Tutoriel : créer un fichier GPX Mytrails / TwoNav
Par "Sieur 2.0"

Queyras, Mercantour, Argentera, Ubaye, Massif des Cerces, Piémont, Vercors, Cévennes, GR20, Tour du Viso, Lubéron, Verdon, Provence, Sainte Victoire. Envie d'ailleur : Népal, Argentine, Ile de Madère
Publié le 3 Février 2020 par Le P tit Crapahute dans Alltrails, Créer un fichier GPX, tutoriel créatiion d'un fichier GPX
Tutoriel : créer un fichier GPX Mytrails / TwoNav
Par "Sieur 2.0"

Publié le 17 Novembre 2019 par Le P tit Crapahute dans Blieux, Colle Basse, GR4, La Palud sur Verdon, Mont Chiran, Mourre de Chanier, Rougon, Sentier du Bastidon, Sentier Martel, Tour du Mourre de Chanier
Tour du Mourre de Chanier
Au pays du Verdon
6 jours (ou presque) …
A la découverte ou plutôt à la re-découverte de ce joli coin de nature, qu’est le « Verdon ». Une petite boucle plutôt sportive de 6 jours, le tout en version automnale. Au menu de cette escapade dans les Alpes de Haute Provence : le rouge et le blanc du GR®4
pour les trois premières étapes ; deux sommets emblématiques : Le Mourre de Chanier 1930 m & le Chiran 1905 m, le mythique sentier Blanc-Martel ou encore le très joli sentier, tout en balcon du « Bastidon » ; pour compléter le tableau de cette « excursion », et pour parfaire le tout la découverte de : Rougon, du Plateau de Suech, de Colle Basse, de Blieux, de Châteauneuf les Moustiers …

|
« Au fils de Verdon » - acte II
Le Sentier Blanc-Martel, à l’heure d’hiver… ou Dans les pas d'Isidore Blanc et d'Edouard Alfred Martel.
J2 : Chalet-Refuge de la Maline – Rougon … Le GR®4, la suite - Sentier Blanc-Martel, 1er partie : 13 km/+ 727 m/2ème partie : +150 m, du couloir Sanson au Point Sublime/3ème partie + 180 m, du Point Sublime à Rougon ! Total des "courses" : + 1060 m/15 km
Après une nuit un peu hachée, il est parfois difficile, même après une bonne journée de marche, de trouver le sommeil quand on n'est pas dans son lit, et surtout quand, dans le dit dortoir, un « doux bruit » vous use les oreilles C’est parti pour une belle descente. Il faut dégringoler le sentier, parfois avec prudence, car ça zip un peu sous la godasse Nous arrivons au premier tunnel, celui de Trescaïre, long de 110 m, où il nous faut jouer avec quelques « flaques boueuses ». Quelques acrobaties plus loin, le jour pointe le bout de « sa lumière » … le Trescaïre est passé ; nous passons au suivant, celui du Baou, long de 670 m ! Ici aussi nous devons faire du gymkhana avec des passages bien en eau, tantôt en lévitation – ou presque – sur quelques cailloux judicieusement posés, tantôt les godasses partiellement voir totalement immergées ! Merveilleux … Une «éclaircie », c’est la baume aux Pigeons. Une photo, puis deux, nous poursuivons dans le tunnel, à la lueur de nos portables (plus facile d’accès semble-t-il que la frontale, restée bien au « chaud » dans le fond du sac!). Encore quelques belles flaques a passer, puis c’est la sortie ! Zou … tout le monde dehors ; les pieds mouillés mais heureusement pas trempés ! Nous dévalons quelques marches, et nous voilà rendu sur les berges du Verdon, tumultueux … Puis c’est la passerelle qui enjambe le torrent du Baou, et la remontée vers la sortie du Sentier Blanc-Martel et le belvédère Samson. Quelques photos plus tard, nous voila reparties, pour 150 m de positif, en direction du Point Sublime ; où je m’improvise une pause gourmande - une glace au citron Rougon petit village, perché à 950 m d’altitude. Ici on est loin du tumulte du Point Sublime où moult touristes se croisent. Ici on est au calme, on « respire » la tranquillité. Nous nous poserons pour la nuit au Gîte le Mur d'Abeilles avec sa terrasse panoramique et ses crêpes aux saveurs diverses et variées (celle au Miel, est un pur délice à ce qu'il paraît !). Morphée fait son œuvre, ce soir pas besoin de berceuse (et en prime, point de ronfleur en Ré Majeur !) |
![]() ![]()
|
|
|
Sur l’ancienne voie Romaine …
Vers la Vallée de l’Asse de Blieux
