Comment reconnaître les papillons ?
Queyras, Mercantour, Argentera, Ubaye, Massif des Cerces, Piémont, Vercors, Cévennes, GR20, Tour du Viso, Lubéron, Verdon, Provence, Sainte Victoire. Envie d'ailleur : Népal, Argentine, Ile de Madère
Publié le 12 Septembre 2016 par Le P tit Crapahute dans papillons, reconnaitre
Comment reconnaître les papillons ?
Publié le 31 Août 2016 par Le P tit Crapahute dans Baissette, Bessons, Clapier, Colle Guilé, Cougourde, Fenestre, Lac, Mercantour, montagne, Nasta, Questa, Remondino, Terres Rouges, traversée
Entre Parco Alpi Marittime & Parc National du Mercantour
Itinérance TranS’AlpinE … [suite]
(La première partie a été réalisé en 2012 : 'Itinérance en Haute Tinée" puis en 2020 ce sera :
"De la Haute Tinée au Valle Gesso en passant par l’Alta Valle Stura")
A saute frontière : D'Isola 2000 à Tende (enfin pas tout à fait, mais presque) ...
David Helpling & Jon Jenkins : The Same Sky. David Helpling - Shadows Of Far Night. Fonds sonore [extrait] : Howling Wind
Nous avions opté pour faire un tour du côté des Pyrénées [histoire de changer un peu] mais la météo annoncée n'était pas optimale, nous avons posé nos sacs et nos « grolles » dans les Alpes du Sud [plus précisément entre Mercantour et les Alpi Marritime] et ce choix fut le bon ; nous avons bénéficié d'une semaine de grand beau à une exception près, le deuxième jour, ou un petit crachin s'est invité en fin de journée !
Le secteur ayant été déjà parcouru en 2013, nous avons opté pour une autre « formule » : une traversée de 9 jours, avec au passage trois sommets : Cime de l'Agnellier, Mont Clapier et le Mont Bego pour conclure cette petite [et trop courte] traversée. Nous avons utilisé le train, le bus, le tramway et accessoirement le stop... pour rejoindre le point de départ de cette belle balade.
Cette belle itinérance a débuté par les lacs de Terre Rouge (Mercantour). Le secteur étant réputé pour sa beauté, on oubliera d'où l'on part... c'est à dire Isola 2000 (car pour ma part ce n'est pas ce qu'il y a de plus « gracieux »...) pour se terminer à Castérino, non loin de Tende. Nous avons louvoyé entre France et Italie, entre Via Alpina, GTA, GR et la « fameuse » : GTM pour Grande Traversée du Mercantour fraîchement inaugurée. Hélas un petit incident viendra stopper notre jolie progression en fin de journée, lors du 6ème jours de la traversée
. Cet itinéraire aura une suite ... en 2020 ; nous parcourrons la "première partie" ... (qui peut être aussi, une seconde, et la seconde une troisième, tout dépend évidement d’où l'on part !). Cela reste un très beau parcours qui peut être agrémenté d'étapes plus alpines, plus longues aussi !
Un résumé du tracé ... en bas de page sous format "carte" ou sur
[trace réalisé après]
En résumé
J 1 : Quelques pas et efforts tu feras et de beaux lacs tu verras... et plus tard la sieste tu feras.
