faut fournir un bel effort, ça grimpe fort. Le sentier monte à travers la forêt, il suit le torrent des Houerts, la fraîcheur est au rendez-vous ! Et c'est tant mieux, car il fait chaud ! La forêt se fait moins dense, le vallon s'ouvre et se « découvre ». Magnifique ! Le sentier se fait plus « raisonnable », pour un temps seulement. Une petite pause pour se « remettre » de cette « petite grimpette ». Deux points flashy attirent mon attention sur les parois du Sommet Rouge : se sont deux grimpeurs matinaux en pleine action. Après ce petit intermède, nous nous remettons en « route », dans le lointain je vois ce que je crois être le col, mais que nenni, ce n'est en fait que le deuxième ressaut. L'entame du col n'est pas terminé, il faut encore cheminer sur une sente un peu raide. Le vallon, sauvage mais pas dépourvu de monde (c'est la « foule » des « grands jours »), est tout simplement magnifique ! Quelques bouquetins se prélassent au soleil et font la joie des photographes amateurs. Quelques lacets plus tard le Col des Houerts 2871 m, porte d'entrée du Val d'Escreins, d'où l'on peut admirer : le Pic de la Font Sancte 3385 m, la Pointe d’Escreins 3038m, le Pic des Houerts ou Pointe Jean Rostand 3250 m, le Pic de Panestrel 3254 m … (et j'en passe), et dans le lointain, les massifs des Écrins et du Chambeyron.

Une bonne pause plus tard, nous entamons la [longue] descente du Vallon de la Sellette, minéral à « souhait ». Au milieu des roches, de couleurs et de formes variées, quelques fleurs font de la résistance. Le site est remarquable, on comprend mieux pourquoi il a été classé Réserve Naturelle. Un coup d’œil en arrière : quelques photos ; un coup d’œil en « avant » pour constater que la descente risque d'être longue ! Nous sortons du vallon, fini le chaos de blocs, le sentier serpente dans l'herbe un peu rabougri par un été plutôt sec. La Gourre, la Gierp, nous sommes en forêt, et c'est tant mieux, car le soleil darde sur nos têtes ! On constate de gros dégâts sur le chemin, l'orage récent a provoqué de grosses coulées, et à charrier blocs et autres graviers... Nous suivons le Rif Bel. Puis c'est Haute Rua, le refuge n'est plus très loin, un lacet ou deux et c'est la fin de cette longue et belle étape.

 

Une belle journée, placée sous le signe de la découverte.

 

Tour de la Font Sancte (Août 2017)

Pic d'Escreins 2734 m

 

 Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017)  J4 : De Basse Rua à Ceillac. Nous avons opté pour la version « moyenne montagne » ; celle qui passe par le haut de la crête de Cugulet, la Crête d’Andreveysson, la Bergerie d'Andrevez, le Vallon des Pelouses (où quelques grimpeurs viennent tutoyer le rocher), le belvédère de la Mourrière... En option le : Pic d'Escrein – 2734 m –. Cette étape contourne la Pointe de la Saume – 3043 m – et traverse plusieurs vallons d'alpages. Étape longue, compter 7 h. Terrain/difficultés : pentes d’éboulis, marches d’escaliers aménagées dans la roche, mains courantes, sentier à flanc de montagne (où le vide est parfois présent). A noter que le temps de parcours est le même pour la "version alpine" :  Pas du Curé 2783 m - col de la Colette verte 2900 m [Passage escarpé, portion d'éboulis assez raide sous le Pas du Curé, passage équipé de câble]. 1350 m d+/1400 m d/8 h

Météo : toujours de « bonne humeur » quoique un peu « piquante » au petit matin. 1270 m d+/1430 m d-/8 h/14.6 km [avec quelques belles pauses ]

 

 

Tour de la Font Sancte (Août 2017)

 

Départ matinal pour cette étape longue de 7 h. On peine à le croire lorsque l'on regarde la carte, et pourtant, si, il faut bien 7 h pour passer de « l'autre côté » de la montagne. Ça commence plutôt « bien » : d'entrée de jeux ça grimpe et pas qu'un peu ! Après 3 « gentils » lacets, nous entrons dans « le vif » du sujet, le sentier se redresse (et mes cuisses se fâchent) ; nous franchissons quelques « obstacles » : vire équipée, escaliers aménagés, puis le sentier file à flanc mais toujours en mode « ascendant ». C'est un « yoyo » permanent avec de très beaux points de vue sur les Écrins tout proche. Le « Cugulet », enfin ! Le plus gros du dénivelé a été réalisé, un dernier effort nous attend arrivé au Vallon des Pelouses, mais pour l'heure... c'est le Pic d'Escreins qui nous tends sa « sente ». J'accompagne mon acolyte sur quelques lacets, mais je suis « repus » : la montée ça use ! Depuis mon « poste d'observation », c'est à dire un bon gros rocher, la vue me sied à merveille, le panorama est superbe. J'observe au lointain le chemin qu'il nous reste encore à parcourir ; il serpente à travers l'alpage qui se situe en contre bas. Ceillac est encore loin, d'ici on ne le voie pas, on le devine (et encore !). Après cette petite pause, nous entamons la descente. Heureusement que le terrain est sec, cela aurait été plus «rock 'n' roll», la pente est vraiment raide. Et là, on « remercie ses bâtons » ! Le vallon est très sec, point d'eau, point de marmottes aussi. Nous filons ainsi jusque la Crête d’Andreveysson que nous parcourons pour partie, le sentier part à main droite, enfin « plonge » à main droite. Une sorte d'escalier naturel malcommode à descendre car là aussi, c'est assez raide. Le Vallon des Pelouses n'est plus très loin, il nous faire encore quelques lacets avant d'y parvenir et rester quelque peu attentive, car le balisage se perd un peu à travers la forêt. Nous voilà rendu ; une bonne pause, il est déjà 12 h passé. Nous nous pausons à l'ombre, le soleil nous « tape » sur la tête, il fait chaud. Quelques rochers feront l'affaire, nous nous calons face à la falaise pour regarder les grimpeurs qui tutoient la parois pas tout à fait verticale du Vallon des Pelouses. Renversant... le devers ? (25 voies de degrés 7 à 8 tout de même ! ). La Bergerie d'Andrevez, est juste au-dessus, c'est la direction à suivre pour Ceillac. Je me désespère, un dernière effort à fournir et près de 300 m de grimpette nous attends (encore !)... L'étape est ainsi faite ; montons puisqu'il le faut !