J3 : Rougon 945 m – Blieux par le GR®4 – Plateau de Suech 1200 m - Chasteuil – le carrefour de Colle Basse – Colle Basse 1446 m (Ici aussi, on peu faire plus « simple », et filer directement par le PR, passer par Peicard, Prau et fondre sur Blieux, mais comme le lendemain nous devons balader dans le secteur alors, autant, comme cela est possible, passer "ailleurs" !). + 1100 m/-1200 m/18 km
C’est encore une fois, l’envie de voir se lever le soleil qui m’a extirpé de mon lit, aux premières lueurs du jour. Il est 6 h 15, tout est calme dans le petit dortoir, et dans le gîte. C’est à pas feutrés – ou presque – que je sors ; fais quelques pas, traverse la rue et m’installe dans la fraîcheur matinale sur la terrasse du Mur d’Abeilles, le « spectacle » commence tout juste. Le ciel s’est encore paré de ses plus belles couleurs ; l’orange domine encore ce matin ! Quelques clichés plus tard, je rejoins mes acolytes pas tout à fait réveillées – mais au vue de mon entrée « fracassante » Le ciel hésite ce matin entre soleil et nuages ; pour l’heure, aucune « décision » n’a l’air d’être prise « là haut ». Pour se mettre en jambes, mes acolytes escaladent le promontoire où se dressent fièrement les quelques restes du château et d'où l'on découvre un vaste panorama à 360°. Nous quittons Rougon et ses ruelles calmes pour filer sur le GR®4. Une première montée point trop « rude », ni même « raide ». Les marques du GR®, sont plutôt disparates pour ne pas dire discrètes voir très – très – discrètes! Nous débouchons, 1 h plus tard, au pied de la Barre de Catalan – alt. 1212 m -, quelques pas plus loin c’est le Plateau de Suech 1200 m, une immense étendue d’herbes jaunies où quelques rares arbustes font de la résistance. Face à nous la Crête des Traversières, le Sommet du Pioulet, et la Crête de Berbené. Nous sommes sur l’Ancienne Voie Romaine – on pourrait, avec beaucoup d’imagination, et après avoir forcé un peu sur le « Calva » – presque entendre les garnisons romaines. Pendant ce temps là, le ciel a finalement choisi de se vêtir de gris … mais point de pluie à l’horizon. Nous pouvons donc poursuivre notre « balade » tranquillement, en mode « yo-yo », vers Chasteuil. C’est une perte « sèche » de près de 300 m de dénivelé qui nous attend ! La transition entre les deux premières journées et celle-ci est saisissante : nous avons pris de l’altitude, et avons aussi perdu quelques marcheurs. La tranquillité des lieux tranche avec le « brouhaha » des Gorges. Hier nous étions presque « écrasées » par les parois vertigineuses, hautes de 700 m des Gorges, aujourd’hui nous sommes à « découvert », dans de vastes prairies d’altitude – désertées par les moutons et autres brebis -. L’horizon est presque dégagé – le ciel fait plutôt grise mine … - il nous laisse cependant, apercevoir dans le lointain les Cadiéres de Brandis si reconnaissable par leur « physique » étrange. Perchées à plus de 1 500 m, elles dominent le Verdon ; et se composent de trois rochers, en forme de « chaise » d’où le nom de Cadières [Cadiero est issue de la langue d'OC signifiant chaise, le nom de "Cadières de Brandis" pourrait se traduire par "Chaises branlantes". (Source : www.cheminsdesparcs.fr)]. Sur le chemin – ou plutôt sur la piste – qui nous mène à Chasteuil, nous aurons le « loisir » de voir quelques beaux fossiles, incrustés dans le rocher. Même si c’est plutôt roulant, le caillou est roi, et comme à l’accoutumé, un petit moment de relâchement, et celui-ci aurait tendance à nous faire «zigzaguer » à défaut de nous faire trébucher sans pour autant nous faire tomber, l’attention reste de mise surtout lorsque l’on a tendance à laisser divaguer son regard sur le moindre petit caillou à la recherche d’un fossile. Chasteuil passé, nous filons vers le Carrefour de Colle Basse 873 m, et laissons, cette fois-ci, le GR®4 qui fille vers Castellane. Nous empruntons le sentier – bien raide (un peu trop par endroit) – qui rejoint Colle Basse 1446 m. Nous entamons là, la deuxième partie de notre étape … Une montée qui donne quelques belles suées, plutôt esthétique et assez variée. Le soleil quoique un poil timide est de retour, le gris reste toutefois assez tendance ; et c’est tant mieux, car en plein « cagnard » la montée à travers le ravin du Rai, aurait été tout autre. Dans ce secteur on trouve en autre du genêt – au printemps ce doit être magnifique !