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Queyras, Mercantour, Argentera, Ubaye, Massif des Cerces, Piémont, Vercors, Cévennes, GR20, Tour du Viso, Lubéron, Verdon, Provence, Sainte Victoire. Envie d'ailleur : Népal, Argentine, Ile de Madère

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (08/2022)

Publié le 21 Novembre 2022 par Le P tit Crapahute dans autour, dent, queyras, ratier

Autour de la Dent du Ratier

Par le GRP® du Tour de la Dent du Ratier, le GR®58 et le GR®5

Deux décennies a naviguer, en duos, à travers l’Alpe, à tutoyer du regard les cimes enneigées ; à monter et à descendre ; à franchir des cols, des pentes raides, des passages escarpés voir équipés (ou les deux à la fois), à franchir des torrents chaussures à la main (ou pas), à passer des gués… Deux décennies, ça en fait du dénivelé, des kilomètres ; des souvenirs et des fous rires, aussi ! En cette année 2022, j’ai mis entre parenthèse ce duo pour tenter l’aventure en solitaire. Avec « ma solitude », nous sommes parties à l’aventure à travers le Queyras. Un très beau massif qui donne à voir et à revoir. Ici je ne suis pas en « terra incognita », ni même en terrain « conquis ». J’y ai gravi mon premier 3000 : le Grand Glaiza ; et bien d’autres, avec un moment magique lors de l’ascension du Pain de Sucre au levé du soleil ; mes premiers bivouacs, ma première mico-aventure autour du mystique et mythique Viso (je comptabilise en tout et pour tout 4 tours). J’ai « pratiqué », le Queyras aussi, l’hiver, en raquette, en ski de rando (une expérience unique), en ski de fond aussi

Direction le Queyras, pour une balade de 5 jours. Cinq jours qui me seront nécessaires pour faire le GRP® du Tour de la Dent du Ratier, avec quelques petits arrangements personnels. Le GRP® du Tour de la Dent du Ratier débute à Ville Vieille, passe par La Chalp, Montbardon, Villargaudin.

Depuis Villargaudin le GRP® rejoint le GR®58, pour prendre, ensuite la direction du Col de la Lauze, puis les Chalets et le Refuge de Furfande. Les deux sentiers sont communs sur une bonne partie de la boucle.

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)1ère étape → Ceillac – Bramousse D- 550 m/D+ 700 m/9 km/4 h. A noté que Ceillac n’est pas le départ officiel du GRP® du Tour de la Dent du Ratier, non, celui-ci démarre de Ville Vielle – mais n’ayant pas trouvé d’hébergement - je me suis rabattue, pour mon plus grand bonheur, sur Ceillac. Ce qui tombé à "pic", puisque j'avais dans mon « viseur » le Col de Bramousse 2247 m, le seul col du secteur de Ceillac que je ne connaissais pas

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)2ème étape → Bramousse – Refuge de Furfande. D+ 1184 m/D - 319 m/10 km/5 h

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)3ème étape → De « Furfande » à « l’Izoard ». Plus ou moins 500 m de dénivelé positif (cumulés bien entendu) pour 1150 m de négatif (cumulés bien entendu)

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)4ème et avant dernière étape → 3 h – étape raccourcie à cause de la météo. Des trombes d'eau ... durant une bonne partie de la journée auront eu raison de cette étape, qui sur le papier, avait l'air plus que sympathique ! J'ai donc fait au plus court, avec un départ très matinal : 6 h, pour éviter la pluie, qui était annoncée en début de matinée. J'ai suivi les conseils du gérant du camping de l'Izoard (où j'ai passé la nuit), et suis passée par le Lac de Roue 1847 m en empruntant non pas le GR®5, mais la Haute Route des Escartons (L'hiver venue, c'est sur cette jolie piste arborée de mélèzes que l'on fait entre autre du ski de fond)

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)5ème et dernière étape → De Souliers à Ville Vielle. D+160 m/D- 620 m/12 km

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022) Le matériel emporté, ma "lighterpack"  Autour de la Dent du Ratier - Queyras   Cette liste est non exhaustive, certains items ont changé depuis...