J 2 : Aujourd'hui les verbes : monter et descendre tu conjugueras ! ![]()
J 3 : Au Lac de la Nesta tu iras, tu te mireras et de jolies fleurs tu verras
J 4 : Le mot du jour : CAIRNS !!!!! La récompense tu auras quand celui-ci tu verras
J 5 : A "L'Agnellière" tu monteras, et le vent te bousculeras... mais la mer tu verras
J 6 : Le Clapier tu graviras, et au sommet le Viso sera là. Au lac tu te rafraîchiras et le pied se « fâchera »... [Rocher : 1 / Orteil : 0] ![]()
J 7 : Ô misère... Du stop tu ferras, et bouuuuuuu... le périple finira ![]()
J 8 : Dans les transports... tu passeras et Tende et ses "Merveilles" tu contempleras
J 9 : A la maison tu seras, et les souvenirs tu regarderas
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Lac des Terres Rouges |
Du Vallon de Chastillon au Vallone di Valasco
Nous quittons Isola (le village !) pour Isola 2000 (la station) située à environ 18 km de là, en faisant du stop, il nous aura fallut attendre à peine une petite vingtaine de minutes... avant de monter dans un "carrosse". [La navette qui rejoint la station ne débute, hélas, qu'à 12 h (drôle d’horaire, mais qui s'explique semble-t-il par le simple fait qu'elle est peu usitée, à défaut il y aussi à 11 h le bus qui monte de Nice)]. Le départ depuis Isola 2000 est plus confortable... mais il n'y a que des hôtels et des chambres d'hôtes. C'est sous un beau et franc soleil qu'a débuté cette première (et belle) étape... La montée se fait tout en douceur et parmi les randonneurs, aujourd'hui nous ne seront pas les seuls à passer par là. Les lacs sont vite atteins, le secteur est plutôt sympa. La roche rouge fait ressortir le bleu des lacs. Au loin on peut apercevoir la Baisse de Druos 2628 m ... Plus que quelques lacets et c'est fait. Ils ne nous restent plus qu'à basculer de l'autre côté, en Italie. Le panorama est tout aussi beau, il offre au regard des tâches bleues au milieu d'un « océan » de roches : ce sont les lacs de Valscura et en son centre une imposante caserne – témoin du passé militaire du secteur - . Nous dévalons les quelques lacets qui mènent aux lacs, ou une pause s'impose. Une petite sieste avant d’entamer la dernière montée vers le lac de Claus puis le Refuge E.Questa... Encore quelques efforts, deux lacs... une section de pavés et une silhouette au loin, le refuge qui se dévoile petit à petit. Le ciel s'est quelque peu assombri ; une mer de nuage fait son apparition en fonds de vallée, et remonte tout doucement vers les hauteurs. Deux, trois photos plus tard, nous arrivons au refuge... le lieu n'a pas pris une « ride » ! C'est toujours aussi calme et reposant. Un bon repas, une belle veillée avec de beaux échanges... Demain ce sera – ou pas – le "Préfouns" par la face Nord. C'est la météo qui décidera, à défaut nous repasserons par le vallon de Morta, le Col de Valasco 2429 m, et lac de Fremamorta Sottano 2359 m, comme en 2013. |
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Lac de Portette - Refuge E.Questa 2388 m |
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Du Vallone di Valasco au Vallone d’Assedras
Ce matin la météo est du genre "chagrin"... Un petit crachin nous surprend au sortir du refuge, rien de bien « méchant » la « chose » ne dure pas, par contre côté visibilité on repassera ! On y voie guère... Nul Pas du Préfouns On met un pied devant l'autre... et l'on avance ! Zou c'est parti, il faut dévalé le sentier jusque Piano della Casa del Re 1743 m ( |
"Remondino" 2450 m... la montée du Vallon d’Assedras est toujours aussi belle mais (purge) toujours aussi longue et sans fin ! Cette année il fait moins chaud, heureusement ce fût « moins » pénible qu'en 2013. Le mauvais temps s’installera en toute fin d'après midi. Le poêle aura même l'honneur de ronronner un peu, histoire de réchauffer le grand réfectoire... et par la même quelques frileux. Dehors quelques étagnes ("maman" bouquetin) et leurs petits font le spectacle. Les jeunes de l'année, courent, sautent et font quelques acrobaties... Le "show" vaut le détour ! Une belle étape ... Une belle soirée ...
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Situé à environ 1 h du refuge, cette petite balade demande quand même quelques efforts ; qui seront vite récompensés, une fois là haut ! La première : la remontée de l’éboulis qui fait face au refuge est quelque peu « pénible », mais ce fait bien, la seconde : un beau ressaut à franchir où les mains sont parfois les bienvenues pour progresser, et pour finir quelques bons gros blocs (parfois instables) et une sente cairnée pour accéder au Lac de la Nasta. Nous profitons grandement des lieux sur une belle dalle au bord du lac, le tout sous un radieux soleil. Nous observons les « courageux » qui sont partis à l'assaut de La Cima di Nasta [3108 m]. Deux options la « directissime » [uniquement pour personne expérimentée, vire aérienne et exposée] et l'option « voie normal » [avec des passages de premier et second degré au sortir du col de la Forchetta] par le couloir qui débouche sur le petit Col de la Forchetta. Après cette « petite » pause contemplative... nous en profitons pour prolonger la balade vers le Pas du Brocan, et repérer le secteur par lequel nous passerons le lendemain c'est à dire : le Colle Est Del Mercantour ou Col du Guilé. 2639 m. Quelques fleurs sont mises « en boîte »... En ce mois d'août elles sont peu nombreuses, mais quelques spécimens font encore de la résistance tel que : la Leucanthème des Alpes , la Saxifrage faux bryum ou encore la Joubarbe à toile d'araignée. Ces "demoiselles" vivent ici, dans les hauteurs, coincées parfois entre deux blocs. Par contre nulle trace de la Saxifraga florulenta - Saxifrage à nombreuses fleurs dommage ! Notre « exploration » du secteur terminée, nous entamons la descente vers le refuge ; elle demande presque autant d'attention que la montée, mais curieusement elle se fait moins « pénible » (enfin toute proportion « gardée ») Rémondino... encore une belle soirée ! Quelques échanges avec la gardienne sur le parcours du lendemain, et hop dans le «sac à rêves » et dans les bras de Morphée.