- des cynorhodons « tous nus » mais tous bien « équipés de fines épines » - certains ont de la "galle" (appelée "galle chevelue" ou bédégar), la plupart on gardé leurs fruits ; de la lavande un poil fatiguée, et biens d’autres plantes encore. On relève le nez … Colle Basse 1446 m, est peut être en vue C’est à la "Chambrette", que nous poserons nos sacs, et ce pour 2 jours. Un gîte plutôt confortable, avec un accueil trois étoiles. « Mr Jérôme », le « maître des lieux », est aux petits soins : en vrac : quid d’une crème aux plantes pour apaiser mes courbatures (fort nombreuses en ce 3ème jour, pourtant c’est pas faute d’avoir arpenter en long, en large et en travers, les sentiers autour de la maison) ; de faire quelques emplettes à Barrème (un gros manque de chocolat en ce qui me concerne ; sans compter les tomates, la tranche de jambon, l’eau gazeuse, bref de quoi sustenter nos estomacs) ; ou encore préparer, avec soins et goût, un kilos de champignons ramassés lors de notre belle balade au Mourre de Chanier… Ou s’affairer aux fourneaux pour préparer une belle tarte aux pommes, ou encore un gâteau au chocolat moelleux à souhait …) Moult conseils et autres infos sur la « balade » du lendemain, ou encore sur Blieux. ; les infos sur la météo, bref j’en passe, la liste est longue ! Merci à LUI, pour tous ses « bons soins » et conseils ! C'est sans, me rappeler l’accueil dans les refuges du Piémont (du Viso, de l’Argentera et d’ailleurs!), où le gardien(ne) est aux petits soins, et très attentif aux personnes qu’ils accueillent. Ne sachant pas à quelle météo nous allions être « mangée », ne sachant pas, non plus, dans quel état « les troupes » seraient, j’avais envisagé, pour cette 4ème journée, un aller-retour au Prau, avec comme option le « Mourre ». La météo et la forme étant là, ce sera le « Mourre », avec un retour par la Cabane de Chanier. « Mr Jérôme » m’indique la « marche » à suivre sur la carte. En «gros » : viser la Cabane de Chanier depuis le sommet, une fois en « bas », suivre la « draille » (bien visible depuis le Mourre), et filer … filer ; puis viser à nouveau dans le lointain une « caravane », et filer … filer par la piste ! Après une sympathique soirée, et un bon repas … le marchand de sable a rattrapé la petite troupe. Demain la journée est annoncée comme belle et ensoleillée, et aussi un poil sportive ! Chouette encore 1000 m de montée |
|
Le Mourre de Chanier … – plus haut sommet des Préalpes du Verdon -
J4 : Blieux - Le Mourre de Chanier 1930 m. En boucle … +1070 m/-1070 m/19 km
Après une nuit presque sans nuage, je m’extirpe en douceur de mon lit pour aller humer l’air du matin. Je dois aimer ça, me « cailler » aux premières lueurs du jour ! Mais ce matin, point de photos, le ciel est en « grève » ! Je remonte dans le dortoir, mes compagnes de route, sont réveillées. Nous passons en mode « rando », préparons nos sacs pour la journée en laissant le futile et le superflu … Prenons le PDJ, pain maison (préparer avec soin par « Mr Jérôme »), confitures et miel local (excellent!)… Bref, tout ce qu’il faut pour prendre des forces en vue d’une journée sportive – et belle paraît-il - "Mr Jérôme", fait quelques pas avec nous, nous donne quelques indications complémentaires sur le "chemin", en quelques "moulinés" de bras. Nous nous souhaitons une bonne journée … et « hop » c’est parti, direction le Mourre de Chanier et ses 1930 m ! Direction tout d’abord la D21, puis le Moulin 918 m, on enjambe l’Asse par un petit pont de bois, puis c’est une belle piste forestière détrempée, et boueuse, qui s’offre à nos pas. Une petite halte s’improvise pour admirer les Vaches d’Aubrac (si… si, il y a bien des « Aubracs » à Blieux !) Elles sont si jolies que nous les mettons « boîte » (pas de conserve!). Après ce petit intermède animalier, nous poursuivons, direction Thon (aucun rapport là non plus avec un certain poisson, ni même avec une conserve !) ; la Thuilière : ici nous quittons le « goudron » et filons sur un joli sentier, sous le couvert d’une belle