C'est un peu l'anarchie au niveau du balisage : entre le « vieux », le récent, des traits ou des points jaune, des traces de GR rouge et blanche un peu « usé »... et pour finir le GRP rouge et jaune (fils conducteur de ce tour)  ! Bref c'est amusant de chercher un peu sa trace. Le sentier reste tout de même évident dans cet amas de blocs disparates. L'itinéraire que l'on suit depuis Basse Rua, est surprenant de part sa diversité, avec des paysages plus que variés & "sauvage" : alpages, crêtes, mélézin... et cette vue quasi permanente sur les Écrins. Vraiment superbe ! Nous cheminons maintenant sous la Crête de la Mourière, à flanc de montagne. Puis c'est le Belvédère, c'est ici que la montée prend fin (presque) ... Un petit et court effort pour aller admirer la vue depuis le Belvédère, et faire quelques photos. Le Tour de la Font Sancte touche presque à sa fin. Il nous reste plus qu'à nous laisser « porter » par la descente jusqu'au Pied du Mélezet. Ravin des Oiseaux où bons nombres de mélèzes ont été littéralement pulvérisé par ce qui semble être une avalanche : arbres « décapités », déracinés, ou tout "simplement" arrachés, bien triste. Grand Bois du Moulin... la descente se poursuit toujours à travers bois, un bois plus dense... Après la montée interminable c'est maintenant la descente ! Mes arpions sont en sur-chauffe ! Bois de Lourette... où nous « sortons » du bois : Ceillac est là, mais ce n'est pas pour tout de suite, non. Il nous faut rejoindre la voiture, garé plus loin, et plus haut aussi ! Fichtre... Nous quittons le GRP de la Font Sancte pour suivre le GR®5 jusque Pied du Mélezet (une portion de rab dont je me serais bien passée !!!)

Pied du Mélezet : point final de ce superbe Tour de la Font Sancte (à ne pas mettre entre "des pieds peu avertis" !!) « Physique », mais magnifique...

Un tour 4 Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017) !

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017)

Tour de la Font Sancte (Août 2017) Côté difficulté technique

  • Difficulté de T2  à T3. [Selon l'échelle de difficulté du CAS*]  T2 : étape 1 T3 pour : l'étape 4 : portion équipée de câbles, d'escaliers métalliques dans la roche, présence de vide sur le secteur entre Basse Rua et le haut de la crête de Cugulet ; sur la Crête d’Andreveysson présence de vide, descente raide dans des marches naturelles mal commode, un pas plutôt sûr est recommandé (ne pas confondre CRÊTE et ARRÊTE ! Il s'agit ici de randonnée et non pas d'alpinisme ou de randonnée alpine !). T2 à T3 : Pour les Lacs de Roure :  Accessible aux randonneurs ayant une bonne maîtrise de l’orientation et  une expérience élémentaire de la montagne.
  • Crampons et piolet peuvent-être nécessaires en début de saison ou si des névés persistent sur certains passages : Col des Houerts par exemple. Se renseigner auprès des gardiens de refuge. Carte et boussole, GPS conseillé. Itinéraire bien balisé dans l'ensemble. Itinéraire comportant des étapes de plus de 1000 m/jour et de plus de 6 h. Itinéraire sportif.  *CAS : Club Alpin Suisse

Tour et détour autour du Viso - 6 jours - (Juillet 2016)Côté équipement

 Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge

 

Tour de la Font Sancte (Août 2017) Cartes et topo

  • Carte IGN Top25 : 3538ET , Aiguille de Chambeyron Cols de Larche et de Vars. 
  • Cartes IGN top 25 : Mont Viso 3637 OT
  • Tête de Cialiacioun - circuit du Col Mary, Col du Marinet via les lacs de Roure et du Marinet. Topo-guide : "Les plus belles randonnées des Alpes du Sud" - Bernard Ranc - Éditions GAP.

 

Entre Queyras et Ubaye, autour de la Font Sancte (2017) Quelques "bons liens"... et quelques belles échappées !

 

Tour de la Font Sancte (Août 2017) Géologie

 

  Tour et détour autour du Viso - 6 jours - (Juillet 2016) Hébergements


 Vue d'ensemble du Tour de la Font Sancte - GR58 E [réalisé avec Alltrails &  Photoscape]

 Tour de la Font Sancte (Août 2017)

Tour de la Font Sancte (Août 2017)


 

 

 

 

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Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Publié le 12 Août 2017 par Le P tit Crapahute dans Bellino, Bondormir, Lago Blue, Longet, Piémont, Queyras

Itinérance en Vallées Piémontaises...