Demain la journée promet d'être longue... belle et ensoleillée ! |
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Vallone d’Assedras au Haut Boréon (Vallée de la Vésubie) La traversée entre le Refuge Remondino et le Col est de toute beauté. Peu d'erreur au niveau de l'itinéraire les balises rouges sont présentent tous les mètres. Itinéraire « sauvage », tout en balcon et très alpin. Versant « français » ce n'est pas tout à fait la même chose... mais vu le grand beau, le « chemin » semble tout de même évident depuis le col le seul passage possible est à "main gauche" ; une large échancrure avec un bel éboulis et de "bons gros blocs" ; on va encore manger du « cailloux » ! Nous dévalons le col pour prendre, donc à main gauche dans le secteur de la Combe Guiliè... un cairn nous "fait l'honneur" de sa présence (pas évident à voir... il faut avoir l’œil !) . Un, puis deux, puis trois... et ainsi de suite, nous quittons progressivement le vallon, pour nous diriger vers le secteur des "Baissette". Nous progressons à travers chaos et éboulis, en suivant une sente cairnée (comme indiqué par Franca, la gardienne du Refuge Rémondino). [ Nous poursuivons non pas le "nez" sur les "godillots" mais à l'affût de "petits cairns"... Il faut rester attentif, ici le cailloux est Roi, et la peinture "bannie" ; c'est "sauvage" à souhait, un vrai bonheur ! Cairns à gauche ! Nous quittons le vallon pour prendre de nouveau à main gauche, nous suivons les cairns – bien présent Fini de rêvasser, il faut songer à descendre. Nous empruntons le sentier du Vallon des Lacs des Bessons pour rejoindre celui du Sangué ; nous suivons le petit torrent, le sentier cairné est bien visible (et assez évident). Nous suivons le cours d'eau, on passe d'une rive à l'autre, jusqu'à atteindre la lisière de la forêt, nous quittons le sentier [confortable]... pour prendre à main gauche (encore !) où un petit cairn (un peu fatigué) fait acte de présence ... Nous suivons « sa » direction, nous entamons une longue traversée (du désert ou presque), ici le cairn n'est pas « Roi », mais plutôt « discret » voir même inexistant, le terrain n'est pas facile, et les pièges nombreux : trous recouverts d'herbe, blocs instables, branches (si par mégarde vous ne faîtes pas attention, vous reviens volontiers soit dans les mollets soit au visage) ... bref un beau parcours d'obstacles Une très belle journée.... La « Cougourde »... un beau, très beau refuge niché au cœur d'une forêt « luxuriante », accessoirement peuplée de moustiques un peu (trop) voraces. Plutôt paisible et tranquille... Demain, la journée va être plus calme... Pas de cairns, ni de recherche d'itinéraire... nous serons sur le GR®52 ! Et en plus, comme il est annoncé un grand beau temps « L'Agnellière » est au programme de cette cinquième étape. |
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Du Haut Boréon à la Haute Vésubie
Bouu ... que c'est "énervant", il fait ENCORE beau aujourd'hui (aller un tout petit bémol, ça souffle un peu) on va donc ENCORE en profiter... ahhhhhhhhh, les Alpes du Sud, un vrai bonheur d'y naviguer à pied. Aujourd'hui l'étape est courte, alors pour la pimenter un peu, la Cime de l’Agnellière 2700 m et le Col de Fenestre sont au menu (si non cela aurait été beaucoup trop court, sauf pour un jour de pluie !!) Le "décollage" se veut matinal (toujours ou presque) .. dans la fraîcheur et à l'ombre ; le soleil pointe déjà mais il est encore de l'autre côté... Pas de recherche d'itinéraire, pas de sente "à blocs ou à gros cailloux", nous suivons le GR®52 : c'est "tout droit" ou presque ! Le Lac de Trecolpas sous le soleil du matin avec quelques "bivouaqueurs" et un chamois, peu farouche, qui se laisse volontiers mettre "en boîte". Le Pas nous fait face, il encore à l'ombre. Ça grimpe... mais on y est vite. Quelques photos... Au loin on peu apercevoir le Lac de Fenestre, et à main droite, sous le col, la sente qui mène à L'Agnellière. Nous dévalons quelques lacets pour le récupérer, nous nous délesterons de nos "gros" sacs un peu plus loin afin de monter en "mode light"... La sente monte de façon régulière [deux petits passages