| - Dis ... tu m'emmènes en montagne ? - Euh ... qui ça, moi ? - Ben oui, toi ! | - Pourquoi pas ... et tu veux aller où ? - Ben, si c'est possible voir le Viso ! - .../... |
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Et voilà comment ... je me suis de nouveau retrouvée, dans le Queyras où plutôt à quelques encablures de là, pour réaliser mon XX Tour du Viso ! J'ai craqué ...🤣 Après 2 h 30 de route, nous voilà rendues au Col Agnel - Colle dell'Agnello 2744 m. Nous disons « au revoir » au Queyras – et accessoirement à la France, et plongeons vers l'Italie plus exactement vers le Val Varaita, sur une route plutôt étroite, assez sinueuse, où le croisement peut être quelque peu sportif, surtout lorsque l'on a en face de soi un camping-car ! Nous sommes fin juin, on aurait pu croire qu'il y ait peu de monde en cette fin de semaine, mais il semblerait que la chaleur quasi caniculaire ait attiré un bon nombre de personnes vers les hauteurs pour humer l'air presque (mais pas tout à fait) vif de la montagne ! Les parasols et autres chaises longues sont de sortie versant italien – si si –. C'est à qui rivalisera avec le plus d'audace, pour s’étaler sur les différents et nombreux virages que compte la route. Après ce court et champêtre intermède nous voilà rendues. Nous déposons notre carrosse sur le bord de la route, sorte de parking improvisé. Après trois heures de roulis et de tangage, ça fait du bien de prendre l'air – même un peu chaud -. Nous nous affairons aux derniers préparatifs, histoire de ne rien oublier ou presque. Strappage en bonne et due forme, de mon pied un poil fatigué, mais toujours prêt pour l'aventure ; laçage des chaussures ; réglage du sac et des bâtons, et hop c'est parti pour 4 jours. 4 jours autour du mythique Viso (je n'engage que moi, ici, of course !!). Cela fait tant de fois que je tourne autour, qu'à force certains se demandent comment j'ai fait pour ne pas lui « sauter » dessus ! Plus jeune, et en forme, peut-être, aujourd'hui, ça m'amuse plus, de marcher et de faire des « ronds », voire parfois du « tout » droit ☹ Pour cette première journée, l'étape n'est pas très compliquée : il suffit ici de se laisser porter, et de mettre un pied devant l'autre, et de filer tout droit en remontant le très joli Vallone di Soustra. Ayant fait la tournée des refuges avant le départ, je sais que le col, enfin tous les cols, sont pourvus de neige, et pas qu'un peu ! Les crampons et autres piolets ne sont pas nécessaires, la neige est "mollasse" ce qui rend plus « aisée » la progression, et en plus il n'y a pas de regel la nuit. La trace a été faite quelques jours auparavant par un groupe de bons marcheurs. Nous suivrons donc leurs pas.
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Nous remontons, tranquillement le magnifique et verdoyant Vallone di Soustra – il n'a pas changé, il est comme dans mes souvenirs, ceux de 2005 - lorsque j'ai effectué le Tour du Pic d'Asti -. Les pâturages ont sorti leur plus beaux atours : vaches piémontaises à la robe claire ; pâturages vert tendre invitant volontiers à la sieste ; fleurs de toutes sortes, et de toutes couleurs, rivalisent d'audace pour montrer toutes leurs beautés ; et enfin, pour conclure sur ce beau vallon, en toile de fond, les montagnes encore recouvertes de quelques « timides » névés. 12 h est passé, même bien passé. Les estomacs ont faim ; ça gargouille à tous les étages On se laisse porter par le chemin qui zigzague. J'ai opté pour le U9 et Pian Para pour arriver au Refuge ; ce qui sous-entend que nous devrons remonter une centaine de mètres, une fois en « bas ». On aurait pu emprunter le sentier balcon qui mène au Passo di Vallanta 2811 m pour rejoindre le Refuge, mais il eût été dommage d'emprunter ce chemin à l'aller et au retour. Dans le lointain, le Lago della Bealera Founsa 2440 m fait son apparition ; la bière n'est plus très loin, et le jeter de « godasses » aussi ! Finie la descente … il faut maintenant remonter vers le refuge. Une petite, toute petite montée, et nous voilà rendues ! Mes deux acolytes sont plus que ravies de cette première étape. Demain, le grand beau est annoncé, l'étape en sera d'autant plus appréciée qu'elle est belle, et assez variée : alpage, forêt, désert d'altitude, et quelques beaux névés à passer, avec en prime un panorama – quasi permanent - sur le Mont Viso - Monviso Une mousse, un café, 1 l d'eau, un bon repas, et une bonne nuit de repos … C'est ainsi que se conclut cette première belle journée. |