Sempre più elevata, sempre più avanti ...


Entre Piémont, Haute-Ubaye et Haut Queyras

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) 


Départ matinal [6 h... environ, d'Aix] pour cette petite virée de 6 jours. Initialement prévu au départ de Saint Ours pour « pimenter » le parcours dès le premier jour avec quelques beaux cols et un pas à franchir, avec un peu plus de 1000 m de montée... mais la météo étant au « grand beau » nous avons opté pour une option « confort » et plus « courte », avec un « top départ » au niveau de Fouillouse. Le ciel vert de gris ou gris de rage auras quelque peu contrarié nos plans sur cette première étape (et sur d'autres)

Quelques beaux cols auront été franchi : Colle di Bellino, Col de la Gypière, Col Blanchet ou Biancetta, Colle della Battagliola - sous la pluie ! -, Col de la Noire... Quelques beaux passages : le Vallonasso di Stroppia, son Passo dell'Asino avec l'impressionnante cascade de Stroppia, et sa sente du "vertige"... ; l'arrivée au Lago Blue par le Valle Antolina, la montée (assez longue) au Colle di Bellino... et j'en passe. Même si certains secteur ont déjà parcouru, cela vaut [toujours] le détour !

 

 Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) Topo PDF en fin de page ...


Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

Refuge de Chambeyron 2628 m

 Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

 

[Cette étape a été raccourcie à cause de la météo, (de la pluie était annoncée pour la mi-journée), et de l'heure (un peu tardive) de départ : 10 h 30. L'idée était de partir et de revenir de Saint Ours. De Saint Ours au Refuge Chambeyron par le Gr de Pays, Col du Vallonet (Lacs), Vallon des Aoupets, Pas de la Couletta. Soit environ +1100 m d+ pour 13 km ; et pour le retour de Maljasset à Saint Ours (Transport avec Sherpa Ubaye (Sherpa Ubaye 06 88 68 06 41) jusque Fouillouse) Fouillouse - Saint Ours par le Col de Mirandol, GRP du Tour de l'Oronaye. 526 m d+]  

Ubaye

"Sous la face imposante du Brec..."

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J1 : Fouillouse 1868 m – Refuge de Chambeyron 2628 m. D+ 760 / 3 h. Météo : entre « ombre et lumière ».

 

Une dernière petite révision des sacs, en vrac : chaussettes, encas, vivre de course et repas du soir, eau, matériel électronique... Un lacet puis deux ; le sac bien réglé sur le dos, les bâtons en action... un dernier coup d’œil sur la vallée et ses sommets environnants et « hop », c'est parti ! Direction « Le Chambeyron ». Le tout sous un soleil un peu bousculé par quelques nuages (pleuvra, pleuvra pas ???). La montée est un peu raide par endroit, le réveil musculaire est un peu rude, car la « machine » n'a pas fonctionné depuis un petit moment, elle est un peu rouillée. Chaque pas est un « défit » : ça fait « Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) » ! (Ça promet pour le reste du séjour !). Le sentier qui même au « Chambeyron » est toujours aussi joli. 3 h 30 plus tard, nous voilà rendu (et un peu fourbue en ce qui me concerne : 8 kg sur le dos (le gâteau au chocolat sa pèse !), pas d'entraînement ou si peu m'auront « rincée »). Nous arrivons tôt au refuge, nous permettant, ainsi, de faire une petite pause tranquille et d'observer durant un long moment quelques marmottons téméraires jouant aux abords de leur terrier (sous l’œil attentif de maman marmotte qui veille juste au-dessus) et de faire quelques exercices d'étirements indispensables. Les nuages s'agglutinent, le vent se lève. Un léger petit crachin s'est invité... Il est temps de se rentrer.

 

Le refuge quelque peu agité, s'endort petit à petit, et nous aussi. Le départ est prévu aux alentours des 6 h 30, de la pluie est annoncée... pour la journée.

 De l'Ubaye au Valle Maïra

De la France à l'Italie... de l'Ubaye au Piémont

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J2 : Du Refuge de Chambeyron au Refuge Campo Base, par le Col de la Gypière - Colle di Gippiera - 2930 m, Vallonasso di Stroppia [vallée glaciaire suspendue du Vallonasso Stroppia, sauvage et de toute beauté... (même sous la pluie !)] (balisage « SRC » (bleu & rouge) et rouge & blanc), Lago Niera, Passo dell'Asino 2310 m, la Cascade de Stroppia et son bivouac –Valle del Maurin. D+ 350 / D- 1350 m. Météo : d'humeur chagrine. Le « programme » initiale passé par le sentier T15, le Colle del Infernetto 2783 m [passage escarpé munis d'une main courante, avec un pierrier un peu raide] puis par le vallon du même nom. Itinéraire plus long et raide, comme il pleut, il est plus « sage » de faire plus « court ». "L'Infernetto" est un couloir assez raide, avec la pluie... la glissade aurait été fâcheuse.