demandent de l'attention, le vide par endroit peut impressionner] et "débouche", ensuite, sur une vaste étendue "désertique", avec pour parfaire ce beau décors quelques cairns. Le sommet est en vue... c'est tout droit enfin presque, ça monte tout en douceur. Une pause et deux photos plus tard nous entamons la descente. Du Pas au Col, c'est une belle traversée... offrant de très beaux points de vue. Ça commence, tout d'abord à flanc, puis ça descend, puis ça monte... puis ça descend à nouveau et pour finir ça remonte ! Le Col, flanqué d'une tourelle, vestige d'un passé pas si lointains. Les combats ici ont dû être rude . Dire qu'il y a 69 neuf ans ce petit bout de France était Italien ! Et justement l'Italie est là, et juste en bas, c'est la Vallée du Gesso (et plus bas, bien plus bas il y a le très beau refuge "Soria Ellena") ; au loin l'on entre aperçois le Cervin, reconnaissable entre tous, avec "sa" forme pyramidale ; versant français : le Lac de Fenestre, le Gélas, la Vallée de la Vésubie et quelques vestiges du passé : des blockhaus. Une petite pause, après avoir rassasié nos "yeux", il est temps de s'occuper de nos "estomacs", le tout à l’abri du vent. Repus, nous entamons, maintenant la descente ; mais pas trop vite tout de même ! Quelques fleurs seront mises en "boîte". La Linaire à feuille d'origan, qui tapissent la "rocaille" ; offrant à cet univers minéral un joli tapis de couleur mauve et jaune ; l'Aconit Napel (appelée aussi Casque de Jupiter) n'est pas en reste avec sa couleur mauve intense, la "demoiselle" se mire presque dans l'eau (a regarder uniquement avec les yeux, car la demoiselle est très toxique) Une longue pause, les pieds "à l'air" dans un petit carré d'herbe, à regarder le ciel ; moment de "grâce" (et accessoirement de sieste). A un moment donné il va falloir songer à descendre. Une chaussure puis deux, et "zou", c'est parti, ce coup-ci c'est la bonne : on descend (puisqu'il le faut) ! Un lacet, puis deux, et hop, au passage quelques framboises feront les frais de ma gourmandise ("ché trop bon" Belle étape, sans de « grosses difficultés », hors mis pour le sommet qui demande de l'attention sur quelques passages. [Le sommet n'est qu'une option mais vaut le détour ; le regard porte loin sur la mer !] L'arrivée au Refuge de la Madone se fait « tout en douceur » et contraste totalement avec l'itinéraire de la veille, car il y a foule aujourd'hui ! Encore, un « clap de fin » sur une journée tout en soleil, et sur de beaux paysages ...
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De la Haute Vésubie au Vallon de la Gordolasque
Départ matinal... et presque en fil indienne. Il y a du monde sur le GR, certains viennent même de très loin et marchent depuis plusieurs jours. Nous quittons le refuge direction le "Pas". Le sentier monte progressivement entre prairie et mélèzes... La pente s'accentue et la végétation verdoyante laisse place maintenant à un univers qui se fait de plus en plus minéral : chaos de blocs, pierriers et éboulis : La Soupe aux "Cailloux", sera le menu du jour ! Il y en a de toutes les formes, de toutes les couleurs et de toutes les tailles, fascinant monde que celui du minéral... Malgré la "fréquentation" du secteur par une "horde multicolore et bruyante" de bipèdes, sur les hauteurs - mais pas à l'abri des regards - quelques chamois (ou plutôt Madame Chamois (appelé chèvre) et un petit (appelé éterlou)) s'amusent de nous voir passer. Fascinant tout de même de voir cette "animal" si "frêle" se déplacer avec autant de facilité, d’aisance, et de prudence. Un moment d'arrêt "s'impose" - ou presque - pour - évidement - prendre LA photo... Le Pas est en vue, mais avant cela il va falloir "grimper" un "mur" de "caillasses" bien raide ! Un lacet, deux lacets, trois lacets... le Pas. C'est fait, tout juste deux heures après notre départ de la "Madone" ; deux photos, une pâte de fruit plus tard, nous entamons la descente de ce court petit mais raide couloir ! Avec prudence et le pied bien sûr, les mains sont de sorties pour s'équilibrer... En contre bas le Lac de la Fous et son barrage, un "poils" au-dessus le Refuge de