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Les conditions d'enneigement en cette fin juin ne nous auront pas permis de passer par le Vallone delle Fociolline et le Colle Dante 3118 m. Bien dommage, mais c'est ainsi. Que ce soit d'un côté ou de l'autre, le « coin », de toutes les façons, est plus que beau, alors pas de regrets Après une nuit plutôt calme – enfin presque L'heure syndicale a sonné ; les estomacs demandent à être « remplis ». Nous nous poserons, sous le Passo Gallarino 2728 m, face au Viso Mozzo 3015 m et, à son grand « frère » le Mont Viso 3841 m ! On va encore bartasser « un peu » dans la neige pour rejoindre le Refuge, qui se dessine dans le lointain... Mais ça c'est pour plus tard ; pour l'heure, on déleste de quelques grammes nos sacs, on remplit nos estomacs, tout en contemplent les merveilles de la Nature. Personne à l'horizon ; le ciel est toujours aussi bleu ; le soleil nous chauffe toujours le crâne … tout ceci n’incite guère à la marche, mais plutôt à la rêverie. J'engage une bataille avec un caillou un peu récalcitrant pour faire un petit somme ; il aura le dernier mot, et moi une sieste un peu hachée, voir quasi inexistante Dépose des sacs, dé-laçage des pompes, petite douche … Bref, tous les rituels habituels du soir après une journée de marche ; même si celle-ci ne fût point poussive, mais ça fait du bien quand même ! Une petite mousse histoire de. Aux abords du refuge quelques bouquetins font l'attraction, de fait les paparazzis sont de sortis. Après un bon repas, nous voilà parées pour « affronter » la nuit … Demain on se lève tôt, car la journée sera longue, très longue jusqu'au Refuge du Viso ! |
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Sulla Via del Sale ...
J3 : Refuge Q. Sella 2640 m - Refuge CAF du Viso (France) : + 1000 m 6 à 7 h / hors pauses. Par la "Buco di Viso" 2882 m [Pertuis du Viso ou tunnel de la Traversette] . A défaut du Couloir du Porc, mais aussi du Sentier du Postier, impraticable à cause de la neige Après une nuit un peu agitée
Préparatif des sacs, remplissage des « gourdes », laçage des pompes, dépliages en bonne et due forme des bâtons ... Un œil sur le ciel, bien gris, et deux photos plus tard, nous nous mettons en route à un pas « assez » cadencé. Le Colle dei Viso 2655 m, est vite atteint, normal il se situe à quelques enjambés du refuge. Devant nous un groupe avec un guide, ils sont plutôt nombreux. Nous leur collons le train ; c'est plutôt « cool » cela va nous éviter de faire la trace dans la neige ! Quoique … Nous filons sur le V13/GDV (pour Giro dei Viso) à un rythme toujours soutenu. On double le groupe qui fait une pause non pas contemplative mais explicative – ce qui prend un peu de temps - dommage que les commentaires soient en italien -. Nous, nous ferons une petite pause photo, un peu plus loin. Le Lago Chiaretto, attire toujours autant les photographes en herbe, tant il est beau. Le ciel s’assombrit ; le nebbia monte, elle « mange » une partie des cimes. Pour l'heure la visibilité est correcte, par contre on repassera pour la vue bien dégagée sur les paysages ! Dommage, je ne connais pas ce coin, j'aurais bien aimé le voir sous le soleil ! Qu'importe, nous poursuivons toujours à un rythme soutenu – d’ailleurs je me demande bien pourquoi, après coup, nous avons marché si vite ! - Y'avait personne qui nous courrait derrière pourtant
Après ce petit quart d'heure sympathique, nous nous remettons en route, le plus gros du dénivelé reste à faire, soit env. 950 m, et en voyant le chemin qui monte devant nous, ça commence plutôt « bien » : ça grimpe dur, re-pffffffffff !! La nebbia est de retour – elle n'était pas partie bien loin, mais disons qu'elle s'était faite discrète - ; et pour sûr, je sens que ça va être coton là-haut pour s'orienter !! Montée, replat, montée … Et la nebbia qui est de plus en plus présente et dense – on se voit à peine par moment ! - le chemin pour l'heure, est encore visible sous nos pas. Il est plutôt confortable, les balises – un poil farceuses – se distinguent encore. Nous passons Pian Armoine, nous sommes à la croisée des chemins, pour nous c'est "tout droit", dans la « purée de pois » et accessoirement dans la neige. Après 4 lacets, je croise deux personnes qui descendent du Col de la Traversette ; nous échangeons quelques mots - en italo-français -, et me disent de bien suivre les traces dans la neige, car la visibilité est plus que réduite là « haut » ! Hé bé, quelle journée ! Effectivement, le chemin, laisse place maintenant à un immense névé. Dans le lointain des éclats de voix : un groupe semble s'être égaré dans la nebbia. Ils nous ont entendues et se dirigent vers nous ; soulagés de retrouver, enfin la « route » ! Difficile de voir où je suis, et où l'on est ; les balises sont recouvertes par la neige. J'aperçois un cairn – le seul visible dans le coin -, nous suivons toujours les traces dans la neige. La nebbia se fait moins dense, mais ce n'est pas pour autant que la visibilité est meilleure, non, loin de là ! Le nez en l'air à la recherche d'une trace rouge/blanche : Là ! Purge … nous retrouvons le sentier, où quelques plaques de neige font encore de la résistance. Un pas puis deux, et je tombe nez à nez avec un « jeune homme » tout de blanc vêtu ; après quelques échanges - , il me confirme que nous sommes plus très loin de la caserne, et me donne par la même occasion la marche à suivre pour trouver le Buco dei Viso : "au-dessus de la caserne, il y a une bonne trace, qui monte droit dans la pente, après deux lacets !" Le tout dans un bel italien. Bien sage. Je visualise la caserne, dans mes souvenirs, elle se situe – presque – sous le col, col impraticable car enneigé et plutôt exposé aux chutes et autres glissades que ce soit versant italien ou français d'ailleurs - ; ça tombe bien on n'y passe pas.