6 h 30, le soleil ne darde de pas sur nos tête, non, il pleut, une petite pluie fine continue, insidieuse et froide... Bâché des pieds à la tête, nous entamons notre ascension vers le Col de la Gypière – Colle di Gippiera - perché à 2930 m. Au passage, nous aurons la chance d'observer dans la grisaille du matin deux lagopèdes ... Un lac, puis deux, celui des Neuf Couleurs est toujours aussi beau, même par temps maussade. Un névé plus tard, le col est là. Dommage que le soleil ne soit pas au rendez-vous (ou peut être tant mieux Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)), car un « petit » 3000 m était un temps envisagé. Nous filons, toujours sous la pluie dans le beau et long Vallonasso di Stroppia*, jusqu'au Lago Niera, puis c'est le Passo dell'Asino 2310 m. Avant d’entamer la descente, une pause devant l'imposante cascade de Stroppia «s'impose». Tout simplement superbe. Elle est « vertigineuse » ; l'eau se jette « dans le vide » avec grand fracas. Une petite passerelle, le petit bivouac de Stroppia, et nous voici « face » à la difficulté du jour : un sentier taillé en bord de falaise et sécurisé par des câbles. Un sentier qui « plonge » en lacets (très) serrés vers Chiappera - Âme sensible... attention Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) ! le vide est là, bien présent... - La descente est plutôt raide, et parfois glissante, l'eau ruisselle par endroit. Au sortir du (très beau) sentier tout en lacets, la descente se fait dans de la pierraille assez casse figure. Une dernière petite pause, avant d’entamer ce coup ci la descente « finale ».

Nous nous « échouons » sur un beau « tapis d'herbe » fraîche, les yeux rivés sur le chemin que nous venons de dévaler ; un sentier que l'on distingue à peine. Si on ne l'avait pas emprunter on pourrait se poser la question : « Ça passe par où ??? » Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) La falaise conserve son mystère. Une goutte, puis deux... On a à peine eu le temps dire « ouf », qu'une petite averse nous sort de notre rêverie. On remballe, et on file : cette fois-ci c'est la bonne ! Une descente sans fin (et sans faim aussi). Campo Base : une bonne pause. On récupère un peu, car le dénivelé négatif du jour fût non négligeable, un peu plus de 1300 m (autant dire que cela a chauffé !)

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

Chiappera -1614 m - est le dernier village habité de la Vallée Maira, c'est aussi un village frontière, on peut rejoindre la France (à pied) par différents cols : Colle del Maurin (appelé aussi Mary) qui "débouche" sur Maljasset, le Col Sautron, le Col des Monges (appelé aussi Munie), le Col de Stroppia (ou Nubberia), Colle Feuillas, mais aussi le Col de la Gypière... qui eux "débouchent" sur Larche...

 

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Après une bonne heure de pause, nous enfilons nos « godillots » et filons à Chiappera. Très joli petit hameau, bien restauré, aux toits en lauze, et aux murs en pierre. Quelques photos, un café bien serré, et une averse plus tard nous sommes de nouveau au refuge. Demain une belle journée ensoleillée est annoncée & elle sera longue...

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) Sentiero Dino Icardi   [En Italien]* : ce sentier forme une belle boucle au départ de Campo Base. Il faut compter 7 h et un peu plus de 1100 m de dénivelé. Il emprunte le Colle del Infernetto 2783 m,  Vallonasso di Stroppia,  Lago Niera, Passo dell'Aasino 2310 m, la Cascade de Stroppia... (carte en fin de page)

 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

Colle Di Bellino - 2804 m - 

 

Entre Hautes Vallées de Varaita et de Maira

Valle Varaita - Valli del Monviso...

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J3 : Refuge Campo Base – Refuge Melezé : Valle del Maurin, Valle Autaret, Colle di Bellino 2804 m. D+ : 1195 m / D- 1180 m / 8 h. Météo : matinée assez ensoleillé, puis plutôt mitigée avec de la pluie dans l'après midi.

 

Départ matinal, mais pas trop : 7 h... Aujourd'hui les « cuisses » ont le blues... Les 1300 m de descente de la veille ont été un peu « rude », surtout que celles-ci n'étaient pas rompues à l'exercice depuis un petit moment. La journée (longue) qui nous attend risque d'être un peu difficile ; le réveil musculaire compliqué. Nous suivons la GTA - aucun "rapport" avec le GR5 Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)- !!! (pour Grande Traversata delle Alpi, un itinéraire de 65 étapes à travers l'arc alpin piémontais, tout un programme !), et tout cela sous un soleil des plus radieux ; ça change des jours précédents ou la pluie est venue jouer les troubles faites. La montée se fait tout d'abord par une belle piste. On progresse tout en s'élevant dans le beau vallon de Maurin ; les premiers chalets font leurs apparitions : Ils ont fiers allures. Les chemins se séparent : à main gauche le Colle del Maurin (ou Mary) et son vallon, et à main droite le Colle di Bellino (qui semble à des « années lumières ») et le Valle Autaret. Le balisage est disparate, et à tendance à se perdre un peu, il faut rester attentif et ne pas se laisser embarquer vers d'autres (beaux) horizons notamment vers les Colle di Rui ou bien le Colle della Val Fissela. Le balisage est vieillissant, et se voie mieux dans l'autre sens... (Dans le « sens » : Melezé – Campo, le sens de la GTA. Même si la GTA peut se faire dans les deux sens). Nous bifurquons cette fois de façon « définitive » vers le « Bellino », nous suivons une sente peu marquée par endroit, nous nous élevons tout doucement – ou presque – vers notre objectif du jour.