Nice, et encore un "poil" au-dessus : le Mont Clapier - un beau dôme... de roches constitués - l'objectif numéro 2 du jour... La descente est "rapide". Nous nous délestons du futile et de l’inutile au refuge de Nice ; on en profite pour faire une petite pause "collation" avant de repartir à "l'assaut" de la montagne... Deux pâtes de fruits, un nougat, et un Orangina plus tard, me voilà avec mes acolytes partis pour 2 heures (ou plus) et environ 800 m de dénivelé, en direction des Lacs du Mont Clapier pour gravir le Clapier. Il y a plusieurs options pour ce sommet, nous avons opté pour la voie normale : premièrement rejoindre les Lacs du Mont Clapier par le sentier qui monte en direction du Pas de Pagari ; deuxièmement, une fois aux Lacs, prendre à main droite et se laisser guider par les cairns - nombreux -... (et par quelques rares points rouges) ; grimper, grimper... puis grimper Une longue pause s'impose... C'est tout simplement beau, le grand beau nous ouvre un vaste horizon : d'un côté la Mer et de l'autre les cimes enneigées des Alpes du Nord. Nous entamons la descente [par l'itinéraire de la montée]. Les lacs, une heure plus tard... Tous ses efforts méritent bien un petit rafraîchissement : jet de chaussures et chaussettes, et «zou», les pieds dans l'eau [froide] du Lac du Clapier, ça fait un bien fou... Mon regard se perd sur les hauteurs... Le Pas de Pagari, étape du lendemain. Je crois bien que, je sors de ma rêverie alerter par une "drôle de sensation" au niveau de mon pied... droit ; il vient d'être "fauché" par un "cailloux" (vengeur ???) ou est-ce le pied qui se venge. Mystère... Je fais une jolie poupée à mon petit orteil, une chaussette puis deux ; les godillots, et bizarrement, là, cela devient un peu plus compliqué... heu, mon pied aurait il pris du "poids" ? ma chaussure a-t-elle rétréci ? Il est un peu à l'étroit dans la chaussure... Bref, la descente vers le refuge est fort jolie... mais je n'y prête guère attention (il est vrai aussi que nous sommes déjà montée par là, le matin - mais pas que, si ma mémoire ne me joue pas des tours, ce serait la cinquième fois !) La douleur est vive, un vrai bonheur... à chaque pas... La Plaine de la Fous, le refuge se situe juste au-dessus ; dernière montée (par de beaux escaliers), derniers efforts... Le rituel jet de chaussettes et de chaussures s'impose et rapidement en cette belle fin de journée, car "y'a" un truc dans ma "godasse" qui me crie : "J'veux sortir" Notre itinérance a "pris l'eau", dans les eaux claires des Lacs du Mont Clapier... Une belle journée... encore. Dernière, hélas, journée au pays des Bouquetins et autres Chamois... car demain il faut descendre dans la vallée* et trouver un doc pour mon "petit" orteil ! Fin prématurée du périple ...
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Mont Clapier 3045 m |
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*[J'ai "découvert après "coup" qu'il existait un centre de secours à Saint Martin Vésubie ... Il eu été plus judicieux de repasser par le Pas du Mont Colomb pour rejoindre la Madone de Fenestre, pour y récupérer la navette qui descend à Saint Martin. Pour cette option 3 h aurait été nécessaire, avec un orteil cassé et un arrachement cela aurait un peu
mais cela aurait été beaucoup plus rapide (et bizarrement moins douloureux à la montée !), et plus pratique que de redescendre vers Roquebilière. Rejoins en plus de 5 h ! (2 h pour rejoindre l'Auberge - secteur du Pont des Sagnes -, près de 2 h avant de trouver une voiture (le stop ... n'est pas évident en journée), et plus d'une heure pour rejoindre le village à pied, le tout sous la chaleur !
Pour "dessiner" cet itinéraire, nous nous sommes inspirés de la carte et des précédents séjours passé à arpenter le secteur... Avant de partir, nous nous sommes renseignées auprès des refuges sur la présence de névés, éventuelles, pouvant poser "problème" : Colle Mercantour ou Colle Ghilliè, le Pas de Pagari, le Pas du Mont Colomb, secteur du Colle Agnel vers le refuge Valmasque.
Tout l'équipement nécessaire à l'itinérance en refuge.
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