Itinérance réalisé sous tente. Étant seule, j'ai dormi à "porté de vue" des refuges, en camping. J'étais autonome pour les repas de certains matins, du midi et du soir

 Topo / carte du parcours

Autour de la Dent du Ratier - Queyras (2022)

 (Réalisé à l 'aide d'Alltrails - montage Photoscape)


Informations pratiques

Cartes

J’utilise, encore – et toujours -, une carte papier (ça ne tombe jamais en panne …!) et ça dépanne bien, j’ai un support numérique aussi, que j’utilise au « cas ou ».

Cartes IGN n°: 3537 ET Guillestre et 3637OT Mont Viso

Sites Internet : infos et topos

- https://www.alpesrando.net : GRP® Tour de la Dent de Ratier. Distance totale : 69 km D+ totale : 3814 m. Durée 5 jours

- Il y a aussi un topo (que je n’ai pas utilisé) : Tour du Queyras - Parc naturel régional du Queyras - GR® 58. Réf. 505 (GR® 58 et ses variantes, GRP Tour du Pain de Sucre, Tour de la Dent du Ratier et Tour de la Font Sancte). Topo édité par la FFRP. 15e édition - 04 / 2021. 16 € 30

- https://www.montourduqueyras.fr : site regroupant les références des 34 refuges et gîtes que compte le massif naturel du Queyras

Les hébergements où j'ai "planté ma tente"

- Le Riou Vert Bramousse Tel. (hors-saison): 0492467245 Tel. (saison): 0492467245 (De mi-mai à mi-octobre sur réservation)

- Refuge de Furfande Tel. (hors-saison): 0616562379 Tel. (mobile): 0616562379(juin à fin septembre, plus les week-end d'Octobre)

- Le Grand Rochebrune Souliers 05350 Tel. (saison): 04 92 21 86 77 Tel. (mobile): 07 62 69 34 01

- Camping de l'Izoard (avec une guinguette qui propose des plateaux de charcuterie/fromages, et le petit déjeuner. On y trouve, aussi, une micro-épicerie)

Pour ceux ou celles qui ne campent pas : Les Bons Enfants Brunissard Tel. (saison): 0492467385 (Toute l'année sur réservation). Ravitaillement possible au Camping de l’Izoard – micro épicerie – et sur Arvieux (sur l’étape du GR58 : Furfande / Brunissard)

 Autour de la Dent du Ratier - Queyras

 Secteur du Refuge de Furfande 2300 m

 

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Mont Pelat 3051 m - Haut Verdon (2021)

Publié le 26 Septembre 2021 par Le P tit Crapahute dans 3051, haut, mont, pelat, verdon

Mont Pelat 3051 et Lac d’Allos 2228 m
Haute vallée du Verdon - Parc national du Mercantour

Mont Pelat 3051 m - Haut Verdon
 

Il était une fois l’ascension du Mont Pelat – 3051 m - ; un itinéraire paraît il un « brin » sportif. Le dénivelé n’est point trop élevé, plutôt raisonnable pour aller « pécher » ce « petit » 3000 réputé « facile », il faut compter environ 950 m de montée. Cette « petite balade en Haut Verdon » augure pleins de promesses. Nous voilà parties, donc, à l’assaut de ce géant de pierre ou de ce « gros caillou », c’est selon.