 

Mon acolyte file devant... je reste le nez sur mes godillots, un premier raidillon me sorts de ma rêverie : Purge, c'est « dur » ! Je lève le nez, hume l'air. Aujourd'hui, je suis rincée, et c'est compliqué d'avancer. Un arrêt s'impose. Je « m'écroule » de bonheur ! Je panse mes ampoules naissantes (qui de la chaussette ou de la chaussure est responsable ???). Je lève le nez en arrière, et dis : « C'est encore loin, je vais pas y arriver ! ». Une barre – non deux – des fruits secs... J'hume à nouveau l'air et me donne « courage » pour « l'assaut final » !.. Il ne reste plus que 400 m de dénivelé positif, autant dire que le plus « gros » a été fait ! Un lacet, puis deux... Je mets un pied devant l'autre, compte 6 pas (des petits, toujours quand ça monte !) et me laisse porter vers le Colle di Bellino, la sente se relève, quelques cailloux traversent le sentier tentant vainement de me faire trébucher. Je sors de ma bulle, car j'entends : « Bouquetin !! ». Où donc ? Ah... oui dans le lointain, un bouquetin solitaire joue l'équilibriste sur des pentes herbeuses et quelques peu abruptes. Une photo, enfin quelques photos... et je repars : 1, 2, 3... Le Col est en vue, quelques taches multicolores se détachent, il y a du monde là haut. Mon acolyte, y est presque : « impact » dans 30 sec. (Vue sa forme, elle est redescendue chercher mon sac. - Merci !] Quelle énergie – ça fait peurrrrrrrrr - !) Je continue ma route plus légère que « jamais ». J'arrive au col, et là je « m'écroule » à nouveau,  rincée, mais contente d'être enfin là !

 

Sympa la vue... au lointain les Alpes enneigées. Le Colle del Autaret nous fait face – je percute à ce moment là que le secteur que l'on va parcourir jusque Melezé, ne m'est pas inconnu. ! Très drôle, j'ai pourtant étudié la carte, fait l'itinéraire, mais ne passant pas le Colle del Autaret, je n' ai guère fait attention ... - Une bonne pause au col pour profiter de l'altitude et de ses « bienfaits », quelques échanges avec la « petite famille » rencontrée plus bas (nous nous souhaitons le « meilleur » pour la suite de nos périples respectifs. Courage à eux, car ils bivouaquent, et leur sac, pffffff... en impose !).

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) 

 

Nous entamons la descente ; au passage je capture dans mon viseur, la jolie renoncule des glaciers – qui tapissent les pentes caillouteuses du « Bellino » et qui donnent un touche rose à cet ensemble bien grisâtre. Il fait « faim », la pause « syndicale » est dépassée, rien de bien dramatique l'herbe grasse ne manque pas pour se pauser. Le ciel s’assombrit, l'humeur de la météo change. Le chemin qui reste à parcourir est encore long, nous nous remettons en route. Le vallon est magnifique, il y a des fleurs partout : anémones, ails sauvages, myosotis, renoncules... un joli patchwork multicolore que je capte avec mon « viseur »

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Un petit lacet, puis un grand... Pian Ceol, St Anna de Bellino... et pour finir le Refuge !

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

St Anna di Bellino

Quelle belle étape... 8 h au total (avec quelques belles pauses tout de même). Le ciel aura fini d'en finir avec sa valse d'hésitation, il finit par craquer et « balancer » tout ce qu'il peut : des trombes d'eau ! Cela n'aura pas durée longtemps, mais pour sûr nous sommes arrivés à temps..

Bellino : "il comune più alto della Valle"...

Une belle soirée... de beaux échanges. (J'oubliai une bonne bière local... aussi Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) !) Demain, c'est Chianale qui nous « attends »... Deux itinéraires possibles, une fois de plus c'est la météo qui donnera le « la »...

 Nous quittons la Haute Vallée de Maïra pour « pénétrer » maintenant de le Val Varaita di Bellino

 

 Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

 

Entre les deux vallées de Varaita 

Valle Varaita di Bellino & Valle Varaita di Chianale

 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)  J4 : Du Refuge Meleze à Chianale  - Option : version « GTA », par le Colle della Battagliola  [▲Punta della Battaglioala [2402 m] ou Punta del Cavallo [2289 m] : non réalisé à cause de la météo !] – ... avec la traversée des villages de : Prafauchier, Pleyne, Celle, Chiazale, à l'architecture typique du Piémont : cadrans solaires, fresques, chapelles, fontaines ... Météo : humeur changeante : humide et électrique (très électrique !!). 6 h. D+ 1100 m. D- 700 m. Autre option possible : par le Col del Bondormir [2651 m] non retenue à cause de la météo exécrable Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)! 

 

Comme nous n'arrivons pas avoir un bulletin météo à peu près fiable nous avons opté pour le Colle della Battagliola. Aujourd'hui, des orages sont annoncés, la « prudence » est donc de mise. Le « Bondormir » est exposé aux "quatre vents" et ses pentes sont à découvert et raides à souhait avec un balisage quasi inexistant (versant Bellino). Va donc pour le « Battagliola » [tout aussi raide] où jadis les Piémontais et les Français, en l'an 1744 livrèrent bataille (Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) : Histoire de Bellino ). Nous décollons aux alentours des 7 h 30... Le bleu du ciel se bat avec quelques nuages et le soleil. Qui remportera la partie, nous le saurons bientôt. Nous avons opté pour la version « GTA », nous empruntons la route [SP 256] et entamons une descente de près de 4 km. Nous faisons quelques haltes (aux pas de charge ou presque) dans (presque) tous les petits villages qui bordent la route : Prachaufier, Chiazale, Pleyne... Ils sont tous remarquables avec une architecture typiquement piémontaise (maisons faites en pierres et en lauzes pour la plupart) : Églises, oratoires, fresques murales, cadrans solaires, fontaines... tous bien fleuris. Superbe !