Et cette nebbia toujours aussi
Le Cirque est magnifique, la neige est encore bien présente. Sur les hauteurs le Col de la Traversette est plâtré à souhait, tout comme le Passo di Vallanta qui se trouve loin, très loin. Dépose des sacs, jeté de chaussures, et de chaussettes histoire de faire sécher le tout. C'est le moment de la pause, quelques bruits suspects se font entendre, ce sont nos estomacs, ils ont faim tout simplement. Deux heures plus tard – si si, et la sieste, alors ? - nous nous remettons en route. En mode descente toute ! Le Viso se dévoile dans le lointain ; toujours aussi beau. Comme c'est la « star » du secteur, il fera une fois de plus les frais de nos infatigable APN. Le refuge, où nous retrouvons le groupe et son guide du matin. Les rituels habituels « des arrivées », quelques photos, et un repas - enfin si l'on veut - plus tard, nous fondons sous nos couettes, repues non pas par ce que nous avons trop mangé – faut pas rêver ! - mais repue de notre belle journée de marche.
Demain, c'est la fin du tour. Au menu, de cette dernière étape : une montée un poil raide, suivie d'une traversée, puis d'une courte montée, pour finir par une longue, très longue descente... Le tout sous un beau ciel bleu à ce qu'il paraît !
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Sur la variante C du GR58, la Via Alpina et la GTA ...
J 4 : Refuge CAF du Viso 2460 m aux Granges del Rio. Les sources du Guil : Lac Lestio 2510 m, Col de Vallanta 2811 m - Passo della Losetta 2872 m - Vallone di Soustra + 500 m/ - 900 m/ 5 h à 6 h – hors pauses.Dernière journée au pays du Viso. Une dernière belle étape le tout sous un franc soleil. Après un coucher un peu tardif (et surtout involontaire) – il y avait la « teuf » au refuge, le lever est de fait un peu « rude »
Repues ou presque, nous voilà fin prêtes pour cette dernière journée. Un échange de chaussures, deux lacets, trois sacs à dos, et 3 litres d'eau plus tard, nous voilà sur le chemin de retour. Le guide et son groupe nous ont devancées ; ils finissent eux aussi leur Giro. Direction le Passo di Vallanta et ses 2811 m ; nous sommes à la fois sur la GTA [Grande Traversata delle Alpi], sur le GDV et sur la fameuse Via Alpina ! Aucunes difficultés pour l'heure, il suffit de se laisser porter par ce très beau chemin panoramique moult fois foulé par des marcheurs. Le Passo di Vallanta est plâtré à souhait, aujourd'hui encore nous allons "bartasser" dans la neige fraîche ; ça sent la chaussette mouillée c'tte affaire-là
Le Giro 2019, est fini … et quel beau tour ! Magnifique ... une fois de plus !
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Édition IGC : n°106 Monviso, Sampeyre, Bobbio Pellice
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Éditions Fraternali : carte n°10 : Valle Po, Monviso 1/25 000. Édition 2005. Attention ces cartes ne développent que la partie italienne contrairement aux éditions de l'IGC. Certaines de ces cartes existent avec un traitement contre la pluie et les déchirures.
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Carte IGN : Montviso St Véran 3637 OT
Résumé ...







































