Aujourd’hui, le ciel semble un peu contrarié, il hésite entre nuages et soleil ; ou les deux à la fois. On ne saurait trop dire, ce que l’on sait par contre, c’est qu’il ne pleuvra pas. Nous filons en direction du Plateau du Laus : vaste étendue herbeuse, et vaste coin à sieste aussi. Nous passons la Maison Forestière du Laus, avant d’atteindre « son » plateau ; le sentier contourne Tête Ronde 2349 m, et file « tout tranquillement ». Nous suivons pour un court moment le GR®56B [Pour info, le GR®56 n’est autre que le Tour de la Vallée de l'Ubaye. Un voyage à pieds de 9 jours et d’un peu moins de 160 km pour un peu plus de 8800 m de dénivelé positif – tout de même -] Première jonction (ou intersection) : à main droite c’est le Lac d’Allos 2228 m ; tout droit c’est le GR®56B qui file en direction du Col de la Petite Cayolle 2639 m ; pour « nous », c’est à gauche toute et « drè dans l’pentu ». De là le Mont Pelat semble hors d’atteinte, tellement il semble loin. Nous passons le Ravin de Méouille, où se prélassent au soleil – qui a enfin daignait se montrer - un troupeau de moutons (ou de brebis). C’est ici que la montée commence « vraiment ». Le paysage qui s’offre au regard est des plus esthétique. Mes acolytes grimpent tout en faisant causette, elles « refont » le monde, et prennent leur temps ; il faut dire que nous ne sommes guère pressées. Je file, toujours devant, et me retourne de temps à autre histoire de voire où se situent « les troupes ». Nous sommes vite rattrapées par une « cohorte » de « marcheurs » pressés ; certains vous bousculeraient presque pour passer.

Nous passons un petit carrefour – c’est le menu d’après ascension ; un petit peu de rab histoire de bien conclure cette jolie journée (et de se finir les mollets, aussi). Nous passons sous la Barre du Pelat, sur un sentier tout en balcon, assez large pour ne point se faire de grosses frayeurs, et offrant quelques beaux points de vue sur le Lac d’Allos, qui joue, toujours, avec les nuages et le soleil. La Combe du Pelat, ici il faut fournir un petit effort pour gravir les quelques lacets qui mènent vers le sommet. Le « vert » de cette vaste « prairie » quelque peu inclinée s’est fait la « malle » ; le jaune domine, seules quelques campanules font encore un peu de résistance. Un lacet, puis deux, la barre des 2700 m est franchie, s’en est fini de la « verdure » ; nous pénétrons maintenant dans un tout autre univers : celui du « tout minéral », donnant au lieu des « airs lunaires ». La montée est toujours aussi progressive et se fait toujours par de grands lacets. Le sommet est à « l’ombre » ; il y a « foule » aussi. Ça monte, ça descend, et ça court même (je manque de valser, un coureur un peu trop « téméraire » a décider de faire la descente en « tout schuss » ou en « chaud devant » en omettant qu’il pouvait y avoir un hypothétique marcheur qui monte). Mes acolytes sont quelques lacets plus bas, ça papote toujours autant … Encore quelques mètres et me voilà rendue sur la crête, le sommet me fait face. Je distingue bien les marques de peinture jaune qui montrent « la voie » à suivre. En attendant mes deux acolytes, je me « bâche » : ça caille un poil ! Encore un lacet, et « ayé » les voila ! Après une petite pause, nous nous r-mettons en « route » pour l’assaut final. La montée se fait plutôt bien, dans un dédale de cailloux et autres blocs, parfois instables ; la sente bien marquée joue avec le relief, et se joue parfois du vide. Dommage que ce ne soit pas grand beau. Un dernier effort, et nous voilà rendu… Le Mont Pelat : c’est un gros tas de cailloux instables, où la vue peut porter, paraît il assez loin… Nous, nous nous contenterons du Lac d’Allos, du Cimet – son voisin direct – et de quelques sommets tous proches ; le ciel, tout comme la vue est quelque peu « bouché», dommage ! Les nuages ont « pris » possession des « lieux », ils se jouent et jouent avec le relief, ce qui donne au lieu des airs « féeriques » … Nous profitons «du coin » pour faire une petite pause photo et sustenter nos estomacs ; nous nous installons – presque confortablement – à l’abri d’un petit mur de pierres sèches (idéalement situé sur le sommet) Après ce petit intermède gastronomique, nous nous r-mettons en marche. Nous quittons le sommet, et sa foule du « dimanche », en direction du Lac d’Allos ...