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

 

Après cette parenthèse culturelle, nous rentrons dans le vif du sujet : la MONTÉE ! Et celle-là, bien qu'elle soit bucolique et champêtre car elle se déroule en grande partie à couvert, à travers une magnifique forêt, elle est très raide... Le sentier a été tracé « droit dans la pente » ou encore « dré dans l'pentu » ! (Y'avait bien moyen de passer par ailleurs : au détour d'une épingle à cheveux à la sortie de Pleyne, une piste montée jusqu'au col (la montée y avait l'air plus douce, tout du moins sur la carte), mais allez savoir pourquoi, on a poursuivi jusque là !) On doit « aimer » ça, se fatiguer les mollets ! Puisqu'il le faut, grimpons ! Au dessus de nos tête la bataille entre nuages et soleil est engagée ; ça se couvre, ça se charge... mais c'est toujours le flou le plus total ou presque. Nous entrons dans : Borgata Mas del Bernard 1470 m... sur la GTA ou U63, et accessoirement sur la Via Alpina... Au vue de ma (très) grande forme, je sens que comme la veille... « ça va e'te pénible » ! J'observe avec attention mes chaussures afin d'oublier que « ça grimpe ». De temps à autre je lève le « nez » et fais une ou deux photos, histoire de rompre la monotonie de la montée. On passe : les Granges del'Ap 1701 m, puis celles d'Espeira 1924 m... puis celles de Forest 1998 m, nous sortons de la forêt ; fini par la même occasion le « dré dans l'pentu », nous entamons « l'assaut » final sur une belle piste tout en lacet. Au dessus de nous, les nuages ont fini par gagner le match. Le ciel s'est assombri... Nous avons droit à une vrai palette de gris, du plus clair au plus foncé. Au loin deux silhouettes se distinguent ; le col lui se devine tout juste...

 

Une goutte, puis deux. C'est au pas de charge que je remonte la piste, visant un mélèze dans le lointain pour me mettre à l'abri (c'est pas très judicieux, mais pour l'heure l'orage n'a pas encore « sonné »!) le temps de bâcher mon sac, et d'enfiler mon pantalon de pluie. C'est fait ! Il peut pleuvoir maintenant ! Trois gouttes, puis la pluie se décide « enfin » à nous dégouliner presque dans les godasses. Nous poursuivons toujours sur la piste, nous croisons quelques marcheurs qui font le chemin en sens inverse. Battagliota est atteint, il nous laisse tout juste le temps d'entrevoir le Monviso...

 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

Dans le lointain j'entends comme un bruit, puis plus rien. Je tends à nouveau l'oreille l'orage est là ! Mon acolyte qui a pris la peine de s'assoir pour entamer son "panini" n'auras pas le loisir de le finir, car je ne lui donne pas le temps de prendre une seconde bouchée... Nous entamons alors une descente au pas de charge dans des pentes plutôt raides et glissantes. Nous sommes à couvert, les mélèzes nous « protègent » un peu du déluge. Les bâtons sont rangés, sportif la descente, car nous n'avons plus ces précieux « outils » pour nous aider à contrer quelques belles glissades ou autres figures acrobatiques, et heureusement « sieur postérieur » n'a pas lourdement chuter sur le sol. Là haut, ça se déchaîne, nous avons droit à un beau spectacle son et lumière ! La pluie s'acharne à nous mouiller. Pontechianale – enfin ! - (où nous aurions pu faire une halte salutaire dans un bar), mais mouiller pour mouiller nous poursuivons,  guidées par une pancarte « Chianale ». Ici plus de balisage ; on suit le Torrent Varaita di Chianale sur une belle piste. On retrouve un peu plus loin, après le passage d'un pont, le tracé de la GTA qui part à droite et à gauche sans plus de précision. La carte est de sortie (sous la pluie et sans protection). Main gauche. On est en « phase montante ». J'ai comme un doute, je ressors la carte : Euh... Non c'est bon. Ça grimpe encore. Je reconnais au loin le « carrefour » : à main gauche c'est la direction du Colle del Bondormir, et à main droite celle de Chianale. Nous filons (toujours en mode ascension) sur le très beau sentier « Dettor Crotto » ou U70. C'est « interminable » ! La pluie diminue en intensité, et nous offre même une légère accalmie, le soleil quoique timide se montre. Va-t-on sécher un peu ? On dégouline, et ce malgré notre équipement « high-tech ». Le haut commence tout juste à dégorger que la pluie revient juste histoire de... On arrive au final à Chianale sous un soleil timide, mais toujours mouillées !

 

 Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Chianale :  “I più bei borghi d’Italia”....

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)  Chianale... 15 h. C'est pas encore l'heure du thé, mais c'est certainement le meilleur moment de la journée : on a fini de se faire mouiller et de marcher ! Une petite pause histoire de se délester de nos affaires trempées en investissant le balcon du très beau refuge Lago Blue. Au passage la gardienne nous donne le nécessaire pour faire sécher tout notre "bazar", et même du papier journal pour nos chaussures ! Quelques instants de repos, et un pantalon sec plus tard nous partons faire un petit tour dans Chianale histoire de faire quelques photos, et accessoirement boire un bon chocolat chaud et ce même si la fatigue se fait sentir. C'est toujours aussi joli !

 

Le refuge ne compte que 4 occupants (nous compris). Encore une soirée placée sous le signe du bien manger et du partage.