forêt. La montée est progressive. Pré Rouyer … Le marquage jaune est un peu disparate, il faut être un peu attentif, et éviter par endroit – surtout quand la forêt se fait plus dense – de papillonner … Je file d’un bon pas, mes acolytes me suivent à distance, et trouvent même le temps de ramasser quelques champignons (on n’est pas loin du kilo !). Après ce brève intermède champêtre, la montée se poursuit. Nous sortons progressivement de la forêt ; la crête qui mène au Mourre se dévoile… Prau , une pause. Pour le Mourre, il n’y a pas de sentier, l’ascension se fait à « vue ». Je cherche du regard la « draille », et ce sont au final quelques cairns qui nous mettrons sur la voie. Ensuite, cela se fait tout seul ou presque. Je serais bien « montée » sur la crête, mais les contreforts de celle-ci sont un poil raide. Nous poursuivons, le Mourre se dévoile petit à petit. Dans le lointain il forme comme une « grosse pyramide » ; ce qui peut faire penser que « l’assaut final » va être bien raide, du genre « dré dans l’pentu » piouuuuuuuu « La Chambrette » : de-laçage des pompes, étirements, échanges … bref les petits rituels habituels d’arrivée. MS montre les champignons, des sanguins, cueillis le matin – ils ont un peu souffert … mais bon - « Mr Jérôme » indique qu’ils sont bons pour passer à la casserole ! (et ceux malgré leur drôle de couleur, du genre "vert"…) C’est parti pour un petit nettoyage, et « Sieur Jérôme » en maître des fourneaux, leur redonnera bel aspect et bon goût … ! Divin semble-t-il (moi les « champis» c’est pas mon truc) ! Après un bon repas, un bon gâteau au chocolat (bien mouelleux), et une belle soirée, nous filons nous coucher, demain, c’est notre avant dernière étape. Le Chiran est prévu au menu, à ce qu’il paraît demain, il va faire (encore) faire beau …
|
Trace GPS :MOURRE DE CHANIER NORD EN BOUCLE |
![]() ![]() ![]() ![]() |
J5 : Blieux 960 m – Les Bondils 1200 m… + 1175 m/- 920 m/15 km. Avec cerise sur le gâteau l’ascension du Mont Chiran 1905 m. Encore 1000 m de montée ! Décidément, on a pris un abonnement
Comme tous les matins, je sors de dessous ma couette pour aller prendre le frais, et voir si par hasard je peux faire quelques clichés. Ce sera la place du village qui fera les « frais » de mon APN. Tout le monde est debout, et s’affaire à ses « petites affaires ». Les sacs sont presque bouclés – pour ma part, j’ai juste l’impression qu’il pèse « une tonne » On serait bien resté un ou deux jours de plus, mais il faut bien songer à rentrer – même si ce n’est pas pour aujourd’hui – les vacances touchent presque à leur fin, tout comme notre itinéraire. Nous entamons notre avant-dernière étape. Après « l’au revoir » et le « merci », nous quittons « La Chambrette », direction Bondils. Nous empruntons la D21, qui file « tout droit ». Arrivée au « Pointu » 975 m, nous quittons le « goudron ». Le Chiran est encore bien loin, il va falloir fournir quelques efforts avant d’arriver là haut. Ici point de montée en « douceur », ça grimpe assez franchement. Le cheminement est varié et plutôt esthétique : tantôt balcon, tantôt à couvert, tantôt presque « suspendu » entre deux pans de « montagne ». Même si par endroit le sentier est pentu, on chemine plutôt bien, notre objectif se rapproche à « grand pas » ! Il y a deux options pour rejoindre le « Chiran » : une sente non balisée, que m’a indiquée « Mr Jérôme » sur la carte, elle rejoint le « Chiran » par le plateau, et la version « classique », par le PR : une montée tout en « douceur » qui fil directement vers le Portail de Blieux. Il est vrai qu’il aurait été « sympa » de passer par la petite « draille » qui monte droit dans la pente vers le Ruth, mais celle-ci est un poil trop raide Font Chaume, le « Portail » n’est plus très loin, un pas, puis deux, et nous y sommes ! Quel beau chemin nous venons de faire là. Le « Verdon » a décidément beaucoup d’atouts charme ; il nous réserve chaque jour son lot de « jolies surprises ». Une petite pause au Portail de Blieux, où le vent nous cueille, et nous claque accessoirement sur les oreilles. On s’allège de quelques grammes avant « l’assaut