La descente se fait tout aussi bien que la montée, et toujours par le même chemin. Dans le lointain sur la crête une silhouette se dessine. Qu’est ce donc ? Un « bipède » ? Ah euh, non, un chamois ! Pardon, non pas un mais une harde de chamois ! Ils ont l’air plutôt tranquilles, et peu « perturbés » par les allées et venues des « bipèdes bigarrés » qui font l’ascension du « Pelat ». Quelques lacets plus bas ce sont les marmottes – bien « grasses » – qui attirent notre attention : ça court, ça mange, ça fait des « provisions » pour l’hiver. Elles sont « imperturbables ».

La Combe du Pelat est passée, nous voilà de nouveau sur le très joli sentier balcon de la Barre du Pelat. Ça papote toujours … Je « trace », et me retourne, et observe avec attention « tout » le chemin parcouru : « Fichtre, le « Pelat » me semble «ridiculement» petit ». Quelle descente mes « aïeux » et quelle montée aussi. J’arrive au « carrefour » du matin, où j’attends mes deux « compères », qui ne tardent guère. Un œil sur la carte, nous optons pour un retour par la sente qui file à flan sous le Sommet du Garret (et aussi vers le Pas du Lausson 2602 m). Direction, le Lac d’Allos 2228 m, où trône fièrement la Chapelle Notre Dame des Monts (consacrée le 5 août 1928), mais aussi « son refuge ». Cette immense « étendue » d’eau, n’est autre que le plus grand lac naturel d'altitude d'Europe ; elle se situe dans le cœur du Parc National du Mercantour. Le sentier grimpe gentille-ment, et ne demande que peu d’efforts. Encore un croisement, le sentier file à « main gauche » vers le lac et le Col de la Petite Cayolle par un sentier, qui semble, lui, bien « raide », et à main droite c’est « pour nous ». Direction le prochain carrefour, qui est vite « atteint », nous passons en mode « descente tranquille » ; nous sommes de nouveau sur le GR®56B, que nous quittons quelques lacets plus bas, pour emprunter le sentier qui mène au Lac d’Allos 2228 m, au passage notre regard est attiré par une forme « marron » … un chamois solitaire qui se repaît d’herbe – pour le coup – bien grasse, et bien verte. Nous sommes sous le couvert d’une très jolie forêt ; le lac n’est plus très loin, il se devine derrière la cime de quelques beaux et grands mélèzes. Un pas, puis deux, nous y sommes ! Magnifique … il eût été dommage de ne point faire ce joli – petit – détour. Nous filons en direction du Refuge qui a fermé prématurément le manque d’eau aura eu raison de sa « fin » de saison - Nous nous « octroyons » une pause contemplative. Face à nous, nous avons la Montagne du Laus, et un peu plus à « droite » ce sont les Tours du Lac : Petit, l’Orientale ou la Plate (c’est selon), il y a aussi la Grande. Bref, que du beau. On se serait volontiers laissées bercer par les eaux calmes du Lac d’Allos, mais il faut (paraît-il) songer à rentrer. Pffffff… Aller, zou c’est parti pour une courte montée, puis vient ensuite, la descente vers le Plateau du Laus, où nous retrouvons le chemin du matin.

Quelle journée magnifique … Le « beau » (pas la météo même si nous avons eu droit à quelques bons moments ensoleillés) aura été au rendez vous tout au long de l’itinéraire. A refaire et pourquoi en mode bivouac aux alentours du Lac du Trou de l’Aigle ...

Mont Pelat 3051 m - Haut Verdon (2021)

 

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