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)

Lago Bleu - Col Blanchet - Refuge de la Blanche (Queyras)

 

     Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)  De l'Italie vers la France

De la Vallée de Varaita à  la Vallée de l'Aigue Blanche

 

 Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J5 : Du Lago Bleu au Refuge de la Blanche par le Lago Bleu et le Col Blanchet.  Météo : au beau fixe mais venteuse (et un peu fraîche) ! Version « courte » aujourd'hui encore, et ce malgré un beau ciel bleu. La fatigue me colle à la peau comme un vieux sparadrap...

La montée est « ludique » : vallonnée, avec quelques portions un peu raide, un sentier aux courbes parfois généreuses avec une vue bien dégagée (quand il fait beau). C'est à 7 h que nous « décollons », au menu : des lacs, et encore des lacs, trois vallons et un col. Nous quittons la GTA avec qui nous avons partagé quelques « bons moments » pour emprunter  tout d'abord le joli « U21 » puis se sera ensuite le "U59"

L'idée initiale était de passer par le Col de Saint Véran 2844 m et « d'accrocher » le Pic de Caramantran, mais la forme n'est toujours pas au rendez-vous. Je me mets en mode « ascension » : casque vissée sur une oreille (l'autre pouvant servir à détecter un bruit « suspect » (ou pas)), j'avance en rythme, et entame cette belle montée à travers le Vallone di Antolina ; d'abord à « couvert » à travers de beaux mélèzes (mais pas que...), puis ensuite c'est Costa Buscet, puis les Granges dell'Antolina et sa vue imprenable sur le Mont Viso - tout proche ou presque - et le premier lac : le Laghi Blu. La frontière n'est pas loin, elle se situe juste au-dessus, elle est marquée par le Col Longet 2647 m – point culminant de la Vallée de l'Ubaye – Nous poursuivons dans le Vallone Biancetta, encore quelques efforts et c'est le col, puis derrière la France, plus précisément le Queyras. Le vent nous bouscule, et nous glace. Nous nous mettons à l’abri sous le col, afin d’admirer le Mont Viso quelques instants puis entamons la descente vers le Lac Blanchet (inf.) pour nous pauser ; au passage nous nous ferons copieusement « chahuter » par le vent qui souffle fort, il manque de nous faire trébuchet. Il fait froid, le bonnet est de sorti. Le lac est vite atteints, nous sommes à l’abri des bourrasques. Nous prenons notre temps, le refuge n'est plus très loin, et il est tôt. Nous profitons du soleil. Le casse-croûte avalé, quelques échanges plus tard, nous voilà en mode « descente ». Au passage on « admirera » le menu du lendemain : le Col de la Noire (en espérant une fenêtre météo tout aussi clémente et moins « fraîche » !).

Le refuge est plein ce soir, rompant avec le calme des soirées précédentes. Dehors le ciel nous offre un très joli spectacle : le soleil se couchent, au passage il embrase la Roca Bianca, qui se pare d'or, la Tête des Toillie « plus timide » reste dans l'ombre pendant que des nuages s'étirent et jouent dans le ciel offrant tout une palette de couleur : gris, noir, orange, jaune... ; tout simplement superbe. Le vent souffle toujours, il fait froid. Nous nous mettons à l'abri. Quelques beaux échanges plus tard, nous voilà paraît pour de beaux rêves sous une couette bien chaude. Demain le beau est annoncé, une belle est longue journée est au menu, l'avant dernière, de ce beau tour 2017

 

Du Queyras à l'Ubaye

Du Cirque de Clausis à Maljasset, entre Bric de Rubren & Tête de Girardin

 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)J6 : Du  Refuge de la Blanche à Maljasset par le Col de la Noire 2955 m, avec, et juste pour le plaisir, une petite visite aux Lacs Longet. Météo : un beau ciel bleu, et un soleil généreux ! 6 h/D+ 580 m/1100 m d-

Fin de notre périple... retour à Maljasset par le Col de la Noire, avec un petit détours aux lacs Longet. Notre dernière (longue) étape. Peu de montée aujourd'hui... « La Noire », une formalité ? Pas tout à fait mais presque. La fraîcheur matinale finie de nous réveiller. Le col est au soleil ; il paraît loin. On quitte le refuge, plus tout à fait endormi. Le pas est un peu lourd, le sac nettement plus léger. 1 h 30 plus tard, le Col, dans le lointain nous apercevons une tâche blanche qui se détache : le Mont Blanc. Nous prenons le temps, nous faisons une bonne pause pour admirer la vue aussi bien côté Queyras que côté Ubaye. La suite : une longue descente pour rejoindre le vallon. Pour l'heure nous fondons vers le lac de la Noire (où quelques moustiques un peu teigneux nous cueillent au passage). Après quelques bons lacets, et un petit ressaut, la descente se poursuit jusqu'au « carrefour » : à main « gauche » le Col Longet et l'Italie et à main « droite » Maljasset et l'Ubaye. On se laisse tenter et, porter par le sentier qui remonte vers les lacs du Longet, la où l'Ubaye prend sa source, avec ce beau temps cela aurait été dommage de s'en priver. Une longue pose plus tard, nous entamons la descente vers Maljasset (avec un balisage fraîchement repeint !). Même si le vallon est plutôt beau, la descente est longue. Nous enchaînons : les marmites de géant au niveau du Peyron, cabane du Rayne – ou plutôt ce qu'il en reste -, la Blave où nous nous pausons pour la « pause syndicale ». Je relève le nez un moment, une marmotte nous observe, en feignant de « cueillir » quelques brins d'herbes pour son déjeuner. Un drôle de manège commence alors, elle se relève, tout en nous observant, puis replonge « le nez » dans l'herbe – presque – fraîche, tout en se dandinant. Elle nous tourne autour, à distance bien entendu. Nous observons son manège sans bouger ; elle finit par faire un grand tour et nous contourner, pour venir nous observer derrière un petit rocher : Je passe la tête, trop « timide », je me cache, puis je refais surface, pour repasser en face, et ce jusqu'à ce que nous levions « le camp ». Pour mieux venir fouiner notre lieu de piquenique, histoire de grignoter quelque chose qui changerait son ordinaire. Ravin de la Salcette, au sortir de celui-ci, deux sentiers : un à main gauche : versant boisé et ombragé, et l'autre à main droite : fait de faux plats et entrecoupés de courtes montées et accessoirement au soleil. Nous optons pour celui de droite, celui-ci étant comme « suspendu » au dessus de l'Ubaye, offrant de très jolies points vue ; nous passons Plan de Parouart, puis la gravière du torrent de Chabrière totalement à sec (et fortement déconseillé par forte eau) puis Combe Brémond lieu d'estive entre autre pour finir à Maljasset, notre avant dernière étape de ce beau tour...