final ». Ici rien à faire, nul besoin de chercher un cairn, ou un semblant de sentier, il suffit de se laisser porter par la piste qui mène à l’Observatoire du Mont Chiran. Depuis le Portail, nous mettrons une heure. Après quelques efforts, et de nombreux lacets nous voilà au sommet. La visibilité est un « poil » moindre que la veille, mais les montagnes qui nous entourent, se laissent, voir ou entrevoir. Il est 13 h, nos estomacs crient « famine », nous nous mettons à l’abri du vent, pour faire une bonne pause. Le chemin qu’il reste à faire n’est guère long, 2 h tout au plus. Une sieste plus tard, nous nous mettons en mode « descente ». Un cliché ou deux, et puis « zou » c’est parti pour « Les Bondils ». Nous coupons, quand cela est possible, quelques lacets … Portail de Blieux … Plus que « 4km », et nous serons rendu ! Ce soir nous nous poserons au «Chalet-Refuge », pour une nuit, non pas à la belle étoile – il fait un peu frais en cette fin octobre – mais dans une yourte ! Une première en ce qui me concerne. Les Chauvets, nous touchons au « but » ! Quelques chevaux viennent à notre rencontre, espérant de nous un petit morceau de quelque chose, mais nous n’avons pas grand-chose à leur proposer, hormis quelques grattouilles, qu’ils acceptent volontiers. Les Bondils, Le «Chalet-Refuge » est en vue, tout comme la yourte, remarque, c’est la seule yourte sur le secteur, alors … Elle vraiment jolie, et surtout bien décorée. Elle a été importée, tout comme les meubles, de Mongolie voilà une dizaine d’années. A la voire, on ne dirait pas. « Le Chalet-Refuge », est un lieu un peu « à part », ce n’est pas une gîte (il n’y en a pas …), mais une exploitation agricole où l’on produit des céréales qui une fois « transformées», «finissent » en pain. Pain fabriqué lui aussi sur place, tout comme les légumes, et les œufs ! Le lieu est plutôt calme et reposant. Une jolie parenthèse pour conclure ce tour de 5 jours et des « brouettes ». Ce soir nous n’aurons pas trop de mal à trouver le sommeil … Demain, c’est notre dernière étape, hélas ! J’aurais bien fait un peu de rab, moi |
|
Vallée des Chauvets
Entre « Mourre de Chanier et Montdenier »
J6 : Les Bondils 1200 m – La Palud-sur-Verdon + 280 m/- 580 m/10 km Tout comme pour les jours précédents je sors aux premières lueurs du jour. Il fait plutôt sombre, le ciel est vêtue d’un bon manteau gris. Ça sent la pluie, pluie prévue au programme, le « beau » ne pouvait pas durer, cela aurait été trop « beau » ! J’avais cependant espérer que la pluie, est la « gentillesse » d’attendre un peu avant de nous tomber dessus, mais bon. Mes acolytes, se réveillent tout doucement, dans le douceur ouatée de la yourte. C’est vrai qu’il fait plutôt chaud là-dessous ! Hier soir, j’ai eu comme un moment de doute ; le poêle a eu du mal à partir, et en attendant que celui-ci daigne fonctionner, il faisait plutôt « frais » (voir très frais). On s’affaire, chacune le nez dans ses affaires, frontales vissées sur la tête ; c'est qu'il fait plutôt sombre, il n'y a pas d'ampoule blafarde qui pendouille au plafond, car il n'y a pas de plafond ! C’est notre dernière étape. Une « mini » étape, 3 heures pour rejoindre la Palud. En gros 10 km à faire, et heureusement que la pluie prévue, ne sera pas « rageuse », cela n’aurait pas été très drôle. On PDJ, on fait le plein d’eau. Nous passons voir le « paysan-boulanger », il est debout depuis 4 h, il prépare sa fournée. Il pétrit et façonne son pain. A le voir faire ça a l’air simple, ça n’a que l’air. Après quelques échanges, l’au revoir et le merci, nous filons… Pour l’heure le ciel se maintient, il est plutôt bas, et bien gris. On dirait qu’il est triste de nous voir partir ! Quelques lacets plus bas, nous finissons, par nous bâcher, ce petit crachin fini par nous mouiller un peu ; j’ai même froid Notre tour s’achève après 5 jours et demi de marche ! J’ai encore quelques bonnes fourmis dans les jambes, 2 ou 3 jours de plus m’aurait bien plu, mais d’une les vacances sont finies, il faut donc songer à rentrée ; et de deux, la pluie est annoncée pour les 3 jours à venir… alors point de regrets.