 Une très belle étape, une belle journée aussi.

 Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017)

Tête des Toillies (Queyras) - Col (Queyras) et lac de la Noire (Ubaye) - Vallon de Maurin (Ubaye)

 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Pont du Châtelet

(Année 1880)

Ubaye : La boucle est bouclée !

"... Au bord de l’Ubaye : Maljasset,vallon plat, usé par des glaciers disparus..."

Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) J7 : De Maljasset à Fouillouse par le GR 5 (mais pas que...) 1 H 30/ 355 d- /75 d-. Météo : le beau se maintien Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)  

 

Pas de "grasse mat" ce matin, nous décollons à 7 h 30... Un pied en vrac - une ampoule "ridiculement" petite s'est transformée, après avoir apposé un Compeed® en un "trou béant" et "suintant" Virade dans les Vallées Piémontaises... (2017) - charmant -. Le propriétaire* du Gite de la Cure, nous déposera sur la route, un peu plus bas ; nous finirons, les près de 300 m de montée à pied. Le GR 5 passait par la départementale, il semblerait que celui-ci "ai changé", et passe désormais en contre-bas, à travers bois. Information donné* le jour de notre retour à Fouillouse (quelques semaines plus tard, j'ai effectivement constaté que le GR passe bien en "bas" !) c'est quand même plus agréable que de suivre la départementale ! Le balisage est donc tout récent.

 

Nous voilà rendu à la jonction d'un côté Fouillouse, de l'autre Saint Paul... Nous sommes désormais à pied, dans un peu plus d'une heure nous serons à la voiture. Le GR 5®, suit la route dans un premier temps. on passe sur le magnifique Pont du Châtelet qui enjambe l'Ubaye, qui se trouve à une centaine de mètres en contre-bas, la vue plongeante est saisissante. On passe le tunnel, en fil indienne... (on est deux !). Le GR®5 bifurque et s'enfonce à travers la forêt. Plutôt raide la montée, quelques trouées offrent de jolies points de vue. Au sortir de la forêt le sentier surplombe Fouillouse... nous entamons une courte descente pour retrouver, avec joie, non pas d'avoir terminer, mais mes chaussures de "détente", mes "arpions" ont besoin d'air ! (surtout le gauche). On se déleste de nos sacs... Voilà c'est fini, notre itinérance de 6 jours est terminée. Quel beau parcours ! La pluie nous aura collé aux basques, mais c'est le soleil qui aura au final remporté la partie même si il fût quelque peu timide par moment. J'aurais aimé en faire plus mais... la fatigue m'a collé "à la peau" comme un "sparadrap" pendant les 6 jours ; les étapes auront donc été "amputé" de quelques beaux sommets, dommage Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) !

Ce fût tout de même un "beau voyage" à travers l'Alp... !

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) Côté difficulté technique

Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 Passo dell'Asino : Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles . Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable
  
Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017) Côté équipement

Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge.

 Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Cartes

  • Carte IGN : Pnr du Queyras : Guillestre - Vars - Risoul - 3537 ET
  • Carte IGN : Aiguille de Chambeyron - Cols de Larche et de Vars - 3538 ET
  • Chaminar en Val Maira carte au 1:20 000ème de Bruno Rosano
  • Carte IGC : n°106 Monviso, Valle Varaita, Valle Po, Valle Pellice

 

A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (Août 2016) Hébergements - Refuges

  • Refuge de Chambeyron (CAF) : "Sous la face imposante du Brec de Chambeyron, au-dessus du lac premier (et à proximité de nombreux autres lacs glaciaires), au milieu d'agréables pelouses fleuries, un site préservé et accueillant..."
  • Refuge de Campo Base haute vallée de la Maira, Piémont
  • Auberge de la Cure  (gîte d'étape ou de séjour) Maljasset. Une belle découverte !
  • Val Varaita Bellino : Refuge Mélézé  Le Refuge se situe à Belino, et est "perché" à 1812 m d'altitude, à côté du Hameau de Saint-Anne. Autrefois édifice militaire il a été entièrement reconstruit en bois et en pierre.
  • Chianale, Posto Tappa : Blue Lakes  Un enchantement ! 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) Topos

 

Sentiero Dino Icardi

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) 

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017) GTA : Grande Traversata delle Alpi   

Grande Traversata delle Alpi.. (Site en Italien)

Virade dans les Vallées Piémontaises... (Juillet 2017)
 

Itinérance en Vallées Piémontaises... (07-2017)

 


 

 

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