La portion de « rab » … avec 2 jours de plus, et bien entendu deux jours de beau temps ! C'est vrai qu'un "finish" par les crêtes aurait été dès plus sympa, surtout que là haut la vue est spectaculaire !
|
![]() ![]() ![]() |
Pour construire cet itinéraire je me suis inspirée de mes nombreux "passages" dans le Verdon [notamment le Sentier Blanc-Martel, le Bastidon, Prau...], de la carte, et aussi du topo : "Les gorges du Verdon, version panoramique" ; tiré du magazine "Trek Mag" n°192, [Numéro spécial : Un été en France. Juillet-Août 2019] Cette version n’inclue pas Blieux, l’ascension du Mont Chiran, ni du Mourre de Chanier. A la lecture de ce numéro, l'idée de partir "balader" une petite semaine pour voir les couleurs de l'automne a donc "germé". J'ai sorti cartes, & topos pour compléter l'article du mag. J'ai fait ma "sauce" avec un petit peu de ceci, un petit peu de cela, en ajoutant un petit sommet, puis deux, heu... la un troisième. Ah, et puis ça ... Bref, après avoir tourné dans tous les sens les cartes, le Tour du Mourre de Chanier était "né" ... à la fin de l'été !
Difficulté selon l'échelle du CAS : T2 : Randonnée en montagne : Sentier avec tracé ininterrompu. Terrain parfois raide, risques de chute pas exclus. Exigences : Avoir le pied assez sûr. Chaussures de trekking recommandées. Capacités élémentaires d'orientation. T3 pour Le Chiran (la boucle) : Randonnée en montagne exigeante (cf. référence du CAS) Sentier pas forcément visible partout. Quelques passages exposés avec risques de chute, pierriers, pentes mêlées de rochers sans trace, névés faciles Exigences : Avoir le pied très sûr. Bonnes chaussures de trekking. Capacités d'orientation dans la moyenne. Expérience élémentaire de la montagne souhaitable. Pour le Sentier du Bastidon et le Sentier Blanc Martel : Les passages exposés peuvent être équipés de cordes ou de chaînes. Éventuellement appui des mains nécessaire pour l'équilibre.
Tout l'équipement nécessaire pour l'itinérance en "gite". En cette période de l'année - fin Octobre début Novembre - une couche chaude supplémentaire est la bienvenue. Pas de ravitaillement possible - pas de commerces ouverts, nous sommes en fin de saison -. Possibilité de prendre le pique nique dans les gîtes. L'eau est rare dans ce secteur prendre la quantité nécessaire et suffisante pour la journée.
Petite nouveauté côté matériel technique : Test du GPS GARMIN MONTANA 680t, en vue de futurs itinéraires "hors sentiers" à travers l'Alpe [Attention toutefois, ce GPS n'est pas doté de cartes IGN !]. L'itinéraire ne nécessite pas spécialement de GPS, il est plutôt évident, les sentiers sont dans l'ensemble bien balisés, même si certains passages requiers de l'attention ; les distances entre chaque "balise" étant parfois - assez souvent - éloignées. Conclusion pour ce premier essais : très énergivore (pour des itinéraires plus long, prévoir une batterie (ou 3 piles rechargeables) de secours ; le film protecteur sur l'écran rend son utilisation un "poil" compliqué, ça manque de fluidité ; les fonds de carte IGN seraient un vrai plus. Il est un peu lourd : 289 g avec la batterie ...
Gîtes d'étape
Docs ...
Quelques idées complémentaires sur la toile ...